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International

Royaume-Uni : au moins 55 ans de prison pour le frère de l’auteur de l’attentat de Manchester

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Manifestation à Manchester le 23 mai 2017, au lendemain de l’attentat.

L’attentat-suicide avait fait vingt-deux morts à la sortie d’un concert d’Ariana Grande à Manchester, en mai 2017. Trois ans plus tard, la justice britannique a condamné, jeudi 20 août, Hashem Abedi, le frère de l’auteur de l’attaque, à la prison à perpétuité, assortie d’un minimum de cinquante-cinq ans.

Reconnu coupable en mars par la cour criminelle, le jeune homme de 23 ans était accusé d’avoir aidé son frère à préparer l’explosion. Hashem Abedi ne risquait pas la perpétuité réelle car il était âgé de moins de 21 ans au moment de l’attentat.

Emmené à la cour de la prison de haute sécurité de Belmarsh, l’accusé a refusé de se rendre dans la salle où a eu lieu l’énoncé de la peine et où sont venus des proches des victimes. Il n’était pas représenté légalement, ayant renvoyé l’équipe d’avocats assurant sa défense.

Il se trouvait en Libye au moment de l’attentat

Le frère d’Hashem Abedi, Salman, avait fait exploser sa bombe le 22 mai 2017, à Manchester (nord de l’Angleterre), à la sortie d’une salle de concerts pouvant accueillir jusqu’à vingt et un mille personnes. Vingt-deux personnes avaient été tuées, dont des adolescents et un enfant. L’attaque avait été revendiquée par l’organisation Etat islamique (EI).

Lire aussi Attentat de Manchester : « J’ai mis ma main devant les yeux de ma fille, par réflexe »

Au moment de l’attaque, Hashem Abedi se trouvait à des milliers de kilomètres de Manchester, en Libye, son pays d’origine, où il était parti un mois avant l’attentat. Il avait finalement été arrêté le 17 juillet 2019 à son arrivée à Londres, après avoir été extradé par la Libye.

Le Monde avec AFP

via LeMonde

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Afrique

La chaîne M6 interdite en Algérie après la diffusion d’un documentaire

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Le ministère algérien de la communication a décidé, lundi 21 septembre, de « ne plus autoriser » la chaîne de télévision privée française M6 à opérer en Algérie, au lendemain de la diffusion d’un documentaire sur le mouvement de protestation populaire « Hirak » dans ce pays.

Dans un communiqué, le ministère de la communication accuse ce documentaire – intitulé L’Algérie, le pays de toutes les révoltes – de « porter un regard biaisé sur le Hirak » et d’avoir été réalisé par une équipe munie d’une « fausse autorisation de tournage ». « Ce précédent nous conduit à décider de ne plus autoriser M6 à opérer en Algérie, sous quelque forme que ce soit », affirme le ministère.

Présenté dans le cadre de l’émission « Enquête exclusive », ce reportage de 75 minutes – filmé par moments avec des « caméras discrètes » – expose des témoignages de trois jeunes Algériens sur l’avenir de leur pays, en proie à un soulèvement inédit depuis février 2019. La crise sanitaire a entraîné la suspension des marches du « Hirak » à la mi-mars.

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Le ministère de la communication fustige des « témoignages insipides », des « clichés les plus réducteurs » et « une somme d’anecdotes sans profondeur ». L’une des protagonistes de l’enquête, Noor, une YouTubeuse connue en Algérie, a expliqué lundi sur les réseaux sociaux qu’elle regrettait avoir participé au documentaire et a déploré « le manque de professionnalisme » de la chaîne française.

Fausse autorisation de tournage

Selon le communiqué algérien, « une journaliste franco-algérienne a assuré la réalisation du film, avec l’aide d’un fixeur algérien, munis d’une fausse autorisation de tournage », une infraction « au demeurant sévèrement sanctionnée ». Le ministère promet d’engager des poursuites contre les auteurs du reportage pour « faux en écriture authentique ou publique ».

Il « n’est pas fortuit que ces médias, outillés pour exécuter un agenda visant à ternir l’image de l’Algérie et à fissurer la confiance indéfectible établie entre le peuple algérien et ses institutions, agissent de concert et à différents niveaux et supports », estime-t-il.

Selon le ministère, M6 avait introduit, le 6 mars 2020, une demande d’accréditation de presse pour les membres de l’équipe de l’émission « Enquête exclusive », en vue du tournage d’un documentaire sur « la valorisation de l’essor économique et touristique de la ville d’Oran, ainsi que le multiculturalisme qui fait la richesse de notre pays ». Demande qui a reçu une suite défavorable des services des ministères de la communication et des affaires étrangères, précise-t-il.

La diffusion en mai dernier par la chaîne publique France 5 d’un autre documentaire sur la jeunesse algérienne et le « Hirak » – Algérie mon amour, du journaliste et réalisateur français d’origine algérienne Mustapha Kessous − avait déclenché une crise diplomatique entre Alger et Paris.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Algérie : appel « pour la libération des détenus du Hirak »

Le Monde avec AFP



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Afrique

En Ouganda, l’une des plus vieilles universités d’Afrique ravagée par un incendie

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A l’intérieur de l’université Makerere victime d’un incendie, à Kampala, le 20 septembre 2020.

Un important incendie a détruit une partie du bâtiment principal de l’université Makerere, l’une des plus prestigieuses et plus vieilles d’Afrique, a annoncé dimanche 20 septembre la police ougandaise.

« Nous pensons que le feu a démarré sur le toit, s’étendant ensuite aux étages, qui accueillent les départements des archives et des finances », a déclaré dans un communiqué Luke Oweyesigire, le porte-parole adjoint de la police pour la zone de Kampala. « Beaucoup de biens ont été détruits. L’enquête est en cours pour déterminer la cause de l’incendie », a-t-il ajouté. Les flammes sont apparues dans la nuit de dimanche, selon la police.

« C’est une très sombre matinée pour l’université Makerere. Notre emblématique bâtiment administratif a pris feu et la destruction est invraisemblable », a écrit sur Twitter Barnabas Nawangwe, professeur d’architecture et vice-président de l’université. « Mais nous sommes déterminés à restaurer le bâtiment dans son état historique le plus rapidement possible », écrit-il également. Sur Twitter, l’université a publié des vidéos montrant d’immenses flammes ravageant, en pleine nuit, le côté droit puis le côté gauche du bâtiment.

La construction du bâtiment principal, une grande bâtisse blanche aux volets bleus surmontée d’une tour carrée en son centre, s’est achevée en 1941. A l’origine un « humble institut technique » établi en 1922, Makerere est progressivement devenu un centre d’excellence de l’éducation en Afrique de l’Est, notamment à l’époque des indépendances. En 1970, lors d’une cérémonie officielle d’inauguration de l’université, le premier président ougandais, Apollo Milton Obote, avait été rejoint par son homologue tanzanien, Julius Nyerere, un ancien élève, mais aussi par le Kényan Jomo Kenyatta et le Zambien Kenneth Kaunda, raconte le site Internet créé à l’occasion de ses 90 ans, en 2012.

Aujourd’hui, l’établissement accueille 35 000 étudiants et 3 000 postdoctorants.

Le Monde avec AFP





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Afrique

Au Mali, l’ex-ministre de la défense Ba N’Daou désigné président de transition

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L’ex-ministre de la défense Ba N’Daou a été désigné lundi 21 septembre président de transition du Mali par un comité mis en place par la junte au pouvoir depuis le putsch du 18 août, a annoncé le chef de cette junte, le colonel Assimi Goïta, à la télévision nationale.

Le nouveau président est censé rester chef de l’Etat plusieurs mois avant un retour des civils au pouvoir.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Les putschistes maliens envisagent une transition dirigée par « un militaire ou un civil »

Le colonel Goïta a été désigné vice-président de transition, a annoncé l’intéressé dans un bref flash spécial. « La cérémonie de prestation de serment aura lieu le vendredi 25 septembre », a dit le colonel Goïta.

Ces annonces interviennent après plusieurs semaines de querelles entre Maliens sur la nature civile ou militaire de la transition, et de pressions de la part de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) sur la junte pour la désignation rapide de personnalités civiles.

Le Monde avec AFP

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