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L’ancien président du Niger, Mamadou Tandja, est mort à l’âge de 82 ans

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Le président Mamadou Tandja à l’aéroport de Niamey, au Niger, le 27 mars 2009.

L’ancien président du Niger, Mamadou « Baba » Tandja, qui avait dirigé le pays de 1999 à 2010, est décédé mardi 24 novembre à Niamey à l’âge de 82 ans, selon un communiqué de la présidence lu à la télévision publique nigérienne, qui ne précise pas la cause de la mort. « Un deuil de trois jours sera observé sur toute l’étendue du territoire national », conclut le texte.

Voir aussi Au Niger, Mamadou Tandja, de coup d’Etat en coup d’Etat

Ancien militaire ayant participé au putsch contre le président Diori Hamani au profit du général Seyni Kountché (mort au pouvoir en 1987), Tandja avait ensuite été ministre à plusieurs reprises avant d’être élu président en 1999.

Renversé en 2010 par un putsch militaire après avoir voulu s’accrocher au pouvoir après les deux mandats auxquels lui donnait droit la Constitution, Tandja restait une figure populaire au Niger. Avec le temps la rue semblait avoir oublié les derniers mois de son régime pour ne retenir que l’image de « Baba » Tandja, le père de la nation, qui luttait contre la pauvreté.

Alors que ses partisans ont longtemps espéré son retour sur la scène politique, Tandja s’était définitivement retiré, après des soins médicaux en France en 2015.

Des hommages d’hommes politiques

Plusieurs chaînes de télévision, dont la télévision publique, ont suspendu leurs programmes pour diffuser en boucle des chants religieux et des photos de Tandja.

« Le président Tandja vient de nous quitter après avoir vaillamment lutté contre la mort. Je présente mes condoléances émues à sa famille. C’était un grand homme. Il nous laisse le souvenir d’un président au patriotisme chevillé au corps. Qu’il repose en paix ! », a tweeté l’ancien ministre Mohamed Bazoum, candidat du parti au pouvoir à la présidentielle de décembre.

Le président Mahamadou Issoufou, qui quittera le pouvoir après deux mandats en décembre, a lui fait part de « sa profonde émotion ».

Le Monde avec AFP





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47 personnes mortes dans de nouveaux heurts entre tribus

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Quelques semaines après la fin d’une mission de paix longue de treize ans menée par l’Organisation des Nations unies (ONU) et l’Union africaine au Darfour (la Minuad), ces violences inquiètent particulièrement. Lundi 18 janvier, des affrontements entre tribus rivales ont coûté la vie à 47 personnes dans cette vaste région de l’ouest du Soudan minée par l’instabilité.

Des hommes « de la tribu arabe des Rizeigat à bord de véhicules, de motos et de chameaux ont lancé une attaque contre le village de Saadoun » (Darfour du Sud), fief de la tribu des Falata, a déclaré l’un des chefs de cette dernière, Mohamed Saleh. « Les heurts (…) ont maintenant cessé », a-t-il ajouté, en faisant état de 47 morts. Plusieurs maisons ont été incendiées, selon lui. Aucune indication n’a été donnée, dans l’immédiat, sur les raisons de cette attaque.

Ces nouvelles violences sont survenues après qu’au moins 83 personnes ont été tuées en moins de quarante-huit heures dans des heurts entre tribus dans l’Etat du Darfour-Occidental. Ces heurts avaient éclaté entre la tribu des Massalit et des nomades arabes après une dispute entre deux individus.

Trois cent mille morts

Après le retrait progressif des troupes de la Minuad, qui doit être étalé sur six mois à partir de janvier, le gouvernement soudanais doit prendre la responsabilité de la protection des populations de la région.

Le conflit au Darfour avait débuté en 2003 entre forces loyales au régime du général Omar Al-Bachir à Khartoum et des membres de minorités ethniques s’estimant marginalisées et réclamant une répartition plus équitable du pouvoir et des richesses. Les violences ont fait quelque 300 000 morts et plus de 2,5 millions de déplacés, essentiellement durant les premières années du conflit, selon l’ONU.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Comment le Soudan a sombré pendant les trente ans de pouvoir d’Al-Bachir

« Nettoyage ethnique »

Pour lutter contre les insurgés, le pouvoir avait déployé les janjawids, une milice armée composée essentiellement de nomades arabes, accusés de « nettoyage ethnique » et de viols. Des milliers de miliciens ont été par la suite incorporés dans les Forces de soutien rapide (RSF), un groupe paramilitaire.

Le gouvernement soudanais de transition – mis en place après la chute de l’autocrate Omar Al-Bachir en avril 2019 causée par plusieurs mois de contestation populaire – a signé en octobre un accord de paix historique avec plusieurs groupes rebelles, y compris au Darfour. Mais certains groupes rebelles n’ont pas signé l’accord.

Si les violences ont baissé d’intensité dans cette région, les affrontements restent fréquents concernant l’accès à la terre et à l’eau, opposant éleveurs nomades arabes et fermiers darfouris. Lundi, l’ONU a exprimé sa « profonde préoccupation » quant aux violences au Darfour.

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, « demande aux autorités soudanaises de déployer tous les efforts pour parvenir à une désescalade de la situation, mettre un terme aux combats, restaurer l’ordre et la loi et assurer la protection des civils », selon son porte-parole.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi A Khartoum, Omar Al-Bachir jugé pour son coup d’Etat de 1989

Le Monde avec AFP



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En Tunisie, le renouveau des espaces culturels

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Publié aujourd’hui à 11h00

A côté de l’exposition consacrée aux œuvres calligraphiques d’un jeune artiste tunisien, Mohamed Ben Dhia, des étudiants savourent un café ou feuillettent des ouvrages dans le coin lecture de l’espace culturel Préface. Niché dans la rue principale et commerçante de la ville touristique de Sousse, à 140 kilomètres de Tunis, il a ouvert ses portes en pleine pandémie de Covid-19, en septembre 2020. « Excepté le théâtre municipal, il existe peu d’endroits de ce genre. Nous voulions permettre à la jeunesse de s’évader, malgré la situation sanitaire », souligne Rami Ben Rejab, cofondateur de ces lieux, âgé de 29 ans.

Avec Anissa Lamiri, ils ont fait le pari d’ouvrir ce centre en dépit d’une rentabilité financière incertaine, qui le rend peu éligible à des prêts bancaires. Des salles de projection, de coworking et de conférences ont été aménagées afin de diversifier les activités. Issu de la diaspora tunisienne qui était partie étudier à l’étranger avant 2011, Rami est revenu pour lancer son projet en 2018. « Quand j’étais adolescent, les loisirs se résumaient aux sorties dans les salons de thé ou au sport entre amis, il n’y avait pas vraiment d’offre. »

Amel Laouini, danseuse et chorégraphe, en répétition pour la pièce « Couleur pourpre », de Nawfel Azara, qui traite de la migration clandestine chez de jeunes tunisiens. Tunis, le 13 janvier 2021.

Depuis la révolution, ils ne sont pas les seuls à s’être lancés dans ce type d’aventure, à contre-courant de la tradition du pays. La culture représente moins de 1 % du budget de l’Etat, quand 69 % sont consacrés à la masse salariale des fonctionnaires. Avant la révolution, la politique culturelle, très centralisée, était axée sur le divertissement et la consommation. En témoignent l’ouverture des hypermarchés Carrefour et Géant ou encore l’invitation de stars internationales telles que Michael Jackson, en 1996, et Mariah Carey, en 2006.

Malgré l’ouverture en grande pompe de la Cité de la culture, dans le centre de Tunis, en mars 2018, un édifice dont la construction avait commencé sous la présidence de Zine El-Abidine Ben Ali, le manque de lieux adaptés se fait sentir, tout comme l’absence de politique culturelle dynamique. Les 226 maisons de la culture qui existaient sous le régime de Ben Ali (1987-2011) ont été progressivement délaissées, voire fermées. Aujourd’hui, une partie de la jeunesse les assimile davantage à archaïsme qu’à des centres d’émulation créative.

« Avant la révolution, les espaces culturels étaient soit des lieux de résistance, pour ceux qui étaient indépendants, soit, pour les lieux publics, des espaces consacrés au discours propagandiste de la dictature », insiste Shiran Ben Abderrazak, directeur exécutif de la Fondation Rambourg, l’une des principales organisations philanthropiques culturelles privées tunisiennes, qui consacre près de 600 000 euros par an à divers projets depuis 2015. Il souligne que ce genre d’investissement privé n’aurait jamais pu exister de façon indépendante sous Ben Ali : « Sur le plan culturel, une nouvelle liberté s’est installée après la révolution. »

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L’Afrique du Sud confrontée à une deuxième vague brutale

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Dans une unité Covid de l’hôpital Steve Biko, à Pretoria (Afrique du Sud), le 11 janvier 2021.

Des soignants, les pieds dans l’eau après des pluies intenses, s’occupant de malades du Covid-19 abrités par une simple structure métallique sur un parking. Publiées sur un compte Instagram supprimé depuis, les images sont devenues le symbole de la nouvelle crise sanitaire qui frappe l’Afrique du Sud. Submergé par un nombre record de patients gravement atteints, l’hôpital Steve-Biko, à Pretoria, n’a d’autre choix que de prendre en charge les nouveaux cas dans des tentes initialement destinées au triage des arrivées.

Lire aussi Covid-19 : l’Afrique se lance dans la bataille pour l’accès aux vaccins

« L’augmentation du nombre de patients sérieusement malades, qui ont besoin de soins intensifs et arrivent parfois en groupe, met une sérieuse pression sur l’établissement », a reconnu le département de la santé de la province du Gauteng dans un communiqué annonçant l’installation de deux tentes supplémentaires. Comme (lui) l’hôpital Steve-Biko, de plus en plus d’établissements atteignent leur capacité maximale dans les provinces les plus touchées par la deuxième vague de Covid-19 qui frappe l’Afrique du Sud, ravivant la crainte d’un manque de lits, d’oxygène et d’équipements de protection.

« Quand elle est arrivée, c’était la folie, nous avons été pris de court » Une soignante de l’hôpital Chris-Hani-Baragwanath, à Soweto

L’ampleur de la nouvelle déferlante a déjà largement dépassé celle de la première vague. Alors que le pic des nouvelles contaminations quotidiennes s’établissait à 13 900 en juillet 2020, l’Afrique du Sud, pays le plus touché par la pandémie sur le continent, a régulièrement dépassé le seuil des 20 000 nouvelles infections par jour depuis le début de l’année.

Le 13 janvier, les autorités ont annoncé la mort de 800 malades, un autre triste record. Officiellement, 36 000 personnes sont décédées du Covid-19 en Afrique du Sud depuis le début de la pandémie, mais la courbe de l’évolution du nombre de morts naturelles montre, elle, un excédent de 80 000 décès en comparaison des années précédentes. Fin décembre, elle indiquait que le nombre de morts naturelles a pratiquement doublé.

« Hôpitaux pleins à craquer »

Emmenée par un nouveau variant du virus, plus contagieux, la deuxième vague s’est abattue sur le pays à une vitesse inattendue. « Quand elle est arrivée, c’était la folie, nous avons été pris de court », raconte une soignante de l’hôpital Chris-Hani-Baragwanath, à Soweto. S’il reste des lits disponibles dans cet établissement, la peur, elle, s’empare de nouveau des soignants. « Ceux qui travaillent dans les unités Covid-19 sont protégés mais nous avons des patients atteints du virus dans d’autres services où le personnel ne possède pas l’équipement adapté », confie-t-elle sous couvert d’anonymat alors que le personnel hospitalier a interdiction de s’exprimer dans la presse.

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