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Gouvernement élargi : Rompre avec la démarche classique

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Il était susurré dans les salons et grand place un éventuel remaniement ministériel. Voila que le président de la république vient confirmer ce qui n’était que simple supputation ; et  l’hypothèse de l’entrée de l’opposition est servie . Je suis très acquis à un gouvernement élargi mais pas à l’opposition les contextes qui dictent une telle option  ne prévalent pas. Le pays est dans une quiétude qui permet un correct fonctionnement des institutions, aucune crise politique ne se fait sentir, les lendemains post électoraux électriques nous sont épargnés, donc aucune prétexte qui justifie la formation d’un gouvernement faisant place à l’opposition à un an de dernière présidentielle.

Je sais que l’opposition excepté le constant Sonko est preneur, se dérobant ainsi de son rôle originel qui consiste à s’opposer avec une  posture de veille et d’alerte. Chers opposants méditez  bien Soren  Kierkegaard qui rappelle que « c’est pas le chemin qui est difficile mais plutôt le difficile qui est le chemin »

Les raccourcis n’honorent pas un opposant, cela émoussent la volonté et la foi de ceux qui acquis à votre cause vous  côtoient  dans le combat. Le Président n’a pas fait dans le compromis hypocrite ni dans la compromission plate pour arriver au dernier terme de la gloire comme dit Gustave Flaubert. L’acte de s’opposer s’inscrit dans une matrice d’actions perlées de sacrifices, de périls et de don de soi avant qu’il ne soit couronné.

En faisant ce saut pour être acteur dans l’attelage du gouvernement vous trahissez un serment et cette foi jurée d’être une alternative demain, le problème n’est pas de changer de cavalier, mais c’est plutôt de le faire avec cette pléthore de cadres sérieux et compétents identifiables dans l’Alliance pour la République et qui n’ont qu’un seul viatique « servir le pays » . tout opposant qui accepte la main tendu est de mon point vue usurpateur, car des  compagnons de lutte des années de braises auprès du président Macky Sall se positionnent et attendent leur tour chez le coiffeur.

A quoi sert l’engagement politique si au moment de la rançon les purs et durs ennemis du président sont servis à la place de ceux qui se sont sacrifiés quand il le fallait ?

« Na gnou goré (soyons noble) » la politique est un acte de noblesse pour être ternie par certains choix et c’est en cela qu’Ousmane Sonko trouve sa réputation et l’estime qui lui a valu la troisième place aux dernières présidentielles.

Cependant, je ne récuse pas un élargissement du gouvernement, je le conçois dans un autre schéma.

Un gouvernement élargi à qui ?

La réponse à cette question est sujette à discussion et mêmeà a controverses de fortunes diverses ; il s’agit de faire place au prochain gouvernement des forces militaires et paramilitaires. Il est temps de se départir de cette vue à la fois classique et empirique qui confine ces dites forces exclusivement dans les cantonnements. En sus de leur fonction originelle des hommes de tenues peuvent être efficace dans différentes stations. A cet effet, l’expérience tentée par le  président Abdou Diouf en essayant dans le commandement territorial deux généraux (Abdoulaye Dieng et Amadou Belal Ly) a été très concluante et nul n’a jamais été mieux préfet  gouverneur et même ambassadeur qu’eux. Contexte obligeait me rétorque-t-on, tant pis leur mission était réussie.

Dans tous les secteurs de connaissance, l’armée, la police, la douane, les eaux et forêts, ont des cadres de haut niveau formés parfois dans les plus prestigieuses écoles du monde.

Il y’a des secteurs qui jusqu’ici ne semblent pas réussir aux civils technocrates comme politiciens : ce sont la santé, les infrastructures, l’aménagement du territoire, l’assainissement. Ces départements exposent leurs titulaires à des pressions de militants et lobbies déterminants dans leurs scores électoraux qui garantissent la reconduction au portefeuille ministériel. Je ne dénie pas à ces technocrates et partisans politiques leur compétence et leur savoir-faire mais parfois le succès politique tacitement exigé dans leur cahier de charge constitue un blocage.

L’homme de tenue affranchi de toute obligation de résultat politique, car ne cherchant ni base, ni rang politique, a les coudés franches pour résister à la pression, limite à son action. Les avantages comparatifs dont jouit l’hôpital Principal s’explique par sa hiérarchie militaire.

L’armée et la gendarmerie comptent en leur sein des médecins agrégés de médecine capables de conduire notre politique sanitaire où le désordre et le défaut d’assistance balafrent l’image de nos hôpitaux.

Feu Colonel Mamadou Diop (paix à son âme) fut un excellent ministre de santé et ne trouve d’émule jusqu’ici que Eva Marie Colle Seck et Abdoulaye Diouf Sarr.

Nos forces armées comptent en leur sein des ingénieurs en génie civil, en pont et chaussées à elles  peuvent constituer une réelle solution à l’état de nos infrastructures et routes qui se dégradent avant terme de la garantie. Un ingénieur en génie civil militaire peut diriger le ministère des infrastructures.

L’indiscipline dans l’occupation de l’espace publique, la gestion et l’occupation du sol, les questions d’urbanisme et d’hygiène publique peuvent être résolues par un ministre militaire. Toute gestion nécessite de la rigueur pour aboutir à des résultats, et les pressions que subissent nos ministres responsables politiques ne facilitent pas les choses et parfois le rendement technique et le rendement politique ne font pas toujours bon ménage.

L’assainissement et l’environnement sont deux départements à problème au regard des colossales dotations financières dont ils bénéficient alors que les inondations ne sont pas encore maitrisées et notre environnement se détériore par le fait de pratiques peu orthodoxes. La problématique environnementale peut connaitre une issue plus heureuse en essayant un cadre des eaux et forêt à la tête de ce département.

La police est bien dotée de cadres informaticiens et d’ ingénieurs en génie civil, pourquoi ne sortent-ils pas des commissariat  pour titiller les ministères au même titre que les civils-technocrates ou hommes politiques ?

Je salue l’intelligente décision du président Macky Sall de mettre à la Direction des constructions du ministère de l’intérieur un commissaire de police, ancien enfant de troupe, ingénieur en génie civil et de surcroit  major de sa promotion. Commissaire Médoune Hann Tall, c’est de lui qu’il s’agit est en train d’abattre un travail remarquable qui à terme offrira à la police, à l’administration territoriale, et aux sapeurs-pompiers, des bâtiments administratifs  et des logements dignes de leur rang. Le pragmatisme de ce jeune commissaire, son sens des responsabilités, et son réel esprit de planification font de lui le manager indiqué pour réussir les difficiles missions. Ernesto Guezel un éminent pédagogue sud-américain disait : « qu’il faut permettre à celui qui essaie de  se tromper » ; A la lumière de cette pensée rien n’empêche  que des caches militaires, policier, douaniers et eaux et forêt soit compris dans le prochain gouvernement.

A l’heure de l’évaluation l’on jugera de la pertinence et de la justesse d’un tel choix. Je suis de ceux qui pensent que l’expérience sera concluante.

Le débat est lancé.

Ibrahima KA

Coordonnateur national adjoint

De la rencontre des acteurs et

mouvements pour l’émergence (RAMPE)



Via Xibaaru

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Débat houleux à l’Assemblée nationale sur la détention de Assane Diouf, l’affaire Téliko…

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Assemblée nationale
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Les habituelles prises de parole à l’Assemblée nationale ont dégénéré quelques minutes, ce mercredi, lorsqu’ont été abordées l’arrestation de Assane Diouf, pour injures publiques à travers le net, la mise à disposition des Fonds d’accès à la Justice destiné à la Diaspora et l’affaire Téliko.

Les envolées sont parfois lyriques, mais souvent violentes. En pleine intervention du député maire Sidy Traoré, Mame Diarra Fam a réclamé plusieurs fois, en hurlant depuis son siège, « la fin des détentions arbitraires ».

Et de nombreux députés de la majorité ont perturbé la séance en scandant « c’est un insulteur », « Assane Diouf est indiscipliné ». Répliquant, la députée du groupe Liberté et démocratie a encore hurlé à plusieurs reprises dans l’hémicycle, qui accueillait le vote du projet de budget du ministère de la Justice.

Les députés de la Diaspora Mame Diarra Fam (Italie) et Amady Gadiaga (Bruxelles) se sont interpellés, chacun debout, à quelques mètres d’écart, en se pointant du doigt. « Asseyez-vous! », a lancé une députée de la majorité.

« Mame Diarra (Fam), regagnez votre place, un peu de calme! », s’est-on époumoné, par ailleurs. « On ne peut pas passer son temps à donner ce spectacle de violence verbale. Sachez vous tenir! », a lancé la députée Anna Poubaye Gomis.   

L’affaire Teliko préoccupe aussi les parlementaires de l’opposition. Et c’est Toussaint Manga qui s’en mêle. La tension s’est nouée autour de la question posée par l’élu de l’opposition qui estime que « le régime de Macky Sall tente de museler les magistrats ».

La députée Woré Sarr, elle, a dénoncé « l’exil forcé de Karim Wade ». La députée a aussi demandé au ministre de la Justice de ne pas suivre la « consigne » de l’exécutif d’ « éliminer des leaders de l’opposition ». Les débats se poursuivent…



Via SansLimite

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Ministère des Forces armées : Un budget de 355.3 milliards FCFA unanimement voté pour 2021.

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Faisant suite au ministre de la justice, garde des sceaux, le
ministre des Forces armées, Me Sidiki Kaba, s’est présenté devant
l’hémicycle pour les besoins du vote du budget du ministère de la
justice. C’est ainsi que pour l’année 2021, il a été arrêté la somme de
355.347.961.390 FCFA en autorisation d’engagement et la somme de 262.
880.124.434 FCFA en crédit de paiement. 

Un projet de budget réparti en quatre programmes dont : 
– Programme n°1002 : pilotage Coordination et gestion administrative avec un crédit évalué à 30.199.651.565 FCFA

-Programme n° 2005 : défense du territoire national avec un plus de 157 milliards arrêtés pour cette année

-Programme : Sûreté Publique et maintien de l’ordre avec 130.3 milliards de FCFA fixés.

-Programme n° 30024 : Opération à caractère industriel et commerciale
pour l’exercice 2021 de ce compte spécial la somme de 150 millions FCFA a
été arrêtée. 

À l’issue d’un vote sans débat, les
parlementaires ont unanimement entériné le budget dudit ministère arrêté
à 355.347.961.390 FCFA. Une hausse considérable si l’on tient compte du
budget de l’année 226.1 milliards FCFA. 

Ledit projet de
budget 2021 du ministère des Forces armées a été éxaminé par la
commission des Finances et du contrôle budgétaire, lors de la séance du
11 novembre 2021. Prenant la parole, le ministre des forces, Me Sidiki
Kaba, a souligné le rôle prépondérant et transversal des Forces armées
dans les missions de sauvegarde de la paix et de la sécurité nationale. 

Soulignant par la même occasion l’implication des forces
armées dans les opérations relatives à l’éradication de la pandémie de
la Covid-19 à travers l’activation d’une cellule centrale de
coordination de situations d’urgence entre autres…



Bonjour DAkar

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CESE : Après avoir zappé Déthié Fall, Idrissa Seck nomme un ancien ministre de Me Abdoulaye Wade (photo)

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Du travail pour Lamine Ba au CESE. Il va rejoindre le conseil économique social et environnemental (CESE), d’après nos confrères de Xibaaru.

Le secrétaire général du parti Rewmi, ancien ministre de l’environnement sous Wade a été nommé ce matin. Il devient conseiller spécial au CESE. Un choix d’Idrissa Seck qui réajuste son équipe avec des collaborateurs qu’il connaît déjà, par le biais de son parti.



Via SansLimite

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