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Ligue des champions : le récital d’Angel Di Maria

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Avec deux passes décisives et un but, Angel Di Maria a porté le Paris-Saint-Germain vers la première finale de Ligue des champions de son histoire.

A son arrivée à Paris, un soir d’août 2015, Angel Di Maria se donnait pour mission « d’aider le PSG à passer le cap des quarts de finale en Ligue des champions. » Suspendu – bêtement – en fin du huitième de finale retour face à Dortmund pour avoir surréagi depuis les tribunes à une faute sur Neymar, l’Argentin n’aura pas lui-même mené cette quête à bien. Mais après avoir vu ses partenaires franchir sans lui l’écueil de l’Atalanta Bergame (2-1), l’attaquant du Paris-Saint-Germain (PSG) s’est rattrapé, mardi 18 août, en aidant son équipe à se qualifier pour la première finale de Ligue des champions de son histoire. Avec un but et deux passes décisives, et l’impression de détenir les clés du jeu parisien, Di Maria a porté le PSG dans sa victoire face au RB Leipzig (3-0), au stade de Luz, à Lisbonne.

Le compte-rendu du match : Ligue des champions : le PSG se qualifie en finale, en toute facilité

Pas assez flamboyant en dehors du terrain, Angel Di Maria ne sera sans doute jamais une star que s’arrachent les magazines. A Paris, si Neymar et Mbappé éclipsent leurs partenaires, « Fideo » (« vermicelle », rapport à son gabarit filiforme) fait partie du noyau de joueurs indispensables sur lequel l’entraîneur allemand, Thomas Tuchel, s’appuie en priorité. « C’est comme ça dans le foot : tu as les meilleurs, ceux qui ne sont pas loin, et ceux qui accompagnent, derrière », philosophait le gaucher argentin au début de l’été. Lui n’est pas loin, et sa partition toute en maîtrise, mardi, l’a rappelé.

« Je préfère faire une passe décisive que marquer un but. C’est ça qui me comble » Angel Di Maria

Rageur, c’est lui qui a pressé le gardien lipsien, Peter Gulacsi, provoquant une relance interceptée, deux passes et une talonnade inspirée de Neymar. C’est encore Di Maria qui a conclu l’action en trompant le portier polonais pour le deuxième but parisien. Avant ça, il avait caressé un coup franc sur la tête rageuse de Marquinhos pour l’ouverture de la marque. « Je préfère faire une passe décisive que marquer un but. C’est ça qui me comble », assurait-il début juin dans un entretien à L’Equipe. Jusqu’à faire marquer de la tête le « petit » (1,77 m) Juan Bernat, à la conclusion d’un centre brossé pour parfaire la marque. Les 26e et 27passes décisives de l’Argentin en Ligue des champions – seuls Cristiano Ronaldo (38) et Lionel Messi (33) le devancent encore. Si Neymar et Mbappé ont manqué de précision dans le dernier geste – comme face à l’Atalanta pour le Brésilien –, la troisième pointe du trident parisien a brillé. « Di Maria a fait un superbe match », a salué le champion du monde français.

En dépit d’un excellent début de saison – en l’absence de certaines stars du PSG pour blessure –, la place d’Angel Di Maria dans l’équipe a été remise en cause en janvier, en raison d’un déséquilibre sur le terrain entre la défense et l’attaque. Discret, l’Argentin semblait la victime désignée d’une réorganisation tactique épargnant le trio Neymar-Mbappé-Icardi. « Il est très décisif. Il fait des passes décisives, beaucoup d’avant-dernières passes, et il crée beaucoup de situations dangereuses, l’avait défendu Thomas Tuchel. Angel, c’est un gars superfiable et supercompétitif. » Une marque de confiance que le natif de Rosario a rendue au technicien allemand, mardi, lequel n’a pas hésité à laisser sur le banc son buteur argentin Mauro Icardi – fantomatique face à Bergame.

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« Je me sens ici comme à la maison »

L’« Angel » du PSG s’est déployé, sur l’aile ou au cœur du jeu, lui qui avait passé le confinement comme un puma en cage. « Pour nous qui sommes tout le temps habitués à nous entraîner, voyager, faire des matchs, c’est compliqué de rester sur le canapé à ne rien faire pendant aussi longtemps », a confié à L’Equipe ce joueur à la parole rare, qui a passé ces mois reclus à Paris, à la différence de nombre de ses coéquipiers sud-américains, retournés au pays.

A 32 ans, celui qui se targue d’avoir évolué aux côtés des « plus grands joueurs de [son] époque » – Messi en sélection, Ronaldo au Real, Neymar au PSG – s’est, une nouvelle fois, montré décisif dans un match de premier plan. Pour ne jamais revivre les désillusions de finales perdues avec l’Albiceleste (Coupe du monde 2014 et Copa America 2015 et 2016), le meilleur passeur du championnat de France veut « progresser » encore.

Comme la demi-finale, la finale de la Ligue des champions se déroulera, dimanche, à Lisbonne, dans l’écrin – vide – du stade de Luz. Une enceinte que « Fideo » connaît bien. C’est là que l’international a fait ses premiers pas de footballeur en Europe, sous le maillot du Benfica Lisbonne, à l’âge de 19 ans. C’est aussi ici qu’il a décroché, avec le Real Madrid en 2014, le Graal européen. « Je me sens ici comme à la maison », soufflait-il alors, drapeau rosarino sur les épaules. Mardi, Angel Di Maria a retrouvé son jardin. Et lui qui reconnaissait, en juin, avoir « vécu une saison sans le moindre nuage, sans blessure » – « j’enchaînais les bons matchs » –, aspire à prolonger la série, pour l’ultime match de la saison du PSG. Le plus important, aussi. « On n’est plus qu’à un pas d’aller encore plus loin dans l’histoire du club. »

La chronique : Ligue des champions : « Le PSG n’a peut-être que ses adversaires à affronter, et non plus ses propres fantômes »

via LeMonde

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Ligue 1 : Youssouf Sabaly (Bordeaux) aligné face à Nice !

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Pour le compte de la 20ème journée de Ligue 1, les Girondins de Bordeaux se déplacent à l’Allianz Rivera pour défier l’OGC Nice (14 heures). Youssouf Sabaly est titularisé par Jean Louis Gasset.

Sortis victorieux de son match face au FC Lorient la semaine dernière, Bordeaux veut enchainer ce dimanche face à Nice pour se rapprocher des meilleures places du classement. Avant le début de la rencontre, les Girondins sont à la 11ème position avec 26 points.

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Présidence CAF : Matar Bâ fait le point sur la visite du Sénégal en Côte d’Ivoire

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Il y a quelques jours, une forte délégation sénégalaise, à sa tête Matar Ba, s’est rendue en Côte d’Ivoire en prélude des prochaines élections à la Confédération Africaine de Football (CAF) dans le but de trouver une issue favorable pour une candidature unique de l’Afrique de l’Ouest. Après ce séjour ivoirien, le Ministre des Sports du Sénégal, dans une interview accordée aux médias locaux a fait le point sur la situation.

S’achemine-t-on vers une probable candidature unique pour l’Afrique de l’Ouest à la prochaine élection pour la présidence de la Confédération africaine de football (CAF) ? À cette question, on peut répondre à l’affirmatif si on s’en tient aux dernières déclarations des candidats ouest africains, mais aussi à celles de Matar Ba. Le Ministre des Sports du Sénégal estime que le meilleur candidat de l’Afrique de l’Ouest (Augustin Senghor du Sénégal, Jacques Anouna de la Côte d’Ivoire et Ahmed Yahya de la Mauritanie) doit avoir le soutien des autres pour l’élection à la CAF.

Quel sens faut-il donner à votre visite en Côte d’Ivoire?

Les relations entre les deux pays sont fraternelles. Elles ont été entretenues de génération en génération.  Et aujourd’hui, les présidents Macky Sall et Alassane Ouattara ont poursuivi le fil du dialogue. Nous avons donc rencontré notre homologue de la Côte d’ivoire à notre demande. Nous sommes venus en Côte d’ivoire avec une forte délégation composée du ministère des Sports, celui de l’Urbanisation, du président de la Ligue Professionnelle et du secrétaire général du Comité Olympique.

En Côte d’Ivoire, on a coutume de demander une deuxième nouvelle. Alors M. le Ministre qu’est-ce qui explique votre séjour en terre ivoirienne?  

C’est la partie sénégalaise qui a sollicité cette rencontre dans le cadre de la prochaine élection à la présidence de la CAF.  Tout le monde sait que Jacques Anouma, ancien président de la Fédération Ivoirienne de Football, et le président augustin Senghor sont deux candidats à ce scrutin. Plus le candidat de la Mauritanie. Il y a donc une pluralité de candidatures issues de l’Afrique de l’Ouest. Mais, autant cette situation peut constituer une faiblesse. Autant, nous pouvons également la transformer en force.

Comment?

Il faut une analyse intelligente et une évaluation progressive du processus électoral. Voilà pourquoi nous sommes venus vers nos frères ivoiriens. Nous cherchons une position de principe qui ferait que le meilleur candidat aura le soutien des autres de la sous-région.

Que retenir de vos échanges avec les dirigeants ivoiriens?

Nous avons eu une discussion fructueuse avec le ministre des Sports et la forte délégation qui l’entourait dont le doyen Laurent Dona Fologo. Nous remercions le ministre des Sports et l’ensemble du gouvernement. Nous avons été écoutés et on s’est compris.

Qu’entendez-vous par là?

Nous avons la même vision et la même lecture lucide des choses.  Les candidats du Sénégal et de la Côte d’Ivoire se parlent. Ils devraient donc se retrouver au bout du processus pour avoir un seul candidat le jour des élections. Car, il est nécessaire que la sous-région puisse saisir cette opportunité pour diriger la CAF. L’Afrique de l’Ouest n’a jamais été à la tête de l’instance africaine de football. Ce n’est pas dans la dispersion que nous allons y arriver. A un moment donné, il faudra être uni pour aller à la conquête de la CAF et gagner cette élection. Elle est cruciale pour le développement du football africain.

Etes-vous donc d’avis pour une candidature unique?

C’est cela l’objectif. On souhaite que le meilleur candidat avec le meilleur profil et le mieux placé soit accompagné par les autres. Les chances de l’Afrique de l’Ouest devraient être intactes pour permettre à notre zone d’être à la tête de l’instance africaine.

On sent depuis le début une parfaite entente entre la Côte d’Ivoire et le Sénégal. Qu’en est-il du candidat mauritanien?

Nous parlons aussi avec le candidat de la Mauritanie. N’oubliez pas que la Mauritanie et le Sénégal partagent la même frontière. Ces relations fraternelles devraient être un atout pour l’Afrique de l’Ouest. Nous irons partout pour discuter avec les différents présidents de Fédération mais également avec les Etats pour que cette pluralité de candidatures ne soient pas une cassure ou ne finissent pas en une guerre fratricide. Il faut de l’intelligence parce que ce qui est visé c’est le développement du football africain. C’est avec la discussion et une approche inclusive qu’on pourra mobiliser toutes les forces pour le candidat qui sera le mieux placé.

Monsieur le Ministre, quelle lecture faites-vous de la décision de la Commission de Gouvernance d’entériner les candidatures de Jacques Anouma et d’Augustin Senghor  et de différer celle d’Ahmed Yahya ?

Nous suivons le processus comme tout autre Africain. Nous espérons qu’il aboutira et que les textes régissant les élections à la CAF seront respectés. Nous faisons confiance aux dirigeants africains. Ils assumeront leur responsabilité et jouerons pleinement leur rôle pour que l’Afrique continue à bénéficier de son indépendance et de sa liberté quant à la gestion de son football.

Faites-vous allusion aux décisions du Comité d’Urgence et du Comité Exécutif de la CAF pour qui le dernier mot concernant les validations des candidatures doit revenir à la FIFA?

Ce sont les textes qui nous guident et nous permettent de vivre en harmonie. Nous pensons que les textes seront respectés.

Le Sénégal reverra-t-il sa stratégie s’il arrivait que Jacques Anouma et Me Augustin Senghor soient les seuls candidats pour le scrutin du 12 mars?  

L’intelligence voudrait qu’on continue la discussion même si le Sénégal et la Côte d’ivoire sont les seuls candidats. On trouvera la solution pour faire en sorte que l’Afrique de l’Ouest reste unie et forte. Il n’y a pas de raison qu’on ne se parle pas. Nous avons une diplomatie active qui nous permet de discuter sur tous les points possibles.

Avec Super Sport



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Mat Ryan nouveau gardien d’Arsenal !

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Non content des performances de l’ancien Dijonnais Runar Alex Runarsson, Arsenal s’était mis en quête d’une doublure à Bernd Leno cet hiver. Les Gunners ont trouvé gants à leurs mains en la personne de Mat Ryan ! Le portier international australien (28 ans) est prêté par Brighton jusqu’à la fin de la saison.

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Passé par le Club Bruges, Valencia et le Racing Genk, Mathew Ryan avait rejoint Brighton en 2017. Les Seagulls avaient déboursé 6 millions d’euros. Avec lui, ils avaient grimpé en Premier League. Numéro un au poste pendant trois saisons et demie, Ryan a été doublé dans la hiérarchie par Rob Sanchez à la mi-décembre. 28 clean sheets en 121 matches de Premier League et une nouvelle aventure à Londres !





via Foot Mercato

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