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Gaston Mbengue: “Si Gris-Bordeaux ne me rembourse pas…”

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Dans cette interview-vérité, Gaston Mbengue surnommé le «Don King» de l’arène, parle en toute liberté. Son retour dans la lutte, ses cachets, son différend avec Gris Bordeaux, le CNG, ses rapports avec Macky Sall, Gaston Mbengue fait des révélations et raconte des anecdotes de fou. Sans faux fuyant !

Vous préparez déjà la saison prochaine en voulant organiser des combats après la Covid-19 ? Comment ficelez-vous vos combats ?

J’avais quitté le monde de l’arène à cause des petites histoires et depuis que j’ai annoncé mon retour, ces problèmes commencent à refaire surface. Du coup, pour l’heure, je ne préfère pas donner le nombre de combats parce qu’à peine arrivé, je suis déjà découragé, si les choses doivent continuer de la sorte, autant tout laisser tomber. J’avais l’intention d’organiser deux combats mais l’envie n’y est plus parce que c’est difficile et les gens ne comprennent rien du tout. Chacun parle et se comporte comme il veut. Je ne laisserai personne me marcher sur les pieds, ils ne savent pas comment j’ai fait pour réunir tout cet argent et ils se permettent de faire des choses. Ce n’est pas plaisant, nous avons tous une famille et nous ne devons pas manquer de respect aux lutteurs et vice versa. Ce n’est pas la fin du monde, ce que les lutteurs doivent savoir c’est que leurs employeurs (les promoteurs), c’est nous ! Leurs bailleurs, c’est nous ! Ils ne savent pas comment nous nous débrouillons pour trouver tout cet argent. Nous avons eu tellement de difficultés dans l’arène, nous avons fait face à toutes sortes de circonstances, que ça soit moi, ou les autres promoteurs. Pour un rien, ils nous collent des étiquettes ou nous taxent de tous les noms et j’avoue que ça ne fait pas plaisir. Tout le monde sait que la lutte n’était pas ce qu’elle est devenue entre les années 2006-2012-2013. Quand j’ai fait mon retour, c’était peut-être pour changer les choses mais les gens ne l’ont pas vu de cet œil. Il y en a qui ne sont là que pour casser du sucre, gâcher les choses.

Dans l’organisation de combats, vous êtes concurrencé par GFM. Qu’est-ce-que cela vous fait ?

Je ne vois pas cela comme de la concurrence ! Ce Groupe a le droit d’organiser des combats de lutte comme tous les autres d’ailleurs. GFM a sa façon de faire et j’ai la mienne. Quiconque torpille mon combat fait du tort à sa propre personne parce que mes combats sont tout d’abord destinés aux télévisions. Que chacun se limite à son domaine et s’il arrive que quelqu’un quitte son domaine pour aller dans le domaine d’autrui, qu’il le fasse de façon « gentle », avec élégance. La particularité de mes combats, c’est l’organisation et la méthode.

Apres le combat Balla Gaye 2 et Modou Lô, vous aviez déclaré avoir définitivement abandonné la lutte. Pourquoi avez-vous changé d’avis ?

Je suis libre de mes actes, personne ne me pousse à faire quoi que ce soit. C’est bien moi qui avait pris la décision d’arrêter la lutte et c’est encore moi qui ait décidé de reprendre. Je suis libre ! Après le combat Modou Lô/Balla Gaye, j’avais effectivement dit que j’arrêtais la lutte. Je ne parle pas les yeux fermés, je ne suis pas un leader politique mais je soutiens quand même les politiques et celui que je soutiens, c’est Macky Sall. A un moment donné, j’ai vu qu’on le critiquait beaucoup et qu’on ne parlait jamais de ses valeurs. Il n’y avait presque plus de programmes à la télé comme ce fut au temps avec la lutte. A la télé, il n’y avait que des plateaux pour « mettre le feu dans le pays », et toujours critiquer, entre autres. Et en voyant cela, ça m’a fait changer d’avis.

« Gris Bordeaux risque la contrainte par corps »

C’est quoi le problème avec Gris Bordeaux ?

Le problème avec Gris Bordeaux, c’est que je lui avais donné un acompte de 10 millions pour qu’il fasse le combat. Il est allé dire publiquement qu’il allait me rembourser ces 10 millions. Alors, qu’il le fasse car s’il ne le fait pas, il peut finir même par payer les dommages et intérêts. Je ne suis pas encore allé au tribunal, je suis dans mon coin et je le laisse parler. Je l’ai entendu dire qu’il me le rembourserait de la manière dont je le lui avais remis et c’était dans le cadre du travail. C’est lui qui de son propre gré est allé dire qu’il ne faisait plus le combat et qu’il allait me rembourser l’argent. Et je veux que les choses soient bien claires, car les gens ont tendance à dénaturer les choses, amplifier les histoires. C’est lui qui a pris la décision de rendre cet argent, alors qu’il le fasse. C’est soit il rend l’argent soit il lutte. Sinon il risque la contrainte par corps. Après tout, c’est juste une histoire de lutte, les gens parlent comme ils veulent. Il y a des gens qui ont dit pire que ça et qui ont toujours fini par revenir à la raison. Pour ma part, je n’ai jamais réclamé quoi que ce soit. Je n’exclus pas de le traîner en justice s’il ne me paie pas.

Parlez-nous de votre relation avec Luc Nicolaï ?

Je le considère comme mon petit frère. Nous avons une relation des plus normales, nous-nous parlons comme des gens normaux. Disons que le sénégalais a la fâcheuse habitude de toujours chercher cette petite bête là où elle n’est pas.

« Il faut un profil comme Alioune Sarr pour diriger le CNG »

Le mandat d’Alioune Sarr à la tête  du CNG expire le 31 octobre prochain. Etes-vous candidat ?

Non, jamais de la vie ! Alioune Sarr est plus compétent que moi, quand tu remplaces une personne, c’est parce que tu es sûr de faire mieux que lui. Et moi, en âme et conscience, je sais que je ne peux pas. Alioune Sarr a bien réussi ses 26 ans de service à la tête du CNG, on ne lui reprochera jamais d’avoir mal dirigé. La seule chose que vous entendrez, c’est qu’il a trop longtemps occupé ce poste. C’est grâce à lui que la lutte est devenue ce qu’elle est aujourd’hui au point de faire parler tout le monde. En tout cas, moi, c’est grâce à la bonne gestion d’Alioune Sarr que j’ai eu le culot d’investir autant d’argent dans la lutte (100 millions). Il faut être sans orgueil, modeste, pour diriger le CNG. Je ne dirai pas qu’il est indispensable mais la personne qui le remplacera aura du pain sur la planche.

Si vous n’êtes pas candidat, quel est le profil pour diriger le CNG ?

Un profil comme celui d’Alioune Sarr tout simplement ! Je ne citerai pas de nom. Il faut être Alioune Sarr et plus que lui pour pouvoir gérer le CNG. Il faut être un intellectuel, un vrai travailleur, avoir les moyens qui te pousseront à ne pas bouffer l’argent. Dans le CNG, il n’y a que des intellectuels et ces derniers n’ont pas besoin de bouffer quoi que ce soit. Ce n’est pas facile de gérer la lutte parce que les gens ne s’aiment pas entre aux. Par contre, on peut toujours prendre un militaire pour diriger pourquoi pas (dit-il sur un ton taquin) ! Il faut un homme de rigueur, un homme posé qui s’y connait à la vie et surtout une personne sur qui les gens auront honte de dire certaines choses.

Etes-vous favorable à la mise en place d’une fédération à la place du CNG ?

Non ! Quand on parle de fédération, cela veut dire fédérer des ligues entres autres. Si l’on devait créer une fédération avec qui le ferions-nous ? Nous serions obligés de choisir qui l’on veut et lui demander de venir adhérer à cette dernière. Ce qui veut dire que c’est la même chose que le CNG. S’il y avait une fédération, les gens s’entretueraient entre eux. C’est bien possible de créer une fédération peut-être qu’elle aboutira mais à vrai dire je n’y crois pas trop.

Vous refusez de payer des cachets de 100 millions Fcfa. Qu’est ce qui justifie cette décision ?

Investir 100 millions dans la lutte c’est trop ! Nous ne pouvons pas nous permettre de prendre 100 millions et ne l’investir que sur un seul lutteur. Bien au contraire ! Ce que nous devons faire, c’est faire en sorte que tout le monde puisse en bénéficier. Les « petits » lutteurs n’ont même pas un million. C’est mal reparti, je trouve. Il faut le faire avec méthode et avec un esprit de partage et de solidarité. J’ai subi beaucoup de déboires et bien d’autres choses. Il y a tellement de choses qui se passent que maintenant, je prends mes précautions, je suis devenu plus prudent. Nous ne sommes plus libres dans ce pays, tu as toujours peur qu’on t’accuse de telle ou telle chose. Je ne dirai pas que je donnerai tel cachet à tel lutteur, je ferai en fonction des circonstances. Je donnerai ce que j’aurai à donner.

La lutte vous a-t-il enrichi ?

Je dirai plutôt que la lutte m’a appauvri. J’ai subi pas mal de calvaires avec cette dernière, des choses que personne ne peut imaginer. La lutte m’a fait plus perdre de l’argent qu’autre chose. J’avais le magasin de prêt-à-porter le plus grand de Dakar mais j’ai fini par le vendre par amour pour la lutte. J’ai vendu des maisons, des boutiques et pas mal de choses juste pour investir dans la lutte, pour ne pas que les gens se moquent de moi.

Vous êtes le premier à annoncer que Moussa Diop a délibérément parlé de troisième mandat car il se savait sur la sellette. Gaston est-il au cœur de l’instance décisionnelle du pouvoir ?

Non, je ne suis au cœur d’aucune instance décisionnelle du pouvoir ! Il n’y a que Macky Sall qui décide. C’est lui le président élu du Sénégal, les autres ne font que parler pour rien, faire du trafic d’influence entre autres. Macky Sall est le seul responsable de tout ce qui se passe dans ce pays. C’est lui qui nomme et qui limoge, d’ailleurs il a été élu pour ça. Vu qu’il y a « l’histoire du troisième mandat » qui est en vogue, quand certaines personnes font leurs « bêtises » et qu’elles se rendent comptent qu’on doit les chasser, elles en profitent pour parler de troisième mandat. Elles se victimisent ! Il n’est pas le seul à avoir agi de la sorte. Mais ce qu’ils doivent savoir, c’est que cette stratégie, elle ne peut plus prospérer. Ceux qui travaillent comme il faut n’abordent jamais ce sujet. Il n’y a que ceux qui ont fait des choses interdites qui sont là à en parler. Il y a des gens qui sans Macky Sall n’auraient jamais eu l’opportunité de faire parler d’eux, donc que ces derniers se lèvent et aillent au front pour défendre la politique du président. Qu’ils n’attendent pas Macky pour le défendre, ils doivent le faire sans qu’on le leur demande. Se taire quand on doit parler c’est de la malhonnêteté !

Pourquoi vous défendez Macky Sall ?

Macky Sall n’a rien fait pour moi (il insiste) et je le défends gratuitement. Je n’attends rien en retour. Je suis un homme d’affaires, j’aurai pu demander comme tout le monde, mais je ne l’ai pas fait. Par contre, je ne refuserai pas si on me donne (un marché). Cela dépendra de la façon dont on me le donnera et comment je le demanderai. On voit du n’importe quoi, des gens avec beaucoup d’argent, des privilèges à n’en plus finir. Laissez-moi vous dire que quand je venais à Dakar entre  les années 75-76, j’avais deux (02) coqs et un sachet d’arachide. Je me suis battu pour en arriver là. Quand tu vois certaines choses tu as envie de te révolter car ta dignité ne te permet pas de faire certaines choses. Je ne déteste pas les critiques, d’ailleurs récemment un avocat m’a critiqué quand je me suis prononcé concernant la gestion de la Covid-19. Il a dit que je devais me limiter à mon domaine. Et le lendemain, je l’ai appelé pour lui dire que j’étais content de ce qu’il avait dit. Il y a beaucoup de fossoyeurs dans ce pays, ces derniers ont été élus par le président et ne se gênent pas pour le critiquer derrière. Il y a des gens comme Maître El Hadj Diouf qui disent ce qu’ils pensent et d’autres comme le genre de Moustapha Diakhaté qui ont bouffé jusqu’à être rassasiés et qui, maintenant, se permettent de critiquer. Une personne se doit d’être loyale !

Pourquoi vous soutenez Macky ?

Tout d’abord c’est parce que c’est un Sénégalais mais aussi c’est mon petit frère avant d’être mon président. En 2008, quand j’étais à ses côtés, tous ceux qui sont avec lui aujourd’hui ne l’étaient pas. Un animateur de la place me parlait de la fois ou l’on « m’a surpris » devant chez Macky alors qu’Abdoulaye Wade était encore au pouvoir. Cette image est devenue virale, les chaînes de télé la passaient en boucle, on voulait juste me mettre en mal avec Wade mais j’étais tranquille parce que je n’avais bouffé l’argent de personne. Macky est mon petit frère et c’est lui qui gère le pays ! Il était même présent au mariage de mon fils. Nous sommes au Sénégal et nous ne pouvons pas tout dire. Les gens de l’Apr doivent se retrousser les manches pour défendre le Président Macky Sall. Il faut défendre le Président Macky Sall ou se démettre. Ils doivent s’inspirer de Mahammad Boun Abdallah Dionne qui ne cessait de répondre aux détracteurs du chef de l’Etat. D’ailleurs, j’invite Dionne à faire face et  vendre les réalisations du chef de l’Etat. J’appelle également  les responsables de l’Alliance pour la République, comme ces jeunes, Matar Diop, Ablaye Sow DG Coud,  Moussa Sow de la Cojer, Doudou Kâ du Fongip, Khafor Touré, Abdou Mbow, Zahra Iyane Thiam à s’ériger en boucliers du président Macky Sall.

ANNA THIAW rewmi



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Les œufs sont-ils bons pour la santé ?

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Atout santé pour certains et menace en puissance pour d’autres, l’œuf fait débat. Peut-continuer à en manger sans risquer de problèmes cardiovasculaires ? Tour d’horizon des avis sur la question.

Des protéines parfaitement équilibrées, des antioxydants, des oméga 3 et un goût inimitable sous toutes leurs formes : les œufs sont nos amis. D’ailleurs, les Français en mangent plus de 200 par an et par habitant. Le problème ? Du fait de leur haute teneur en cholestérol, ils augmenteraient considérablement les risques cardiovasculaires.
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Alors, faut-il continuer à manger des omelettes ou pas ? On fait le point sur un débat complexe qui fait rage depuis de nombreuses années.
Ceux qui disent oui

Selon une étude menée en chine entre 2004 et 2008 et publiée par le British Medical Journal, vous pouvez continuer à manger des œufs les yeux fermés. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’une consommation quotidienne permettrait de réduire de 18% le risque de maladie cardiovasculaire. Mieux encore : ils feraient également diminuer le risque d’AVC de 26% et celui de souffrir d’une cardiopathie ischémique (soit une insuffisance cardiaque liée à des artères partiellement bouchées) de 28%.

Et ce n’est pas tout. Selon une autre étude, publiée par l’American Journal of Clinical Nutrition en 2018, le fait de manger une douzaine d’œufs par semaine n’augmenterait pas non plus ces risques chez les personnes souffrant de diabète de type 2 ou de pré-diabète. « Si les œufs sont riches en cholestérol alimentaire […] cette étude soutient les recherches existantes qui montre que leur consommation a peu d’effet sur les niveaux de cholestérol dans le sang », expliquait alors le Docteur Nick Fuller, pilote de l’étude.

Intégrés dans une alimentation saine (c’est à dire sans graisses saturées), les œufs et leurs micronutriments pourraient même, selon l’expert, « aider à réguler les apports en graisses et en glucides, favoriser les grossesses sereines et améliorer la santé des yeux, des vaisseaux sanguins ou du cœur. »

Tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes, donc ? Pas si sûr.
Ceux qui disent non

Le fameux cholestérol alimentaire du jaune d’œuf ne plait visiblement pas à tout le monde. Publiée dans le Journal of American Medical Association en mars 2019, l’une des études américaines les plus récentes qui soient affirme que le fait d’en consommer 300 mg par jour (un œuf en contient environ 186) augmenterait de 17% les risques de développer une maladie cardiaque.

Un constat qui fait débat aux Etats-Unis, puisque même les auteurs de la recherche reconnaissent les limites de leur méthode, basée sur les souvenirs alimentaires de ses 30 000 participants. D’autre part, le Professeur Andrew Mente, à la tête du programme d’épidémiologie du Population Health Research Institute, explique ceci à Runner’s World: « L’hypothèse principale est que les œufs augmentent votre mauvais cholestérol, et que plus vous en mangez, plus il est mauvais. Mais en annexe de l’étude, on trouve une note indiquant que l’augmentation de la consommation d’œufs est liée à une réduction du LDL, le mauvais cholestérol. Il semble qu’il y ait une contradiction avec les résultats. »

Bref, vous l’aurez compris, les plus grands spécialistes de la question n’étant pas nécessairement d’accord entre eux, le mieux est encore de continuer à manger des œufs, mais avec modération. Eviter les excès ne vous fera de toute façon jamais de mal !

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Grossesse et fatigue : à chaque étape, nos conseils

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Siestes dans la matinée, soirées écourtées, réveils difficiles, la grossesse est souvent synonyme de fatigue. Par quoi est provoquée cette fatigue inhabituelle et comment y remédier ? Les conseils d’Anh-Chi Ton, sage-femme.
Enceinte, pourquoi suis-je tout le temps fatiguée ?

La fatigue est souvent l’un des premiers symptômes de la grossesse. « Il s’agit d’un phénomène normal qui résulte de tous les bouleversements et modifications physiologiques du corps pour s’adapter à l’état de grossesse », rassure la sage-femme. Les hormones jouent évidemment un rôle central et sont en grande partie responsable de cette fatigue parfois pesante. « La progestérone est une hormone indispensable au bon déroulement de la grossesse. Elle a non seulement une action de détente des muscles mais aussi un effet sédatif bien connu », explique Anh-Chi Ton. Mais les oestrogènes ne sont pas en reste. « Les oestrogènes font augmenter le débit et la fréquence cardiaque et induisent plus de travail pour le coeur, ce qui explique que la femme enceinte puisse rapidement se sentir essoufflée », ajoute la spécialiste.
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La fatigue au premier trimestre de grossesse : la difficile adaptation du corps

De nombreuses femmes enceintes en ont fait l’expérience. A peine le test de grossesse est-il positif qu’elles s’effondrent en rentrant du travail, s’endorment à 21h et se réveillent le lendemain matin encore plus fatiguées que la veille. « Au premier trimestre, plusieurs facteurs peuvent expliquer la fatigue : la baisse de la tension artérielle, qui peut aussi causer des vertiges, les hypoglycémies, surtout si la future maman n’a pas d’appétit en raison des nausées, mais aussi l’angoisse et le stress du début de grossesse qui peuvent perturber le sommeil », détaille la sage-femme.

Dès le premier trimestre, il est primordial d’écouter son corps et ses besoins. « Il faut se reposer au maximum, veiller à avoir une alimentation équilibrée, faire des siestes le week-end et réduire un peu le rythme de son quotidien si on a tendance à être hyperactive », recommande Anh-Chi Ton. Une supplémentation en vitamines et une prise en charge par l’acupuncture sont également possibles. Dans les cas extrêmes, ou si la future maman exerce une activité professionnelle fatigante, la prescription d’un arrêt de travail est envisageable.
La fatigue au deuxième trimestre de grossesse : tout va mieux !

Le deuxième trimestre de la grossesse est généralement celui de l’épanouissement. Les petits maux des premières semaines disparaissent, le ventre s’arrondit. « Le corps s’est adapté aux fluctuations hormonales, il y a moins de chutes de tension et la future maman se sent physiquement beaucoup mieux », explique la sage-femme.

Certaines femmes enceintes seront néanmoins toujours aussi fatiguées, mais pour d’autres raisons. C’est en effet souvent à ce stade qu’une anémie peut être découverte et nécessiter une supplémentation en fer. « Au second trimestre, la femme enceinte va commencer à avoir des douleurs lombaires, des tiraillements des ligaments et des envies fréquentes d’uriner. Autant de facteurs qui peuvent limiter ses mouvements mais aussi altérer son sommeil », remarque aussi Anh-Chi Ton.

Plus encore qu’en début de grossesse, la future maman doit se reposer au maximum et ralentir le rythme. La pratique de la médication, du yoga ou de la sophrologie peut l’aider à apaiser ses angoisses éventuelles et à réduire le stress.
La fatigue au troisième trimestre de grossesse : prendre des forces avant la rencontre

Le troisième trimestre de la grossesse signe bien souvent le retour de la fatigue. Le foetus puise dans les réserves de sa maman pour son développement et sa croissance. Le développement exponentiel du ventre commence également à peser. « La femme enceinte se sent plus lourde, pas seulement en raison de la prise de poids mais aussi parce qu’elle peut avoir des oedemes au niveau des jambes, ressentir une pesanteur dans le bassin », explique la sage-femme. Autre problème majeur pour la femme enceinte au troisième trimestre : le sommeil. « Il devient difficile de trouver une position de sommeil confortable, le stress de l’accouchement devient plus présent, les envies d’uriner sont aussi plus nombreuses et les insomnies fréquentes », détaille Anh-Chi Ton. Dormir sur le côté droit ou le dos comprime la veine cave et peut entraîner des baisses de tension, mieux vaut donc se coucher sur le côté gauche afin de de libérer la veine cave et de favoriser la circulation placentaire.

Plus encore qu’aux premier et deuxième trimestre, le troisième trimestre doit être autant que possible consacré au repos. Une fois en congé maternité, la femme enceinte ne doit pas hésiter à dormir en journée si elle en ressent le besoin, à faire du yoga ou des séances de piscine si cela la détend.
Fatigue pendant la grossesse : quand doit-on s’inquiéter ?

Comme nous l’avons vu, se sentir fatiguée pendant la grossesse est absolument normal. Attention toutefois à ce que cette fatigue ne soit pas le signe d’une carence, d’une hypoglycémie ou d’un problème de santé sous-jacent. « Si les actes du quotidien demandent vraiment un effort surhumain, que la femme enceinte est très essoufflée en montant seulement quelques marches, il faut consulter », recommande la sage-femme. Il arrive également qu’une fatigue ou une lassitude extrême soit le signe d’une difficulté psychologique, là encore il est primordiale d’en parler à son entourage mais aussi à un spécialiste. Il suffit parfois d’une ou deux séances auprès d’un psychologue pour dénouer la situation.

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Merci à Anh-Chi Thon, sage-femme à Paris

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Le coronavirus pourrait-il engendrer une vague de malades de Parkinson ?

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On savait déjà que le coronavirus pouvait avoir des conséquences neurologiques chez certains patients. Des scientifiques s’interrogent désormais sur une éventuelle « vague » de maladies du cerveau suite à l’épidémie de Covid-19.

Le Covid-19 peut avoir des effets sur le cerveau : AVC, confusions, perte de repères spatio-temporels, atteinte de la mémoire, perte de goût et d’odorat… Jusqu’à présent, ces effets semblaient passagers. Mais des scientifiques australiens redoutent aujourd’hui qu’ils n’engendrent une série de pathologies neurologiques à plus long terme, et plus particulièrement « une vague silencieuse » de cas de Parkinson, comme le révèle le site du Florey Institute of Neuroscience and Mental Health.
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Cette crainte repose sur le souvenir d’une précédente épidémie, celle de la grippe espagnole en 1918/1919. A sa suite, de nombreux cas d’encéphalite léthargique étaient apparus. Et cette infection virale avait laissé pour séquelle, chez un très grand pourcentage de patients touchés, des troubles graves, ressemblant beaucoup à ceux de la maladie de Parkinson (parkinsonisme post-encéphalitique).

Depuis l’épidémie de grippe espagnole, il n’est plus apparu de virus s’attaquant ainsi au cerveau. D’ailleurs, la plupart des patients parkinsoniens souffrent d’une affection dégénérative, dont l’origine n’est pas un virus mais un processus de dégénérescence.
Quel rapport entre Parkinson et Covid-19 ?

La maladie de Parkinson consiste en une atteinte, et une disparition progressive de neurones qui libèrent la dopamine. Le parkinsonisme secondaire (ou atypique) est du à un mécanisme de blocage ou une perturbation de l’action de la dopamine au niveau des noyaux gris centraux.

Lorsque l’organisme se défend contre le SARS-CoV-2, cela entraîne une inflammation au niveau du cerveau. Celle-ci pourrait, à long terme, être responsable de ce blocage de dopamine, ou de manière plus générale de maladies neurodégénératives, comme ce fut le cas en 1920. Un premier cas de ce type pourrait avoir été détecté en Israël. Mais pour l’heure, rien n’a été formellement confirmé.

Dans un article du Journal of Parkinson’s Disease, publié le 22 septembre 2020, les chercheurs mettent en lumière les conséquences neurologiques potentielles à long terme du COVID-19. S’ils n’ont pas de preuve, ils demandent toutefois que des mesures urgentes soient prises pour disposer d’outils de diagnostic plus précis permettant d’identifier précocement la neurodégénérescence.

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