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Podcast « Covid-19, c’est quoi même ? » #7 : coronavirus et parentalité

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Le Monde Afrique est partenaire de cette émission hebdomadaire de trente minutes diffusée par quinze radios de six pays d’Afrique et proposée par la structure sénégalaise RAES Productions et l’Agence française de développement des médias CFI.

Au programme :
– Ibrahima Giroux, docteur en psychologie spécialisé dans la parentalité et le développement de la petite enfance pour l’Unicef au Sénégal
– L’humoriste burkinabée Roukiata Ouedraogo
– Témoignages de parents
– La chanson Coronavirus, de l’Ivoirien Ramba Junior

A retrouver chaque semaine :
– Le tour du Web avec le collectif WenakLabs, premier tech hub de N’Djamena
– Le conteur camerounais Binda Ngazolo
– Une chronique en partenariat avec Le Monde Afrique ; cette semaine : « Au Burkina Faso, le coronavirus prive les filles d’école, mais pas de corvées »

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un nid à polémiques et un dossier qui s’enlise

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Le président du Sénégal Macky Sall (à droite) reçoit le sabre dit d’El Hadj Omar Tall des mains du premier ministre français Edouard Philippe au palais de la République à Dakar, le 17 novembre 2019.

Trois ans après le discours à Ouagadougou d’Emmanuel Macron, qui souhaitait à la jeunesse africaine d’avoir accès à son patrimoine, la restitution des objets d’art volés pendant la colonisation en Afrique et exposés dans les musées français se heurte à de nombreuses difficultés et reste minime.

Le rapport des universitaires Bénédicte Savoy et Felwine Sarr, remis en novembre 2018, appelait à de vastes restitutions des œuvres arrivées en France pendant l’époque coloniale. Mais aujourd’hui, seul un sabre – un objet européen – a été rétrocédé au Sénégal et vingt-six objets le seront d’ici à un an au Bénin.

Lire aussi « La première œuvre qui est “restituée” à l’Afrique est un objet européen »

Ces totems et sceptres, pillés lors de la mise à sac du palais d’Abomey par les troupes coloniales en 1892, restent au Musée du quai Branly tant qu’un musée au Bénin n’est pas prêt pour les accueillir.

Une loi, permettant des dérogations au principe d’« inaliénabilité » des œuvres dans les collections publiques, a permis ces transferts, parce qu’ils avaient fait l’objet de pillages caractérisés.

Le rapport Sarr-Savoy dressait un calendrier de restitutions et un inventaire des dizaines de milliers d’objets que les colons ont ramené d’Afrique. Il proposait un changement du code du patrimoine pour faciliter leur retour quand les Etats africains en feraient la demande.

Dans les limbes

Mais à part quelques pays menés par le Bénin, la mobilisation des gouvernements africains sur les restitutions reste faible. Dans plusieurs pays, les priorités sont autres que les objets d’art pour lesquels les équipements manquent, selon une source proche du dossier.

Quant au projet d’Emmanuel Macron d’une rencontre entre partenaires européens (Belgique, Royaume-Uni, Allemagne principalement) et africains pour définir une « politique d’échanges », il semble être tombé dans les limbes.

Au moins 90 000 objets d’art d’Afrique subsaharienne sont dans les collections publiques françaises. Quelque 70 000 d’entre eux au Quai Branly, dont 46 000 arrivés durant la période coloniale.

Lire aussi Un projet de loi sur la restitution définitive d’œuvres d’art à l’Afrique examiné en conseil des ministres

Selon le rapport Savoy-Sarr, la plupart des œuvres dans les musées français proviennent de butins de guerre, de pillages ou ont été acquis à des prix dérisoires. Des experts contestent ces conclusions. Selon eux, la grande partie des objets africains ont été achetés, offerts, échangés et troqués, mais pas pillés.

« C’est un cri de haine contre le concept même de musée », avait lancé Stéphane Martin, qui a piloté la création du Musée du quai Branly avant d’en prendre la tête, jusqu’à la fin 2019.

« Ce rapport est intéressant à lire attentivement. Un peu virulent mais il fallait l’être », estime auprès de l’AFP le galeriste et collectionneur d’art africain, Robert Vallois.

Des dépôts longue durée

Pour le nouveau président du Musée du quai Branly, Emmanuel Khasarherou, « un mouvement a été donné » par le rapport Sarr-Savoy, qui « nous a enjoints à une sorte d’examen de conscience ».

La difficulté est de retracer l’itinéraire des œuvres. Certaines sont passées entre plusieurs mains : des administrateurs, médecins, militaires ou leurs descendants en ont fait don aux musées. D’autres ont été offertes à des religieux, acquises par les collectionneurs d’art africain au début du XXsiècle, ou encore ramenées lors d’expéditions scientifiques.

Lire aussi La France acte la restitution définitive d’objets d’art au Sénégal et au Bénin

Trois problématiques complexifient l’affaire : les changements de frontières après l’indépendance des colonies qui rendent difficiles l’attribution d’une œuvre à un pays, les conditions de conservation des œuvres une fois rendues, et le cas d’objets d’art qui « disparaissent » une fois qu’ils ont été restitués à leur pays d’origine.

Les dirigeants des musées prônent la « libre circulation » pour que les Africains puissent voir les œuvres : organiser des dépôts de longue durée, des prêts, des expositions tournantes. Avec une aide financière à la rénovation ou à la construction de musées.

Du côté des collectionneurs privés, le galeriste Robert Vallois a créé un collectif de marchands d’art pour financer le nouveau musée de la Récade au Bénin, où sont exposées des œuvres africaines tirées de leurs collections. « Ça n’a coûté rien à personne, à part à nous », précise-t-il.

Le Monde avec AFP



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Débat live journalisme et Covid-19 | Quelles missions pour les journalistes africains ?

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  • Rejoignez-nous mercredi 30 septembre, à 18 heures (heure de Paris), pour dialoguer avec Hanene Zbiss, journaliste d’investigation tunisienne et formatrice, Moussa Aksar, journaliste d’investigation nigérien, et Chiara Adamo, chef d’unité à la Direction générale de la coopération internationale et du développement (DEVCO) de la Commission européenne.

  • Alors que se profile une fin d’année marquée par une succession d’échéances électorales (Guinée, Côte d’Ivoire, Tanzanie, Burkina Faso, Ghana, Niger, Centrafrique), les journalistes seront de nouveau en première ligne, avec la lourde tâche d’observer les processus électoraux, de faire entendre des opposants qui n’ont pas toujours voix au chapitre et de tenter de percer les subterfuges à l’œuvre pour légitimer des procédures douteuses. Les intervenants partageront leurs pratiques et tenteront de définir la mission du journaliste sur des terres où la démocratie est en installation.

  • Débat animé par Pierre Lepidi, journaliste au Monde Afrique.

  • Ce cycle de trois débats live « Les journalistes africains face au coronavirus » est organisé en partenariat avec Reporters sans frontières et la plateforme Medias & Démocratie. Les deux premiers débats ont été diffusés lundi 28 septembre, sur la thématique « Garantir l’indépendance face aux pouvoirs politiques » (retrouvez la vidéo ici) et hier, mercredi 30 septembre sur le thème « Quelles missions pour les journalistes en Afrique ? » (retrouvez la vidéo ici).

  • Si le débat ne se lance pas à l’ouverture de l’article, rafraîchissez la page.



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    En Afrique du Sud, un chef espion condamné pour avoir séquestré son rival amoureux

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    Richard Mdluli, le 10 avril 2012 à Pretoria.

    Un ancien chef du renseignement au sein de la police sud-africaine a été envoyé, mardi 30 septembre, en prison, après avoir été condamné pour l’enlèvement en 1998 d’un rival amoureux. Avec un de ses collègues de l’époque, Richard Mdluli s’était servi de son poste au sein de la police pour traquer, enlever et agresser un homme qui avait eu le tort d’épouser une de ses anciennes petites amies, Tshidi Buthelezi.

    Epilogue de ce mauvais polar, M. Mdluli, 62 ans aujourd’hui, a été condamné mardi à cinq ans de détention. L’homme séquestré, Oupa Ramogibe, avait été tué par balles quelques mois plus tard, un meurtre pour lequel aucun suspect n’a janmais été arrêté.

    « On a affaire à deux policiers confirmés qui ont utilisé des ressources auxquelles les policiers ont normalement accès, mais de façon tellement abusive que le résultat en a été dévastateur, a déclaré le juge du tribunal de Johannesburg, Ratha Mokgoatlheng. La seule peine appropriée, à mon sens, est la détention. »

    « Comme des animaux »

    L’accusé avait demandé qu’on lui épargne l’emprisonnement, disant craindre de contracter le coronavirus en prison, mais le juge a rejeté cette requête : « En Afrique du Sud, tout le monde est susceptible d’attraper le virus », a-t-il déclaré, précisant que les détenus n’y étaient pas jetés en prison « comme des animaux ».

    M. Mdluli, considéré comme un protégé de l’ancien président Jacob Zuma, avait dirigé le département de lutte contre le crime organisé entre 2009 et 2012. Il a déclaré mardi qu’il ferait appel.

    Le Monde avec AFP



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