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Putsch militaire au Mali – IBKK DÉSESPÉRÉ : L’Armée malienne obtient la démission du Président et la dissolution de l’Assemblée

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Pris dans un tourbillon depuis plusieurs mois, le Président Malien a jeté l’éponge. Dans un discours radiotélévisé, Ibrahim Boubacar Keïta a été contraint de déposer sa démission après avoir été arrêté par des militaires. Il a annoncé la dissolution de l’Assemblée. Il dit : «Je voudrais à ce moment précis, tout en remerciant le Peuple malien de son accompagnement au long de ces longues années et la chaleur de son affection, vous dire ma décision de quitter mes fonctions, toutes mes fonctions, à partir de ce moment. Et avec toutes les conséquences de droit : la dissolution de l’Assemblée nationale et celle du gouvernement.» Il ajoute : «Je ne veux pas que du sang soit versé pour me maintenir au pouvoir.» C’est la fin du feuilleton IBK. Mais son départ ne va pas sortir le Mali du coma profond dans lequel il se trouve depuis presque dix ans. Les démons ne lâchent pas le Mali. Après le coup d’Etat de 2012, les militaires ont opéré un coup de force hier. Ils ont réussi à mettre le pays à l’arrêt en procédant à l’arrestation de ses têtes pensantes : Le Président Ibra­him Boubacar Keïta et son Premier ministre, Boubou Cissé, ont été arrêtés hier en fin d’après-midi à Bamako par des militaires en révolte. Ils ont réussi à le contraindre à quitter le pouvoir dans le huis clos du camp de Kati. «Nous avons pris le contrôle du président de la République et de son Premier ministre, a déclaré un chef de la mutinerie, rapporte Rfi. Nous nous sommes rendus à son domicile où il était avec le Premier ministre. Nous lui avons demandé de nous suivre pour une discussion. Ils sont actuellement entre nos mains et nous montons à Kati.» Sans oser revendiquer le coup d’Etat, les mutins ont isolé le président de la République et le reste de l’équipe exécutive qui sont sous bonne garde. Selon eux, «ils sont bien portants, on n’a pas touché à un seul de leurs cheveux». Arrêté chez lui, IBK a tout perdu : sa réputation et les dernières parcelles de son pouvoir se sont envolées hier.
Pour l’instant, les officiers qui ont posé l’acte d’hier ont réussi à planifier leur opération. Tout est parti de ce fameux camp «Soundiata Keïta» de Kati, situé à 15 kilomètres de Bamako où naissent les révoltes. Ils ont commencé à tirer en l’air, poursuivi leur offensive vers Bamako pour procéder à l’arrestation des hauts gradés de l’Armée au niveau du ministère de la Défense avant de rejoindre le domicile du chef de l’Etat, qui a été arrêté devant sa garde qui n’a opposé aucune résistance aux mutins.
Malgré la démission d’IBK, les militaires iront-ils jusqu’au bout ? Pourront-ils céder à la pression de la communauté internationale qui ne cautionne plus la prise de pouvoir par la force ? Un Président civil va-t-il assurer l’intérim ? A travers le départ forcé du Président, les militaires prennent le pouvoir par une porte dérobée
En tout cas, les prochaines heures seront très décisives sur l’avenir du Mali qui a tout perdu ces dernières années. Le pouvoir est en faillite, l’Armée en lambeaux, l’élite politique conspuée. Bref, l’Etat est à terre depuis plusieurs années. Il a fallu compter sur le leadership d’un imam pour obtenir une adhésion populaire au combat politique que mènent certains leaders.
Aujourd’hui, la Cedeao qui mène une médiation infructueuse a un rôle essentiel à jouer pour dénouer cette tragédie-comédie malienne. Au-delà de la sauvegarde de l’ordre constitutionnel, la faillite de l’Etat malien constitue une menace sous-régionale. Avec ce bastion de djihadistes cantonnés quelque part dans le vaste désert du Sahel, tous les pays de l’espace ouest africain doivent s’impliquer pour remettre le Mali sur la carte et au centre de leurs préoccupations. Bien sûr, l’effondrement du barrage sécuritaire qui tient grâce à la Minusma et à l’Armée française risque de provoquer un séisme dans tout l’espace Cedeao.

via LeQuotidien

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CHEF DE L’OPPOSITION : PASTEF S’EN LAVE LES MAINS ET APPORTE DES ÉCLAIRAGES

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Et si l’intention prêtée par de larges franges du corps social au parti Pastef/Les Patriotes de vouloir faire désigner le Parti démocratique sénégalais (PDS) et Me Abdoulaye Wade comme chef de l’opposition, contre une majorité de l’opposition qui aurait porté son choix sur Idrissa Seck arrivé deuxième lors de la dernière présidentielle, n’était qu’une simple vue de l’esprit ? En tout cas, cette intention est formellement niée par les partisans du président Ousmane Sonko. «Loin des préoccupations du peuple, cette mesure n’a aucune importance pour les Sénégalais et ne doit pas être une priorité pour la classe politique. Un chef de l’opposition décrété n’est chef que de lui-même, son parti et, peut-être, sa coalition» déclare Pastef dans un communiqué parcouru par Le Témoin qui s’en fait l’écho dans sa parution de ce mardi.
«Cependant, puisqu’elle est inscrite dans l’ordre du jour de la commission et dans la Constitution depuis le référendum de 2016 sans qu’aucune loi n’ait été adoptée depuis pour son application effective, nous suggérons, comme il est de coutume dans la majorité des démocraties où elle est appliquée, que la désignation du chef de l’opposition se fasse à partir de l’échelon législatif. Cette option se justifie par le fait que le chef de file de l’opposition, dans les systèmes politiques où il est consacré, porte la voix de l’opposition sur des questions d’intérêt national. Ainsi, nous estimons que la représentativité de l’Assemblée nationale reflète le mieux les dynamiques en cours dans notre pays et constitue le lieu par excellence des débats, compromis, accords et désaccords entre Gouvernement et Opposition, notamment au moment du vote des lois» ajoute le document.

via Sanslimites

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