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Justice – Me Malick Sall en eaux troubles

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La grève du Sytjust et la récente sortie de l’Union des magistrats sénégalais (Ums), suite à l’affectation d’un des leurs, viennent s’ajouter à la polémique née du limogeage des magistrats Moustapha Ka et Samba Ndiaye Seck

Les difficultés s’enchainent dans le milieu judiciaire. La grève du Sytjust et la récente sortie de l’Union des magistrats sénégalais (Ums), suite à l’affectation d’un des leurs, viennent s’ajouter à la polémique née du limogeage des magistrats Moustapha Ka et Samba Ndiaye Seck. Des faits qui ont tous eu lieu sous le passage de Me Malick Sall à la tête du département de la Justice. Une mésentente qui place donc le Garde des Sceaux en désaccord avec des services relevant de son ministère.

«Je vais remettre de l’ordre dans la justice», avait déclaré Me Malick Sall, dans une de ses premières sorties après sa nomination en tant que Garde des Sceaux, ministre de la Justice. Le mardi 16 avril 2019, il reçut le témoin des mains de son prédécesseur, Ismaïla Madior Fall. Plus d’une année donc à la tête de ce ministère, Me Malick Sall semble être pris au piège de dame justice. Et pourtant, la mise en garde était de taille. Lors de la cérémonie de passation de service, son prédécesseur, Ismaïla Madior Fall l’avait prévenu : «La justice est un des secteurs les plus ordonnés du Sénégal. Il y a des problèmes, certes, mais il n’y a pas un désordre». Les problèmes s’accumulent et les griefs aussi.

Pour preuve, les magistrats ont fait une déclaration publique pour remettre en question une décision de la hiérarchie. Le 12 août dernier, l’Union des magistrats sénégalais (Ums), a sorti un communiqué pour s’attaquer à l’affection du magistrat Ngor Diop, jusqu’alors président du Tribunal d’instance, de Podor à Thiès où il est attendu comme conseiller à la Cour d’Appel de la cité du Rail. L’Ums a qualifié «d’inacceptable» une pratique qu’elle considérait comme étant révolue. «A la suite de l’usage abusif de la procédure de consultation à domicile à la laquelle on a assisté par le passé, les engagements de l’ancien Garde des Sceaux, Ismaïla Madior Fall, et la pratique du Conseil supérieur de la magistrature nous avaient fait penser que le respect de la lettre et de l’esprit de cette procédure était devenu un acquis. Nous sommes désolés de constater que, sur ce point, un recul est en train de se dessiner, au grand dam des magistrats», pouvait-on lire dans le communiqué envoyé aux rédactions.

Mieux, les magistrats ont aussi promis de s’attaquer à la décision en portant l’affaire devant les tribunaux. A côté des magistrats, les greffiers ont aussi manifesté de vive voix leur désaccord avec le Garde des Sceaux. Me Aya Boun Malick Diop et ses collègues du Syndicat des travailleurs de la justice (Sytjust) sont en grève depuis plusieurs semaines pour exiger de Me Malick Sall, le respect des engagements entérinés avec son prédécesseur, Ismaïla Madior Fall.

Les conséquences sont nombreuses. Hormis le blocage dans la délivrance des documents administratifs tels que les casiers judiciaires et autres, la grève est ressentie dans plusieurs secteurs (voir Sudquotidien du 17 août). Le passage du ministre Me Malick Sall à la tête du département de la Justice, c’est aussi le limogeage du magistrat Moustapha Ka, suite à sa déclaration à la tribune du Comité des droits de l’homme des Nation unies à Genève, selon laquelle, «l’Etat du Sénégal s’engage à réhabiliter Karim Wade, après son procès devant la Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei)».

Le même sort a été réservé au magistrat Samba Ndiaye Seck pour les mêmes motifs. Au temps, l’Ums avait aussi déploré la décision ministérielle et avait même fait état d’une brutalité. «Il est vrai que l’autorité politique est libre de se séparer, à tout moment, de tout collaborateur. Mais l’Ums ne peut pas manquer de déplorer la brutalité et la médiatisation de cette révocation qui ont jeté en pâture deux valeureux magistrats dont la bonne foi n’est pas discutée». Mieux, elle dénonçait un «non-respect du parallélisme des formes» et invitait les autorités «au respect strict de ce principe».

Dans un entretien accordé au quotidien l’Observateur, en octobre 2019, Me Malick Sall est largement revenu sur ses motivations. Diriger Dame justice est une mission qui parfois soumet le ministre à des exercices qui l’exposent souvent aux dénigrements ou rejets totalement, par le peuple ou les membres du système judiciaire. A l’aube de l’année 2012, l’actuelle présidente du Conseil économique social et environnemental, Aminata Touré, alors ministre de la Justice, avait essuyé beaucoup de critiques pour sa gestion de la traque des biens supposés mal acquis, lancée par le régime du président Macky Sall, en vue de recouvrer des avoirs supposés «frauduleusement» dilapidés par des proches du Président Abdoulaye Wade. Il s’en est suivi Me Sidiki Kaba.

La continuité de la traque, surtout l’affaire Karim Wade a poussé le ministre, à des sorties médiatiques sujettes aux polémiques. Il y a aussi le procès de l’ancien président tchadien Hissein Habré, dans la capitale sénégalaise qui avait mis Me Sidiki Kaba sous le feu des projecteurs. Pourtant les jalons de ce procès, qualifié de «l’Afrique juge l’Afrique», ont été posés par Aminata Touré qui a signé avec le représentant de l’Union africaine l’accord portant création des Chambres africaines extraordinaires, au sein des juridictions sénégalaises, chargées de connaître des crimes commis au Tchad sous le magistère du président Habré.

Ismaïla Madior Fall a quitté les amphithéâtres pour devenir le troisième ministre de la Justice de Macky Sall. Entre ce que d’aucuns qualifient de «renoncement» à «ses convictions» pour un poste politique et mise en branle de projets de «réformes contestées» de la Constitution, Ismaïla Madior Fall aura encaissé plusieurs diatribes.

Le souvenir de son passage à l’Assemblée nationale, en avril 2018, pour défendre la loi sur le parrainage est encore vivace. Bousculé par une opposition, avec à sa tête le député libéral Serigne Cheikh Mbacké, qui lui a collé le sobriquet de «tailleur de la Constitution», il avait fini par perdre son calme. Aujourd’hui, c’est Me Malick Sall qui se retrouve dans des eaux troubles.

via Sanslimites

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Grossesse et fatigue : à chaque étape, nos conseils

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Siestes dans la matinée, soirées écourtées, réveils difficiles, la grossesse est souvent synonyme de fatigue. Par quoi est provoquée cette fatigue inhabituelle et comment y remédier ? Les conseils d’Anh-Chi Ton, sage-femme.
Enceinte, pourquoi suis-je tout le temps fatiguée ?

La fatigue est souvent l’un des premiers symptômes de la grossesse. « Il s’agit d’un phénomène normal qui résulte de tous les bouleversements et modifications physiologiques du corps pour s’adapter à l’état de grossesse », rassure la sage-femme. Les hormones jouent évidemment un rôle central et sont en grande partie responsable de cette fatigue parfois pesante. « La progestérone est une hormone indispensable au bon déroulement de la grossesse. Elle a non seulement une action de détente des muscles mais aussi un effet sédatif bien connu », explique Anh-Chi Ton. Mais les oestrogènes ne sont pas en reste. « Les oestrogènes font augmenter le débit et la fréquence cardiaque et induisent plus de travail pour le coeur, ce qui explique que la femme enceinte puisse rapidement se sentir essoufflée », ajoute la spécialiste.
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La fatigue au premier trimestre de grossesse : la difficile adaptation du corps

De nombreuses femmes enceintes en ont fait l’expérience. A peine le test de grossesse est-il positif qu’elles s’effondrent en rentrant du travail, s’endorment à 21h et se réveillent le lendemain matin encore plus fatiguées que la veille. « Au premier trimestre, plusieurs facteurs peuvent expliquer la fatigue : la baisse de la tension artérielle, qui peut aussi causer des vertiges, les hypoglycémies, surtout si la future maman n’a pas d’appétit en raison des nausées, mais aussi l’angoisse et le stress du début de grossesse qui peuvent perturber le sommeil », détaille la sage-femme.

Dès le premier trimestre, il est primordial d’écouter son corps et ses besoins. « Il faut se reposer au maximum, veiller à avoir une alimentation équilibrée, faire des siestes le week-end et réduire un peu le rythme de son quotidien si on a tendance à être hyperactive », recommande Anh-Chi Ton. Une supplémentation en vitamines et une prise en charge par l’acupuncture sont également possibles. Dans les cas extrêmes, ou si la future maman exerce une activité professionnelle fatigante, la prescription d’un arrêt de travail est envisageable.
La fatigue au deuxième trimestre de grossesse : tout va mieux !

Le deuxième trimestre de la grossesse est généralement celui de l’épanouissement. Les petits maux des premières semaines disparaissent, le ventre s’arrondit. « Le corps s’est adapté aux fluctuations hormonales, il y a moins de chutes de tension et la future maman se sent physiquement beaucoup mieux », explique la sage-femme.

Certaines femmes enceintes seront néanmoins toujours aussi fatiguées, mais pour d’autres raisons. C’est en effet souvent à ce stade qu’une anémie peut être découverte et nécessiter une supplémentation en fer. « Au second trimestre, la femme enceinte va commencer à avoir des douleurs lombaires, des tiraillements des ligaments et des envies fréquentes d’uriner. Autant de facteurs qui peuvent limiter ses mouvements mais aussi altérer son sommeil », remarque aussi Anh-Chi Ton.

Plus encore qu’en début de grossesse, la future maman doit se reposer au maximum et ralentir le rythme. La pratique de la médication, du yoga ou de la sophrologie peut l’aider à apaiser ses angoisses éventuelles et à réduire le stress.
La fatigue au troisième trimestre de grossesse : prendre des forces avant la rencontre

Le troisième trimestre de la grossesse signe bien souvent le retour de la fatigue. Le foetus puise dans les réserves de sa maman pour son développement et sa croissance. Le développement exponentiel du ventre commence également à peser. « La femme enceinte se sent plus lourde, pas seulement en raison de la prise de poids mais aussi parce qu’elle peut avoir des oedemes au niveau des jambes, ressentir une pesanteur dans le bassin », explique la sage-femme. Autre problème majeur pour la femme enceinte au troisième trimestre : le sommeil. « Il devient difficile de trouver une position de sommeil confortable, le stress de l’accouchement devient plus présent, les envies d’uriner sont aussi plus nombreuses et les insomnies fréquentes », détaille Anh-Chi Ton. Dormir sur le côté droit ou le dos comprime la veine cave et peut entraîner des baisses de tension, mieux vaut donc se coucher sur le côté gauche afin de de libérer la veine cave et de favoriser la circulation placentaire.

Plus encore qu’aux premier et deuxième trimestre, le troisième trimestre doit être autant que possible consacré au repos. Une fois en congé maternité, la femme enceinte ne doit pas hésiter à dormir en journée si elle en ressent le besoin, à faire du yoga ou des séances de piscine si cela la détend.
Fatigue pendant la grossesse : quand doit-on s’inquiéter ?

Comme nous l’avons vu, se sentir fatiguée pendant la grossesse est absolument normal. Attention toutefois à ce que cette fatigue ne soit pas le signe d’une carence, d’une hypoglycémie ou d’un problème de santé sous-jacent. « Si les actes du quotidien demandent vraiment un effort surhumain, que la femme enceinte est très essoufflée en montant seulement quelques marches, il faut consulter », recommande la sage-femme. Il arrive également qu’une fatigue ou une lassitude extrême soit le signe d’une difficulté psychologique, là encore il est primordiale d’en parler à son entourage mais aussi à un spécialiste. Il suffit parfois d’une ou deux séances auprès d’un psychologue pour dénouer la situation.

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Merci à Anh-Chi Thon, sage-femme à Paris

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Le coronavirus pourrait-il engendrer une vague de malades de Parkinson ?

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On savait déjà que le coronavirus pouvait avoir des conséquences neurologiques chez certains patients. Des scientifiques s’interrogent désormais sur une éventuelle « vague » de maladies du cerveau suite à l’épidémie de Covid-19.

Le Covid-19 peut avoir des effets sur le cerveau : AVC, confusions, perte de repères spatio-temporels, atteinte de la mémoire, perte de goût et d’odorat… Jusqu’à présent, ces effets semblaient passagers. Mais des scientifiques australiens redoutent aujourd’hui qu’ils n’engendrent une série de pathologies neurologiques à plus long terme, et plus particulièrement « une vague silencieuse » de cas de Parkinson, comme le révèle le site du Florey Institute of Neuroscience and Mental Health.
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Cette crainte repose sur le souvenir d’une précédente épidémie, celle de la grippe espagnole en 1918/1919. A sa suite, de nombreux cas d’encéphalite léthargique étaient apparus. Et cette infection virale avait laissé pour séquelle, chez un très grand pourcentage de patients touchés, des troubles graves, ressemblant beaucoup à ceux de la maladie de Parkinson (parkinsonisme post-encéphalitique).

Depuis l’épidémie de grippe espagnole, il n’est plus apparu de virus s’attaquant ainsi au cerveau. D’ailleurs, la plupart des patients parkinsoniens souffrent d’une affection dégénérative, dont l’origine n’est pas un virus mais un processus de dégénérescence.
Quel rapport entre Parkinson et Covid-19 ?

La maladie de Parkinson consiste en une atteinte, et une disparition progressive de neurones qui libèrent la dopamine. Le parkinsonisme secondaire (ou atypique) est du à un mécanisme de blocage ou une perturbation de l’action de la dopamine au niveau des noyaux gris centraux.

Lorsque l’organisme se défend contre le SARS-CoV-2, cela entraîne une inflammation au niveau du cerveau. Celle-ci pourrait, à long terme, être responsable de ce blocage de dopamine, ou de manière plus générale de maladies neurodégénératives, comme ce fut le cas en 1920. Un premier cas de ce type pourrait avoir été détecté en Israël. Mais pour l’heure, rien n’a été formellement confirmé.

Dans un article du Journal of Parkinson’s Disease, publié le 22 septembre 2020, les chercheurs mettent en lumière les conséquences neurologiques potentielles à long terme du COVID-19. S’ils n’ont pas de preuve, ils demandent toutefois que des mesures urgentes soient prises pour disposer d’outils de diagnostic plus précis permettant d’identifier précocement la neurodégénérescence.

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Vidéo – Marseille 0-1 Metz : Ibrahima Niane ouvre le score

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Marseille 0-1 Metz : Ibrahima Niane ouvre le score pour les messins. 





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