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Afrique

l’Union africaine obtient 270 millions de vaccins pour le continent

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A l’hôpital universitaire Steve-Biko de Pretoria, en Afrique du Sud, le 11 janvier 2021.

L’Union africaine (UA) a obtenu 270 millions de vaccins anti-Covid pour le continent, dont la plupart des pays n’ont pas les moyens de financer l’immunisation de leur population, a annoncé mercredi soir 13 janvier dans un communiqué l’Afrique du Sud, qui assure la présidence tournante de l’UA.

Les vaccins, dont au moins 50 millions seront disponibles entre avril et juin, seront fournis par les laboratoires Pfizer-BioNTech, AstraZeneca (dont la production est en Inde) et Johnson & Johnson. « Nous avons franchi une étape supplémentaire pour obtenir des vaccins de manière indépendante en utilisant nos propres ressources limitées », a souligné le président sud-africain Cyril Ramaphosa, cité dans le communiqué.

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Des accords pour aider les pays africains à financer l’achat de ces vaccins ont été conclus avec la banque panafricaine Afreximbank (Africa Export-Import Bank) et la Banque mondiale.

L’Afrique a été officiellement relativement épargnée jusqu’ici par la pandémie : le continent enregistre un peu plus de 3 millions de cas et plus de 74 000 décès, selon les données officielles, contre 16 millions de cas et plus de 500 000 décès pour l’Amérique du Sud et les Caraïbes par exemple.

Premières doses entre fin janvier et mi-février

Mais plusieurs pays sur le continent font face à une virulente seconde vague de l’épidémie, à l’image de l’Afrique du Sud, pays de loin le plus touché avec plus d’1,2 million de cas et quelque 35 000 morts.

L’initiative lancée par l’UA est distincte du dispositif Covax de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et de partenaires privés pour un accès équitable aux vaccins. L’objectif de l’OMS est de fournir des doses pour jusqu’à 20 % de la population des pays participants avant la fin de l’année, le financement de ces vaccins étant assuré pour les 92 pays les plus pauvres ou un peu plus riches du monde.

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La semaine dernière, l’OMS a annoncé que ces derniers recevraient les premières doses entre fin janvier et mi-février. « Si l’initiative Covax est essentielle pour l’Afrique, l’Union africaine craint que les volumes, qui seront disponibles entre février et juin, ne dépassent pas les besoins pour les soignants et ne soient donc pas suffisants pour contenir les chiffres croissants de la pandémie en Afrique », explique le communiqué.

Par ailleurs, l’objectif d’immuniser 20 % de la population n’est pas suffisant pour freiner le virus, ajoute le texte. « Les scientifiques du Centre africain de contrôle et de prévention des maladies [Africa CDC] ont indiqué que nous devons atteindre au moins 60 % de la population pour ralentir significativement la propagation de la maladie. »

La mission de l’UA pour trouver des vaccins mène des discussions avec d’autres fabricants pour obtenir davantage de vaccins, précise le communique, car « la route est encore longue » pour vaincre le coronavirus, a reconnu M. Ramaphosa.

Le Monde avec AFP



Via LeMonde Afrique

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Afrique

A Davos, le président sud-africain fustige les pays riches qui « accaparent » les vaccins anti-Covid

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A la morgue de l’agence de Pretoria de la société sud-africaine Avbob, spécialisée dans les services funéraires, le 22 janvier 2021.

Fustigeant les pays riches qui « accaparent » les vaccins anti-Covid, le président sud-africain Cyril Ramaphosa a mis en garde mardi 26 janvier, lors du sommet économique mondial de Davos, contre tout « nationalisme » dans les stratégies d’acquisition des précieuses doses.

« Les pays riches du monde accaparent ces vaccins. Nous les appelons à mettre à disposition les doses excédentaires commandées et thésaurisées », a-t-il déclaré via un message vidéo depuis Pretoria adressé au sommet de Davos, qui se déroule sous un format virtuel cette année. Les pays pauvres sont mis à l’écart par ceux qui ont les moyens d’acquérir « jusqu’à quatre fois ce dont leur population a besoin », a-t-il ajouté.

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Cet appel fait écho à des avertissements répétés de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) contre le « nationalisme vaccinal ». Le directeur de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, avait appelé les pays riches à ne pas « couper la file » et mettre à disposition des pays pauvres leurs doses excédentaires par le biais du mécanisme Covax, pour un accès équitable aux vaccins.

Jusqu’à 2,5 fois plus cher qu’en Europe

Ce dispositif de l’OMS doit permettre de vacciner 10 % de la population du continent africain dans le courant de l’année. D’autres vaccins doivent également être fournis par l’intermédiaire de l’Union africaine (UA), qui s’est engagée à procurer 270 millions de doses aux pays du continent. Mais, selon Cyril Ramaphosa, qui a lui-même lancé l’initiative alors qu’il était président de l’UA, celle-ci ne connaît jusqu’ici qu’un « succès marginal ».

Officiellement, le pays le plus touché du continent, l’Afrique du Sud, paiera ses premiers vaccins, acquis par le biais de négociations directes entre le gouvernement et le laboratoire AstraZeneca, 2,5 fois plus cher que les pays de l’Union européenne. L’UE a récemment expliqué avoir dès le début soutenu financièrement le développement de ce vaccin, avant même d’avoir la garantie qu’il serait efficace.

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Relativement épargnés par la première vague de la pandémie, la plupart des pays africains sont désormais sous le coup d’une seconde vague plus virulente. L’apparition de nouveaux variants du virus, dont celui découvert en Afrique du Sud et réputé plus contagieux, a aussi accéléré la ruée vers les vaccins.

Selon les estimations, l’Afrique aura besoin de 1,5 milliard de vaccins pour immuniser 60 % de son 1,3 milliard d’habitants, pour un coût qui oscille entre 5,8 et 8,2 milliards d’euros.

Le Monde avec AFP



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Afrique

Israël rouvre une mission diplomatique au Maroc

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Le gendre de l’ex-président américain Donald Trump, Jared Kushner, à Rabat, le 22 décembre 2020.

Israël a annoncé mardi 26 janvier la réouverture d’une mission diplomatique au Maroc, vingt ans après la fermeture de sa représentation, les deux pays ayant normalisé leurs relations en décembre. Ambassadeur d’Israël en Egypte entre 2016 et 2020, David Govrin est arrivé dans la journée à Rabat en tant que nouveau chargé d’affaires, a indiqué le ministère israélien des affaires étrangères, estimant qu’il s’agissait d’un « jour de célébrations pour l’Etat d’Israël ».

« David Govrin et son équipe vont travailler à poursuivre les relations bilatérales dans tous les domaines, y compris dans tout ce qui est lié au dialogue politique, au tourisme, à l’économie et aux liens culturels », poursuit le communiqué du ministère.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Le Maroc et Israël concrétisent leur normalisation diplomatique

Le Maroc a été le quatrième pays arabe à annoncer en 2020 la normalisation de ses relations avec Israël, après les Emirats arabes unis, Bahreïn et le Soudan. Les deux pays ont signé en décembre à Rabat un accord de normalisation de leurs liens parrainé par les Etats-Unis, avec des accords bilatéraux centrés sur les liaisons aériennes directes, la gestion de l’eau, les connexions des systèmes financiers et un accord d’exemption de visa pour les diplomates.

La plus importante communauté juive d’Afrique du Nord

Le gouvernement israélien a officiellement approuvé dimanche cet accord, qui doit toutefois encore obtenir le feu vert des députés. Rabat avait fermé son bureau de liaison à Tel-Aviv en 2000, au début de la seconde Intifada (soulèvement palestinien). Le Maroc abrite la plus importante communauté juive d’Afrique du Nord, avec quelque 3 000 personnes. Environ 700 000 juifs d’origine marocaine vivent en Israël.

Lire aussi « Au Maroc, une victoire diplomatique sur le Sahara au risque d’une défaite morale sur la question palestinienne »

La diplomatie israélienne a par ailleurs annoncé l’ouverture mardi du consulat général d’Israël à Dubaï. Tel-Aviv avait annoncé dimanche l’ouverture d’une ambassade dans la capitale émiratie, Abou Dhabi, un peu plus de quatre mois après la signature de l’accord de normalisation avec cette monarchie arabe du Golfe.

Le Monde avec AFP



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Au Burkina Faso, la lutte sécuritaire met sous pression journalistes et militants

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Yacouba Ladji Bama, rédacteur en chef du journal d’investigation « Courrier Confidentiel », le 14 janvier 2021 devant les locaux de la rédaction à Ouagadougou.

Un bruit étrange, comme un « poc », et la trace d’un impact sur le pare-brise avant de sa voiture. « C’était un tir de balle. Par chance, elle n’a pas traversé la vitre », rapporte le journaliste burkinabé Yacouba Ladji Bama. Ce soir du 10 novembre 2020, le rédacteur en chef du bimensuel d’investigation Courrier Confidentiel prenait la route pour la capitale, Ouagadougou, après avoir coanimé un panel sur la corruption électorale à Dori, dans le nord du pays. Assis à l’avant, côté passager, il a eu le sentiment glaçant d’avoir échappé de peu à la mort.

Depuis, Yacouba Ladji Bama a déposé plainte contre X pour « tentative d’attentat à la vie », mais cherche encore à comprendre. A-t-on voulu l’éliminer ? Et qui ? Il le sait, ses écrits dérangent. Le journaliste est connu pour avoir révélé de nombreux scandales financiers et politiques au sommet du pouvoir. Il y a un an déjà, le 6 janvier 2020, son domicile à Ouagadougou avait été la cible d’une attaque au cocktail Molotov et son véhicule incendié par des individus non identifiés.

Lire aussi « Avant, on ne connaissait pas la faim » : les Burkinabés fragilisés par le djihadisme, le climat et le Covid-19

Les journalistes et les militants au Burkina Faso font face à une pression accrue depuis quelques années. Le pays est pourtant considéré comme l’une des « réussites du continent africain en matière de liberté de la presse » selon l’ONG Reporters sans frontières, qui le classe 38e (sur 180 pays). Mais la lutte antiterroriste menée contre les groupes djihadistes met à rude épreuve la liberté d’informer.

Les fantômes hantent le bureau de Yacouba Ladji Bama. Entre les portraits de Che Guevara et de l’ancien président révolutionnaire Thomas Sankara accrochés au mur, apparaît le visage de Norbert Zongo, le journaliste d’investigation burkinabé assassiné le 13 décembre 1998. Si la chute du régime de Blaise Compaoré en 2014, après vingt-sept ans de règne, a fait souffler un vent de liberté et permis de nombreux acquis démocratiques au Burkina Faso, le rédacteur en chef est de nouveau inquiet.

Intimidation, stigmatisation

En 2020, « au moins six attaques ou intimidations » contre des confrères ont été comptabilisées par l’Association des journalistes du Burkina (AJB). C’est la première fois que cette organisation indépendante enregistre autant de cas depuis l’ère Compaoré.

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