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Afrique

le président Abdelmadjid Tebboune retourne se faire soigner en Allemagne

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Le président algérien Abdelmadjid Tebboune à Alger le 21 janvier 2020.

Le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, est reparti dimanche 10 janvier en Allemagne pour se faire soigner de « complications » à un pied à la suite de sa récente contamination par le Covid-19, ouvrant une nouvelle période d’absence à la tête de l’Algérie. Ce départ pour l’Allemagne survient moins de deux semaines après son retour d’un premier séjour qui l’avait tenu éloigné du plus grand pays du Maghreb pendant deux longs mois.

« Il y a peu, le président de la République, M. Abdelmajid Tebboune, est parti pour l’Allemagne pour soigner des complications au pied après avoir été malade du Covid-19 », est-il écrit dans un communiqué posté sur le compte Facebook de la présidence algérienne. Aucune précision n’a été divulguée sur la nature des « complications » ni sur la durée du nouveau séjour médical du président algérien en Allemagne.

Lire aussi Le président Tebboune de retour en Algérie après deux mois d’absence

« Mon retour en Allemagne était prévu, comme l’avaient programmé les médecins, pour poursuivre le protocole de soins. Je souhaite que la durée de mon voyage médical soit très courte », a expliqué avant son départ M. Tebboune dans une brève déclaration diffusée par la télévision publique. D’après une récente étude française, les malades du Covid-19 intubés et ventilés courent un risque important de souffrir d’une phlébite, c’est-à-dire l’apparition de caillots de sang dans leurs veines, avec des conséquences potentiellement graves.

« Il est possible que je subisse une opération chirurgicale simple au pied », a ajouté M. Tebboune avant de s’engager à « suivre au quotidien les affaires de l’Etat avec tous les responsables ». « L’Etat est debout », a-t-il conclu.

Lancement de la campagne de vaccination

Parmi les priorités de l’agenda chargé du chef de l’Etat figurent l’élaboration de la nouvelle loi électorale en vue des prochains scrutins locaux et législatif et le lancement de la campagne de vaccination contre le Covid-19 « dès janvier ».

La télévision nationale a diffusé dimanche des images du chef de l’Etat dans le salon d’honneur de l’aéroport militaire de Boufarik, près d’Alger, où il a été salué par des hauts responsables de l’Etat – dont le chef d’état-major de l’armée, le général Saïd Chengriha – avant de s’envoler pour Berlin.

M. Tebboune devait subir ce traitement au pied avant son retour en Algérie, mais comme il ne revêtait pas un caractère d’urgence, il avait été reporté en raison d’engagements du président liés au traitement de certains « dossiers urgents », selon la présidence. Le chef de l’Etat avait dû rentrer à Alger notamment afin de signer la loi de finances 2021 avant le 31 décembre et de promulguer la révision de la Constitution adoptée par référendum le 1er novembre.

Lire notre récit : L’Algérie renoue avec la vacance du pouvoir

Le président Tebboune, âgé de 75 ans et grand fumeur, avait quitté Berlin le 29 décembre dernier à l’issue d’une hospitalisation, suivie d’une convalescence, après avoir contracté le nouveau coronavirus en octobre auprès de son entourage à Alger. Hospitalisé le 27 octobre dans un établissement militaire d’Alger, il avait été transféré d’urgence dans un établissement spécialisé en Allemagne le 28 octobre.

Fort peu de détails ont filtré sur son séjour médical en Allemagne, y compris le lieu ou les lieux où il a été admis. Lors de son retour au pays, M. Tebboune, ayant regagné du poids et apparemment en bonne santé, avait laissé entendre qu’il était presque entièrement guéri. Il portait toutefois une attelle au pied droit, selon des captures d’écran d’une vidéo télévisée.

Le Monde avec AFP



Via LeMonde Afrique

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Afrique

Au Mozambique, 250 000 personnes sinistrées après le passage du cyclone Eloïse

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Dans la région de Buzi, le 24 janvier 2021.

Le cyclone Eloïse a laissé 250 000 personnes en détresse au Mozambique, a affirmé mardi 26 janvier la représentante de l’ONU dans ce pays, Myrta Kaulard, révisant en forte hausse le nombre de sinistrés, estimé la veille à environ 170 000 personnes.

« Nous sommes très inquiets » et les « besoins augmentent », a-t-elle souligné lors d’une liaison vidéo avec des journalistes à l’ONU à New York, précisant que l’évaluation de l’impact du cyclone était toujours en cours.

Pluies torrentielles

Parmi les 250 000 sinistrés, 18 000 sont devenus des personnes déplacées, a précisé la responsable de l’ONU. Elle a aussi indiqué que 76 centres de santé avaient été endommagés comme 400 salles d’écoles.

« C’est un énorme problème » et « nous voyons aussi des zones inondées et beaucoup de gens qui essayent de les quitter », a indiqué Myrta Kaulard, soulignant que dans le même temps « la diffusion du Covid-19 avait augmenté considérablement ces dernières semaines » au Mozambique, notamment dans le sud.

Lire aussi Mozambique : six morts et des milliers de personnes sans foyer après le passage d’un cyclone

Les régions touchées ce week-end par le cyclone Eloïse, dans la zone côtière du centre du pays, à environ 60 kilomètres de Beira, ont subi des rafales de vent allant jusqu’à 150 km/h et des pluies torrentielles.

Ce pays d’Afrique australe avait déjà été sévèrement touché il y a deux ans par les cyclones Idai et Kenneth qui avaient fait en 2019 quelque 700 morts, plusieurs millions de sinistrés et d’énormes dégâts matériels.

Le Monde avec AFP



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Afrique

A Davos, le président sud-africain fustige les pays riches qui « accaparent » les vaccins anti-Covid

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A la morgue de l’agence de Pretoria de la société sud-africaine Avbob, spécialisée dans les services funéraires, le 22 janvier 2021.

Fustigeant les pays riches qui « accaparent » les vaccins anti-Covid, le président sud-africain Cyril Ramaphosa a mis en garde mardi 26 janvier, lors du sommet économique mondial de Davos, contre tout « nationalisme » dans les stratégies d’acquisition des précieuses doses.

« Les pays riches du monde accaparent ces vaccins. Nous les appelons à mettre à disposition les doses excédentaires commandées et thésaurisées », a-t-il déclaré via un message vidéo depuis Pretoria adressé au sommet de Davos, qui se déroule sous un format virtuel cette année. Les pays pauvres sont mis à l’écart par ceux qui ont les moyens d’acquérir « jusqu’à quatre fois ce dont leur population a besoin », a-t-il ajouté.

Lire aussi Covid-19 : l’Afrique se lance dans la bataille pour l’accès aux vaccins

Cet appel fait écho à des avertissements répétés de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) contre le « nationalisme vaccinal ». Le directeur de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, avait appelé les pays riches à ne pas « couper la file » et mettre à disposition des pays pauvres leurs doses excédentaires par le biais du mécanisme Covax, pour un accès équitable aux vaccins.

Jusqu’à 2,5 fois plus cher qu’en Europe

Ce dispositif de l’OMS doit permettre de vacciner 10 % de la population du continent africain dans le courant de l’année. D’autres vaccins doivent également être fournis par l’intermédiaire de l’Union africaine (UA), qui s’est engagée à procurer 270 millions de doses aux pays du continent. Mais, selon Cyril Ramaphosa, qui a lui-même lancé l’initiative alors qu’il était président de l’UA, celle-ci ne connaît jusqu’ici qu’un « succès marginal ».

Officiellement, le pays le plus touché du continent, l’Afrique du Sud, paiera ses premiers vaccins, acquis par le biais de négociations directes entre le gouvernement et le laboratoire AstraZeneca, 2,5 fois plus cher que les pays de l’Union européenne. L’UE a récemment expliqué avoir dès le début soutenu financièrement le développement de ce vaccin, avant même d’avoir la garantie qu’il serait efficace.

Lire aussi Coronavirus : l’Afrique du Sud espère les premiers vaccins en février

Relativement épargnés par la première vague de la pandémie, la plupart des pays africains sont désormais sous le coup d’une seconde vague plus virulente. L’apparition de nouveaux variants du virus, dont celui découvert en Afrique du Sud et réputé plus contagieux, a aussi accéléré la ruée vers les vaccins.

Selon les estimations, l’Afrique aura besoin de 1,5 milliard de vaccins pour immuniser 60 % de son 1,3 milliard d’habitants, pour un coût qui oscille entre 5,8 et 8,2 milliards d’euros.

Le Monde avec AFP



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Israël rouvre une mission diplomatique au Maroc

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Le gendre de l’ex-président américain Donald Trump, Jared Kushner, à Rabat, le 22 décembre 2020.

Israël a annoncé mardi 26 janvier la réouverture d’une mission diplomatique au Maroc, vingt ans après la fermeture de sa représentation, les deux pays ayant normalisé leurs relations en décembre. Ambassadeur d’Israël en Egypte entre 2016 et 2020, David Govrin est arrivé dans la journée à Rabat en tant que nouveau chargé d’affaires, a indiqué le ministère israélien des affaires étrangères, estimant qu’il s’agissait d’un « jour de célébrations pour l’Etat d’Israël ».

« David Govrin et son équipe vont travailler à poursuivre les relations bilatérales dans tous les domaines, y compris dans tout ce qui est lié au dialogue politique, au tourisme, à l’économie et aux liens culturels », poursuit le communiqué du ministère.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Le Maroc et Israël concrétisent leur normalisation diplomatique

Le Maroc a été le quatrième pays arabe à annoncer en 2020 la normalisation de ses relations avec Israël, après les Emirats arabes unis, Bahreïn et le Soudan. Les deux pays ont signé en décembre à Rabat un accord de normalisation de leurs liens parrainé par les Etats-Unis, avec des accords bilatéraux centrés sur les liaisons aériennes directes, la gestion de l’eau, les connexions des systèmes financiers et un accord d’exemption de visa pour les diplomates.

La plus importante communauté juive d’Afrique du Nord

Le gouvernement israélien a officiellement approuvé dimanche cet accord, qui doit toutefois encore obtenir le feu vert des députés. Rabat avait fermé son bureau de liaison à Tel-Aviv en 2000, au début de la seconde Intifada (soulèvement palestinien). Le Maroc abrite la plus importante communauté juive d’Afrique du Nord, avec quelque 3 000 personnes. Environ 700 000 juifs d’origine marocaine vivent en Israël.

Lire aussi « Au Maroc, une victoire diplomatique sur le Sahara au risque d’une défaite morale sur la question palestinienne »

La diplomatie israélienne a par ailleurs annoncé l’ouverture mardi du consulat général d’Israël à Dubaï. Tel-Aviv avait annoncé dimanche l’ouverture d’une ambassade dans la capitale émiratie, Abou Dhabi, un peu plus de quatre mois après la signature de l’accord de normalisation avec cette monarchie arabe du Golfe.

Le Monde avec AFP



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