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Une nouvelle vague féministe dans le chant africain

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Le groupe Les Mamans du Congo, en 2020, à Brazzaville.

Des chanteuses qui prennent la parole pour prôner l’émancipation des femmes sur le continent africain, cela ne date pas d’hier. Femmes debout, résistantes, nombreuses sont celles qui ont fait bouger les mentalités. Dans le sillage de leurs « grandes sœurs », d’autres reprennent le flambeau avec la même ardeur.

Deux formations féminines dont le premier album (sans nom) paraît simultanément, témoignent de la pérennité de cet activisme féministe exprimé en musique : à Brazzaville, capitale de la République du Congo, le quintette vocal Les Mamans du Congo, associé au beatmaker et producteur français Rrobin, et puis, à plus de 2 000 kilomètres à vol d’oiseau, le Star Feminine Band, réunissant sept jeunes filles chanteuses et musiciennes âgées de 10 à 16 ans, créé à Natitingou, quatrième ville du Bénin.

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« Je suis une militante infatigable pour la cause des femmes, je m’insurge contre la maltraitance qu’elles subissent dans le foyer où à peine mariées les jeunes filles doivent tout faire, y compris prendre soin de la belle-mère. Je me sens profondément féministe. » Depuis sa maison, située près de la rivière Djoue, au cœur de Brazzaville, Gladys Samba, dite Maman Glad’, chanteuse et percussionniste leader du groupe Les Mamans du Congo, mais aussi professeure d’arts plastiques, cuisinière, mère quadragénaire de quatre enfants, nous parle de la flamme qui l’anime et qu’elle chante.

Il est 16 heures, la pluie s’est calmée en ce dimanche 15 novembre. Elle avait tout à l’heure interrompu notre échange téléphonique. « Je veux aussi dire aux femmes qu’elles peuvent travailler, monter de petites entreprises », poursuit Maman Glad’.

Berceuses traditionnelles

Elle-même a créé à Brazza l’Espace Kudia en 2010, un genre de cabaret-restaurant où les artistes peuvent se retrouver, actuellement fermé pour cause de Covid-19, explique la chanteuse. Après différentes expériences musicales et un premier album (Absence), elle a réuni autour d’elle en 2018 quatre chanteuses pour créer Les Mamans du Congo.

Le groupe Star Feminine Band, en 2019, à Natitingou, au Bénin.

A l’initiative de l’Institut français du Congo, de la Coopérative de Mai (salle de concerts de la métropole auvergnate Clermont-Ferrand) et du label lyonnais Jarring Effects, la rencontre organisée à Brazzaville avec le beatmaker Rrobin a débouché sur un album dont Maman Glad’ a écrit tous les textes, adaptant parfois des berceuses traditionnelles (« que les mères d’aujourd’hui ont tendance malheureusement à oublier »).

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En Afrique, oser la science reste plus compliqué en terre francophone qu’anglophone

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Ouverture du Next Einstein Forum à Dakar, au Sénégal, en mars 2016.

Samiratou Ouédraogo se souvient encore du déclic. C’était en 2016, le mouvement Women in Global Health, lancé aux Etats-Unis, publie une liste de chercheuses en santé mondiale qui fait la part belle aux scientifiques issues de pays en voie de développement. Doctorante en santé à Montréal, la jeune femme et ses collègues se trouvent là face à l’évidence que « seules 5 % des femmes sont francophones », raconte-t-elle aujourd’hui.

Deux ans plus tard, elles lancent ensemble la version francophone de la liste, mais le constat perdure que les anglophones gardent leur train d’avance. Si l’on se concentre sur l’Afrique subsaharienne, l’Unesco, dans son rapport sur la science, met en évidence ce retard. Les femmes représentent en moyenne 26,9 % des chercheurs africains dans les pays anglophones, contre 20,9 % côté francophone. Avec de nombreuses disparités entre les pays, le Sénégal et Madagascar notamment tirant la moyenne vers le haut.

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Pourquoi est-il encore plus difficile de s’orienter vers les sciences en terres francophones que dans l’Afrique anglophone ? Faut-il y postuler que, du temps des colonies, les universités en construction se sont un peu trop inspirées de la Sorbonne et du Quartier latin pour développer plus la littérature et les sciences humaines que les sciences dures ? Ce qui pourrait expliquer que 80 % des étudiants qui entrent à l’université aujourd’hui au Sénégal s’engouffrent dans ces secteurs.

A ce poids de l’héritage s’ajoute le coût de plus en plus élevé des installations de laboratoires dans nombre de disciplines scientifiques. Même si de nombreuses collaborations et échanges tentent de rééquilibrer la donne. Cet écart, l’immunologue camerounaise Rose Leke l’estime aussi dû à la langue. A l’université bilingue de Yaoundé où elle enseigne, cette dernière voit ses étudiants francophones partir avec un handicap supplémentaire. « Les francophones ne maîtrisent souvent pas suffisamment l’anglais scientifique pour lire les journaux spécialisés », regrette celle qui a profité des universités américaines en début de carrière.

Deux mondes, deux vitesses

Ce fossé aurait même tendance à se creuser au fil des carrières pour qui n’a pas la chance de passer du côté anglophone. Car les deux mondes n’évoluent pas à la même vitesse. « Les anglophones sont plus actifs pour construire les réseaux, analyse Samiratou Ouedraogo. Et ils n’hésitent pas culturellement à coopérer entre universités. »

Un dynamisme que l’on constate à travers les partenariats Sud/Sud plus aboutis, notamment grâce à l’Afrique du Sud, et Nord/Sud, qui ont du mal à s’affranchir des anciennes relations coloniales.

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Le problème est aussi référentiel, selon Youssef Travaly, fondateur du groupe de réflexion All Sights Africa, chargé de promouvoir la science sur le continent. « Que ce soit en Afrique anglophone ou francophone, un article scientifique est considéré comme bon quand il est publié dans Nature ou Science, deux revues américaines. Il n’y a pas de référence africaine, alors que la recherche y est différente du monde occidental, plus tournée vers l’impact pour une société. Il manque une plate-forme pour promouvoir les publications africaines, et pourquoi pas en français », précise-t-il.

Si le terreau scientifique est globalement différent entre les zones anglophone et francophone, les Africaines doivent, d’un côté comme de l’autre, se confronter à la barrière patriarcale, qu’elles ont parfois intégrée à leurs dépens. Une physicienne congolaise parle même « d’autocensure ».

Surmonter les barrières

« Il y a un problème de confiance chez les étudiantes, à qui l’on interdit certaines matières jugées difficiles. Moi-même étant jeune et passionnée par les mathématiques, on me disait parfois : Au fond, tu dois être un homme si tu aimes cela », s’agace-t-elle aujourd’hui encore. Et cette disparité de genre persiste au fil de la carrière selon l’Unesco, puisque les femmes scientifiques y sont cantonnées à des postes subalternes, avec peu de possibilités d’avancement.

A contrario de cette vox populi, une famille compréhensive peut être un tremplin. Si Francine Ntoumi, spécialiste du paludisme, est parvenue à construire le deuxième plus grand laboratoire de Brazzaville, c’est, selon elle, grâce à son modèle parental. « Je suis née alors que mes parents étaient encore étudiants et ai grandi en les voyant gravir les échelons sociaux grâce à leurs diplômes. Par la suite, ils m’ont toujours poussée à poursuivre mes études, à égalité avec mon frère », observe celle qui a vu en eux des modèles à copier.

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Francine Ntoumi, Rose Leke ou Samiratou Oueadraogo militent toutes trois pour la place des femmes dans leur monde francophone. « On doit aller vers les jeunes filles, estime Francine Ntoumi, première femme africaine à avoir remporté le prix Georg-Forester qui récompense les chercheurs pour les travaux menés dans leur pays d’origine. On doit montrer aux jeunes filles qu’il existe des modèles. »

« Des barrières, il y en a toujours eu, poursuit Samiratou Ouédraogo. Il faut apprendre à composer avec. » En 2019, alors que la célèbre revue scientifique britannique The Lancet s’interrogeait sur la place des femmes dans le monde scientifique, la Burkinabée donnait, elle, des pistes pour « dépatriarcaliser la science pour les femmes francophones », en proposant par exemple l’introduction de politiques de genre dans les universités francophones.

« Le prochain Einstein sera africain »

Au Cameroun, Rose Leke, via le Higher Institute for Growth in Health Research for Women (Higher Women) Consortium qu’elle a créé en 2015, a mis au point un programme de type mentor/protégé. Chaque scientifique avec moins de cinq ans d’expérience peut profiter de l’expertise d’une de ses pairs, de ses réseaux, de ses conseils pour effectuer un travail de recherche et être publiée.

« Une fois par an, on tient un séminaire pour évaluer les progrès. Il y a ce moment important pendant lequel on organise des conversations autour de feux de camp. Tous les problèmes peuvent y être abordés. Une de nos sœurs attendait par exemple un enfant : on l’a aidée à monter un plan logistique et planifier un emploi du temps pour qu’elle continue de travailler », précise-t-elle. Un soutien qui se traduit jusque dans la vie privée, puisque les maris sont conviés à certaines rencontres pour être sensibilisés aux réalités du métier de leurs épouses.

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Le réseau reste l’une des forces sur lequel peut s’appuyer les femmes du continent. A ce titre, les initiatives se multiplient. Le Next Einstein Forum a été créé en 2016 avec l’ambition de croire que « le prochain Einstein sera africain. »

La plate-forme met en relation des scientifiques de tout le continent, au-delà des barrières linguistiques, souvent des jeunes, et pour moitié des femmes. « On a réussi à créer une communauté scientifique, veut croire Youssef Travaly, son ancien vice-président. Des synergies deviennent possibles. »

Quoi qu’il en soit, au fil des ans, Francine Ntoumi voit émerger une génération moins complexée : « C’est une révolution silencieuse, qui se fait pas à pas. » Mais cela reste partout un vrai choix politique, une urgence de plus pour les budgets nationaux déjà exsangues. Car quand on consacre moins de 1 % des budgets nationaux à la recherche, comme c’est le cas partout sur le continent, c’est évidemment trop peu de crédit pour que les femmes se lancent.

Suivez notre nouvelle minisérie « En Afrique, la science au féminin »

Femme, scientifique et africaine… En 2020, ce triptyque reste encore compliqué à faire vivre. En dépit des avancées de ces dernières années, des quelques noms qui commencent à émerger, accoler ces trois mots ne vont toujours pas de soi sur un continent qui plus que les autres a besoin de la science pour avancer vite, avec ses propres schémas, vers le développement.

Plus encore en Afrique francophone que dans la partie anglophone du continent, plus encore en mathématiques ou en physique qu’en médecine, se lancer dans les sciences reste une véritable aventure lorsqu’on est une lycéenne, en dépit des initiatives multiples pour encourager les jeunes femmes africaines à oser ces choix.

Des semaines de la science qui se multiplient dans les pays aux bourses offertes aux plus talentueuses scientifiques, l’Afrique bouge mais a besoin d’exemples, de modèles qui rappellent que c’est possible et important pour la planète entière.

Cette minisérie a été réalisée en partenariat avec la Fondation L’Oréal.

Episode 1 En Afrique aussi, les femmes préfèrent la médecine aux sciences de l’ingénieur
Episode 2 Faouziath Sanoussi, la science de la bonne nutrition dans la peau
Episode 3 Oser la science reste plus compliqué en terre francophone qu’anglophone



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Guerre en Ethiopie : « Des soldats sont entrés et ont tué les gens »

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La région dissidente du Tigré est sous blocus militaire et toutes ses routes d’approvisionnement sont coupées.



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En Ethiopie, « le gouvernement français devrait œuvrer pour une cessation rapide des hostilités »

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A Humera, à  la frontière entre l’Ethiopie et l’Erythrée, le 24 novembre 2020.

Tribune. Depuis le 4 novembre, la région éthiopienne du Tigré connaît une guerre aux conséquences humanitaires désastreuses. En tant que communauté académique française investie dans l’étude de ce pays et de son histoire, attachée à ses sociétés et à ses habitants, nous nous alarmons de la situation et appelons le gouvernement français à œuvrer dans le sens d’une cessation rapide des hostilités.

Le conflit oppose le gouvernement fédéral éthiopien au gouvernement régional du Tigré, dirigé par le Front populaire de libération du Tigré (TPLF). Le blocage complet des communications dans la région rend la récolte d’informations difficile. On sait cependant déjà que la guerre a entraîné plusieurs massacres de civils et que des armes lourdes (artillerie, bombardements) sont utilisées.

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Les villes de Dansha, May Kadra, Humera, Addi Ramets, Alamata, Shire, Aksum et Adigrat ont été prises par l’armée fédérale après d’âpres combats et de lourdes pertes parmi les combattants, et la ville de Makalé, cible de frappes aériennes, est désormais assiégée. Des administrations et des infrastructures comme des centrales électriques ou des ponts ont été détruites, compliquant considérablement la fuite des civils. Ces derniers ne peuvent sortir du pays que par le Soudan, éloigné de plusieurs centaines de kilomètres des hautes terres les plus peuplées. Le 20 novembre, l’ONU chiffrait à plus de 33 000 le nombre de civils éthiopiens ayant fui les combats en se réfugiant au Soudan, après deux semaines de combat.

Médicaments, criquets et liquidités

Alors que la pandémie de coronavirus continuait de s’y déployer, le Tigré et plusieurs régions d’Ehiopie ont fait face ces dernières semaines à une invasion de criquets, menaçant les récoltes. Du fait du conflit politique ouvert avec le gouvernement central, les habitants du Tigré n’ont pas bénéficié d’appui fédéral dans leur lutte contre les criquets. La guerre a commencé au début de la période des récoltes, dans une région dont environ quatre cinquièmes des habitants dépendent de l’agriculture vivrière.

De plus, après l’organisation par le TPLF d’élections régionales contestées en septembre, le gouvernement fédéral a décidé de la suspension des transferts de fonds vers l’administration régionale. Cette suspension comprend le Productive Safety Net Program, une aide alimentaire dont dépendent environ un million d’habitants du Tigré.

A Makalé et dans les villes du Tigré, les banques ont été fermées, puis les retraits soumis à un plafond de 2000 birrs (45 euros), entraînant de fait un manque de liquidités. Les villes manquent de médicaments de base, d’essence et le prix des denrées alimentaires a fortement augmenté.

La guerre ne réglera ni les oppositions entre les différents partis politiques, ni les fractures au sein des élites éthiopiennes. Les civils font face aux conséquences désastreuses d’un conflit qui menace de s’étendre aux autres régions d’Ethiopie et aux pays voisins.

Nous appelons le gouvernement français et l’Union européenne à prendre position en faveur d’une cessation rapide des hostilités et à œuvrer en ce sens.

SIGNATAIRES David Ambrosetti, politiste, CNRS, LAM/Sciences Po Bordeaux ; Martina Ambu, doctorante en histoire, Collège de France ; Stéphane Ancel, historien, chargé de recherche au Centre d’études en sciences sociales du religieux, CNRS, Paris ; Vincent Ard, préhistorien, chargé de recherche au CNRS, Toulouse ; Jean-Nicolas Bach, politiste ; Anne Benoist, archéologue, Maison de l’Orient et de la Méditerrannée, Lyon ; Guillaume Blanc, historien, maître de conférences à l’université Rennes 2 ; Ninon Blond, géographe, ENS, Lyon ; Giulia Bonacci, historienne, chargée de recherche à l’IRD, université Côte d’Azur ; Jean-François Breton, archéologue, CNRS ; Claire BoscTiessé, historienne de l’art, conseillère scientifique à l’INHA, chargée de recherche au CNRS, Paris ; Jessie Cauliez, préhistorienne, chargée de recherche au CNRS, Toulouse ; Amélie Chekroun, historienne, chargée de recherche au CNRS, Aix-en-Provence ; Isabelle Crevecœur, paléoanthropologue, chargée de recherche CNRS, université de Bordeaux ; Anne Damon-Guillot, ethnomusicologue, professeure d’université, UJM, Saint-Etienne ; Anne Delagnes, préhistorienne ; Marie-Laure Derat, historienne, directrice de recherche au CNRS, Orient et Méditerranée, Paris ; Cécile Doubre, géophysicienne, université de Strasbourg ; Elise Dufief, politiste et coopération internationale ; Samir El Ouaamari, agronome et géographe, maître de conférences, Agroparistech ; François Enten, anthropologue ; Eloi Ficquet, anthropologue et historien, EHESS ; Karen Fontijn, volcanologue, Université libre de Bruxelles (Belgique) ; Emmanuel Fritsch, chercheur indépendant ; Marzia Gabriele, archéologue ; Iwona Gajda, historienne, épigraphiste, CNRS, Orient et Méditerranée, Paris ; Jean-François Girard, géophysicien, professeur, université de Strasbourg ; Yves Gleize, archéologue, Orient et Méditerranée, Paris ; Anne-Lise Goujon, archéologue ; Raphaël Grandin, géophysicien, maître de conférences, Institut de physique du Globe de Paris ; Pierre Guidi, historien, CEPED, IRD ; Thomas Guindeuil, historien, chercheur associé à l’IMAF ; Chloé Josse-Durand, politiste, IFRA, Nairobi (Kenya) ; Makéda Ketcham, réalisatrice de films documentaires ; Lamya Khalidi, préhistorienne, archéologue, chargée de recherche au CNRS, Nice ; Mehdi Labzaé, sociologue ; Anaïs Lamesa, archéologue ; René Lefort, chercheur indépendant ; Alice Leplongeon, préhistorienne ; Julien Loiseau, historien, professeur des universités, Aix-Marseille ; Roland Marchal, chercheur CNRS/Sciences Po, Paris ; Sigrid Mirabaud, conservatrice en chef du patrimoine, INHA, Paris ; Yanis Mokri, doctorant en histoire à l’université Paris 1-Panthéon Sorbonne ; Carlo Mologni, géomorphologue, CNRS, université Sophia Antipolis ; Clélie Nallet, chargée de recherches en sciences sociales ; Clive Oppenheimer, volcanologue, Cambridge (Royaume-Uni) ; Hervé Pennec, historien, chargé de recherche au CNRS, IMAF ; Raphaël Pik, géologue, directeur de recherche au CNRS, CRPG, Nancy ; Pierluigi Piovanelli, historien, directeur d’études sciences religieuses, Laboratoire d’études sur les monothéismes, EPHE, PSL, Paris ; Sabine Planel, géographie politique, chargée de recherche IRD, IMAF ; Sandrine Prat, préhistorienne, paléoanthropologue, directrice de recherche au CNRS, Paris ; Gérard Prunier, historien et politologue ; Jérémie Schiettecatte, archéologue, chargé de recherche au CNRS, Orient et Méditerranée ; Wolbert Smidt, ethnohistorien ; Anne Socquet, géophysicienne, physicienne du CNAP, université de Grenoble ; Estelle Sohier, maître d’enseignement et de recherche, université de Genève (Suisse) ; Céline Vidal, volcanologue, université de Cambridge (Royaume-Uni) ; Emmanuelle Vila, archéozoologue, chargée de recherches au CNRS, Maison de l’Orient et de la Méditerranée, Lyon ; Anaïs Wion, historienne, chargée de recherche au CNRS, Institut des mondes africains.



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