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Dur retour à la réalité pour Lyon, éliminé en demi-finales par le Bayern

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Après le deuxième but munichois, mercredi 19 août, à Lisbonne.

Pour eux, ç’en est fini de l’été portugais. Fini des matchs contre les meilleures équipes d’Europe. Fini de l’hymne de la Ligue des champions, dont l’air résonne toujours en préambule de chaque match, quand bien même le Covid-19 empêche maintenant les spectateurs d’y assister. Comme il y a dix ans, les Lyonnais s’arrêtent en demi-finales contre le Bayern Munich. Cette fois sur un match simple et non aller-retour, en raison de cette phase finale délocalisée : défaite (3-0), mercredi 19 août, au stade José-Alvalade de Lisbonne. Exactement le même score que pour la demie de la veille, conclue, à l’inverse, par la victoire d’un autre club français, le Paris-Saint-Germain (PSG), sur un autre club allemand, Leipzig.

Revivez le live : le Bayern Munich met fin aux rêves de l’OL et rejoint le PSG en finale

Quel contraste, pourtant, d’un 3-0 à l’autre ! On voit mal quelle espèce de regrets pourrait concevoir Leipzig, dominé de bout en bout. Dans le cas des joueurs de l’Olympique lyonnais (OL), en revanche… « Ils nous ont fait du mal dans la première phase du match, reconnaît Hansi Flick, l’entraîneur du Bayern, au micro de Sky Allemagne, et nous avons tenu le coup avec de la chance, il faut le dire comme ça. » Le PSG y trouvera sans doute matière à espérer : ce Bayern a des failles. On aurait juré le contraire après son quart de finale contre le FC Barcelone (8-2).

Deux alertes

A quoi cela tient, un match ? A ces occasions lyonnaises, pour commencer… Dès la 4minute, ce tir de Memphis Depay dans le petit filet. Puis ce poteau, surtout, de Karl Toko-Ekambi (17e). Deux alertes aussitôt transformées en regrets : dès l’action suivante, ouverture du score… bavaroise. But en pleine lucarne de Serge Gnabry, qui inscrira un doublé en première période. Avant la tête de Robert Lewandowski, à deux minutes de la fin, pour le troisième.

Manquer une occasion contre le Bayern, quintuple champion d’Europe, onze fois finaliste de l’épreuve, c’est déjà trop. Et très rageant, surtout quand cela se reproduit en seconde période. Comme pour cette frappe de Toko-Ekambi, détournée du pied droit de Neuer peu avant l’heure de jeu.

L’un des Français de Munich, l’attaquant Kingsley Coman, reconnaît à ses adversaires le mérite d’avoir accompli « un très bon match ». « 3-0, ce n’est pas forcément la physionomie du match, concède-t-il sur RMC Sport, mais voilà, on a été efficaces et c’est ce qui a fait la différence aujourd’hui. » Au vu du début du match, l’entraîneur rhodanien, Rudi Garcia, a plutôt « ressenti ça comme une injustice ».

Fini donc, pour l’OL, l’été des « exploits ». C’était le terme choisi par Garcia en poste depuis cette saison à peine. Mot tout à fait pertinent pour désigner l’élimination d’un favori, la Juventus de Cristiano Ronaldo, en huitièmes de finale. Un but à Turin avait suffi malgré la défaite (2-1), le 7 août, au sortir du confinement, à conserver l’avantage pris au mois de mars lors du match aller (1-0). Mot tout aussi adéquat, sinon plus, pour qualifier ensuite la victoire en quarts contre Manchester City (3-1), huit jours plus tard et, cette fois, à Lisbonne.

« Trois joueurs exceptionnels »

L’Europe entière aura fait plus ample connaissance avec « cette équipe de contre-attaque », une équipe capable de « beaucoup d’engagement et d’agressivité », décrivait Pep Guardiola au soir de son élimination. L’entraîneur de Manchester City a adressé en particulier ses compliments à « trois joueurs exceptionnels au milieu » : Houssem Aouar, 22 ans, Bruno Guimaraes, même âge ; et Maxence Caqueret, encore plus jeune de deux ans, trois petits matchs en Ligue des champions.

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Bien que sous contrat jusqu’en 2023, Aouar envisageait dès le printemps de quitter le club. Le quotidien L’Equipe s’attend maintenant à son départ cet été, peut-être pour l’Angleterre. C’est la limite du modèle économique de l’OL, où les cessions de contrats rapportent gros… mais menacent à chaque fois la pérennité du projet sportif. Prenez l’équipe de la saison 2014-2015, brillante deuxième du championnat de France : Samuel Umtiti joue désormais pour le FC Barcelone, Alexandre Lacazette pour Arsenal, Nabil Fekir pour le Betis Seville. Et, bien sûr, Corentin Tolisso, entré en jeu mercredi, pour le Bayern.

Pour les Lyonnais encore présents, reste à négocier l’atterrissage de retour de Lisbonne. La saison prochaine, le club ne disputera aucune Coupe d’Europe. Une première depuis vingt-trois ans, d’autant plus regrettable qu’aucun représentant français n’a disputé davantage de demi-finales européennes que l’OL sur les dix dernières années : celles contre le Bayern en 2010 et cette semaine, donc, mais aussi celle de 2017, en Ligue Europa, contre l’Ajax Amsterdam.

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Cela s’explique, le Covid-19 ayant entraîné l’arrêt prématuré du championnat de France 2019-2020, et figé Lyon à une 7e place non qualificative pour l’Europe, sans que le club puisse disputer ses dix matchs restants. En juin, Jean-Michel Aulas a bien essayé de contester la décision devant le Conseil d’Etat. Sans succès pour le patron de l’OL, qui s’est trouvé entre-temps un autre objet de revendication.

A plus long terme, le dirigeant milite pour l’obtention de quatre tickets d’entrée en Ligue des champions chaque saison pour les clubs français, au lieu de trois. « C’est le moment ou jamais, a-t-il estimé dans un entretien au quotidien Le Progrès, le 18 août, après la qualification inédite de deux formations de Ligue 1, cet été, dans le dernier carré. La France est championne du monde [2018], nous avons huit stades de niveau international, des investisseurs étrangers. J’espère que nous pourrons aboutir. »

« Ce n’est pas facile d’avoir battu la Juventus et Manchester City et de se replonger dans le championnat » Rudi Garcia, entraîneur de l’OL

Pour l’heure, l’OL s’apprête surtout à retrouver les réalités moins enthousiasmantes du quotidien : il commencera sa saison de L1 à domicile contre Dijon, le 28 août, six jours après le début officiel de la saison. « Ce n’est pas facile d’avoir battu la Juventus et Manchester City et de se replonger dans le championnat, convient Rudi Garcia. C’est là-dessus qu’il va falloir travailler sur le plan psychologique, pour panser les plaies de cette demie et remobiliser les joueurs. » Pour Karl Toko-Ekambi, « peu importe l’adversaire en face » : « On sait qu’on ne va pas toujours jouer contre le Bayern donc je pense qu’il faut prendre les adversaires dans le même sens et toujours garder cet état d’esprit (…) pour retrouver la Ligue des champions l’année prochaine. »

Le reportage avec les supporteurs : « Franchement, ils nous font plaisir » : malgré la défaite, le public lyonnais a communié avec son club

Le gardien Anthony Lopes pense surtout à « cette mentalité, cette même combativité, ce même sérieux, cette force qui nous a servis pendant toute cette campagne ». Lui aussi formé au club, il finit par ce message d’espoir : « Si on continue, on peut aller très loin au niveau du championnat. » Depuis les sept titres consécutifs de 2002 à 2008, plus rien à signaler de ce côté, là où le PSG, propriété du fonds souverain du Qatar depuis 2011, reste sur sept sacres nationaux sur les huit dernières saisons.

via LeMonde

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Mbaye Niang voudrait rejoindre WBA

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Un dénouement surprenant. Alors que Mbaye Niang était pisté par l’OM, la piste s’est peu à peu refroidie. Pas dans le groupe rennais pour affronter Monaco, l’attaquant sénégalais a été mis en concurrence avec Serhou Guirassy, qui réalise d’ailleurs de bons débuts.

Selon Le Sun, le joueur de 25 ans aurait été mécontent de l’arrivée de l’ancien avant-centre d’Amiens et aurait émis le souhait de rejoindre l’Angleterre. Le média anglais parle même de West Bromwich Albion, club qu’il voudrait absolument rejoindre ! Il aurait même demandé à partir sous la forme d’un prêt pour effectuer son retour en Premier League, après un bref passage à Watford.



via Foot Mercato

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Son combat avec Gris Bordeaux, Inondation… Balla Gaye 2 déballe tout…

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via WiwSport

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Le FC Barcelone se rétracte pour Luis Suarez !

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Décidément, ce feuilleton Luis Suarez est riche en rebondissements. Pour rappel, après la claque monumentale reçue par le FC Barcelone en Ligue des Champions face au Bayern Munich (8-2), le club catalan avait décidé de procéder à gros coup de balai. A 33 ans, Luis Suarez a ainsi été placé parmi les stars blaugranas à être gentiment poussées vers la sortie. Une décision actée par un bref coup de fil de Ronald Koeman à l’Uruguayen.

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Pour la façon de faire, on repassera, mais toujours est-il que El Pistolero s’est depuis mis en quête d’un nouveau point de chute. Il a refusé la MLS, et Turin semblait alors être la prochaine destination du Culé. Cependant, les lenteurs des formalités administratives (en vue de l’obtention d’un passeport italien) ont fait capoter tout espoir de voir Suarez portant la tunique de la Juve. Un constat confirmé hier par le directeur sportif de la Vieille Dame Fabio Paratici.

Pas de problème, l’Atlético de Madrid est alors sorti du bois. Les choses sont alors allées très vite. L’attaquant sud-américain s’est mis d’accord avec les Colchoneros sur les contours d’un bail de deux ans assorti d’un salaire annuel de 9 M€. De leur côté, les Madrilènes ont vu Alvaro Morata filer à Turin (prêté à la Juventus) et Suarez était donc son remplaçant tout trouvé. Restait alors à convaincre le Barça. Et là encore, tout semblait enfin aller dans le bon sens puisque la radio RAC1 annonçait hier que les dirigeants blaugranas avaient finalement accepté de laisser partir librement leur buteur (sous contrat jusqu’en 2021).

Le Barça ne veut pas le laisser partir gratuitement à l’Atlético

Mais ce matin, patatras. Selon Onda Cero, le Barça était prêt à libérer son joueur à une condition : qu’il ne signe pas au Real Madrid, à Manchester United, à Manchester City ou au PSG. Mais à aucun moment, l’option colchonera n’a été évoquée. Et visiblement, le Barça n’a pas accepté le choix de Suarez. Mundo Deportivo confirme en effet en assurant que le président Josep Maria Bartomeu freine des quatre fers et espère toucher quelques deniers si Suarez va bien à l’Atlético.

Un revirement de situation face auquel les Madrilènes ont prévu le coup. En effet, alors qu’il a été proposé a Real Madrid, Edinson Cavani pourrait à nouveau être envisagé. Ses agents seraient même attendus aujourd’hui dans la capitale espagnole pour y rencontrer les Colchoneros. Poussé vers la sortie sans ménagement, Luis Suarez va-t-il se retrouver… contraint de rester ?





via Foot Mercato

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