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L’Allemagne va à nouveau lever le frein à l’endettement en prévision d’un déficit budgétaire en 2021

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La chancelière Angela Merkel et le ministre des finances Olaf Scholz lors d’une réunion ministèrielle, mercredi 19 août.

Traditionnellement champion de la rigueur budgétaire, le gouvernement allemand va devoir de nouveau recourir à l’emprunt l’an prochain pour financer un déficit budgétaire important en raison de l’impact continu de la pandémie de Covid-19, a annoncé vendredi 20 août le ministre des finances.

« Nous allons être contraints également l’an prochain de demander une exception à la règle sur la limitation de l’endettement » public en Allemagne pour financer le budget, et ce « afin d’utiliser des moyens considérables pour protéger la santé des citoyens et stabiliser l’économie », a déclaré Olaf Scholz au groupe de presse régional Funke.

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La règle à laquelle le ministre social-démocrate fait référence est celle que la première économie européenne a inscrite en 2011 dans sa Constitution, appelée « frein à l’endettement » : elle interdit en principe au gouvernement fédéral d’emprunter chaque année plus de 0,35 % de son Produit intérieur brut (PIB).

Dans des circonstances exceptionnelles, le gouvernement peut toutefois demander à la chambre des députés l’autorisation de dépasser ce seuil. C’est ce qui s’est passé au printemps dernier lorsque Berlin a débloqué en urgence des centaines de milliards d’euros pour son économie. Le gouvernement fédéral avait alors emprunté pour 218,5 milliards d’euros.

La politique du « zéro déficit » mise entre parenthèses

L’Allemagne, qui a accumulé les excédents budgétaires ces dernières années, va donc rompre pour la deuxième année consécutive avec son orthodoxie en la matière.

Le gouvernement d’Angela Merkel va aussi continuer à mettre entre parenthèses l’autre ligne politique qu’il s’était fixée au départ : celle du « zéro déficit » et de l’absence totale de recours à l’emprunt. « Il faut s’y attendre en raison de l’évolution » de la pandémie, qui perdure, et de ses conséquences économiques, a souligné le ministre des finances, interrogé sur la possibilité d’un recours à l’emprunt l’an prochain.

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Le pays connaît depuis plusieurs semaines une recrudescence du nombre de cas de contamination, liée notamment au retour de touristes de l’étranger.

Le Monde avec AFP

via LeMonde

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Afrique

appel « pour la libération des détenus du Hirak »

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Le soulèvement pacifique du peuple algérien, en action depuis février 2019 pour la conquête de ses libertés démocratiques, a su faire preuve de sagesse et d’un sens élevé des responsabilités en recommandant aux manifestants de renoncer aux marches, jusque-là suivies massivement, pour éviter la propagation de l’épidémie due au coronavirus. Né pour construire un meilleur avenir pour le pays, il a ainsi agi en cohérence avec ses objectifs de libertés et de droits humains, soucieux des intérêts supérieurs du pays.

Les acteurs et les actrices de ce soulèvement savent que, pour atteindre leurs objectifs, il faut continuer à se mobiliser pacifiquement pour écarter un système politique qui, derrière une façade civile et des élections manipulées, organise l’emprise du commandement militaire sur la vie politique, économique et sociale.

Luttes de pouvoir parmi les dirigeants

Au lieu de suivre la voie de la sagesse et le sens élevé des responsabilités montrés par les acteurs du soulèvement et de répondre à leurs aspirations légitimes, les dirigeants algériens, toujours préoccupés par leurs luttes internes de pouvoir, échafaudent des feuilles de route remplies de promesses visant la sauvegarde de leurs propres intérêts.

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Pour répondre aux aspirations populaires exprimées depuis février 2019, la voie est dans l’ouverture des scènes politique et médiatique, débarrassées de la surveillance des services de sécurité. Elle est dans l’engagement, par le dialogue et la négociation avec les acteurs du Hirak, d’une véritable transition démocratique pouvant assurer un Etat de droit garant des libertés individuelles et collectives.

Cette réorientation politique des dirigeants algériens doit passer par la libération immédiate de tous les détenus politiques ou d’opinion aujourd’hui incarcérés par des juges soumis, avec des incriminations qui n’ont rien à voir avec leur combat pour les droits humains et les libertés démocratiques.

Deux journalistes condamnés

La condamnation à deux ans de prison ferme de Khaled Drareni ce 15 septembre 2020, de même que celle d’Abdelkrim Zeghileche, lundi 24 août, sont l’ultime démonstration de cette justice aux ordres. Les peines reçues par ces deux journalistes, punis pour avoir exercé avec honnêteté, responsabilité et engagement leur travail d’information, sont les plus lourdes prononcées contre des journalistes depuis l’indépendance de l’Algérie.

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Le combat du peuple algérien pour la conquête de ses droits légitimes mérite la solidarité agissante de toutes les femmes et de tous les hommes épris de justice et de liberté. Nous manifestons notre solidarité à ce combat et dénonçons la politique répressive menée par le pouvoir algérien envers le Hirak pacifique et responsable, qui est un espoir de libération et d’émancipation citoyennes ; exigeons la libération immédiate et sans condition de tous les journalistes et de tous les détenus politiques et d’opinion ; alertons les différentes organisations internationales pour exiger de l’Etat algérien le respect de tous les traités et conventions de défense des droits humains ratifiés par l’Algérie ; appelons solennellement le chef de l’Etat algérien à faire respecter, effectivement, les droits et libertés des citoyennes et des citoyens établis par les conventions internationales et dûment ratifiées par l’Algérie.

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Afrique

Guillaume Soro appelle l’opposition à faire bloc contre Alassane Ouattara

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L’ancien président du Parlement ivoirien Guillaume Soro lors de sa conférence de presse le 17 septembre 2020, dans un grand hôtel de Paris.

Trois jours après avoir été écarté de la course électorale par le Conseil constitutionnel de Côte d’Ivoire, l’opposant et ancien chef rebelle, exilé en France, Guillaume Soro fait mine de toujours croire à son destin présidentiel. Lundi 14 septembre, sa candidature a été jugée irrecevable par les juges en raison d’une condamnation par la justice de son pays à vingt ans de prison et une amende de 4,5 milliards de francs CFA (quelque 7 millions d’euros) pour « recel de détournement de deniers publics » et « blanchiment de capitaux ». Le tribunal l’avait également privé de ses droits civiques pour cinq ans.

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Malgré cela, jeudi 17 septembre, lors d’une conférence de presse organisée dans les salons d’un grand hôtel parisien, l’ancien président du Parlement a réaffirmé qu’il maintenait sa candidature de manière « ferme, irréductible et irrévocable ». Guillaume Soro s’appuie notamment sur une ordonnance rendue 48 heures auparavant par la Cour africaine des droits de l’homme (CADH) qui « ordonne » à l’Etat ivoirien de « lever immédiatement tous les obstacles empêchant Guillaume Soro de jouir de ses droits d’élire et d’être élu ». « Quand les juges ne sont pas corrompus comme ceux de mon pays, ils disent le droit et lui rendent ses lettres de noblesse », s’est réjoui Guillaume Soro.

Rien ne dit que le pouvoir ivoirien se pliera à l’injonction de la CADH alors qu’il était resté sourd à une décision précédente de cette même institution, datant du mois d’avril, et qui avait vainement ordonné à l’Etat de « surseoir à l’exécution du mandat d’arrêt émis contre Guillaume Kigbafori Soro ». Pire, ce dernier avait été condamné une semaine seulement après ce jugement. Dans la foulée, la Côte d’Ivoire décidait de se retirer de la CADH.

« Coup d’Etat constitutionnel »

Jeudi, Guillaume Soro a aussi appelé l’opposition à s’unir pour des « élections transparentes » et « stopper dans sa folle aventure » le président sortant Alassane Ouattara, son ancien allié et frère de combat en 2010 contre le pouvoir de Laurent Gbagbo.

Certes, l’opposition ivoirienne dénonce la candidature d’Alassane Ouattara à un troisième mandat. Elle la considère comme anticonstitutionnelle et, sur le plan moral, comme un déni de la parole donnée. Le chef de l’Etat s’était en effet engagé à laisser la voix libre à une nouvelle génération et avait renoncé à se représenter. Un engagement qui avait volé en éclat après la mort brutale, le 8 juillet, de celui qu’il avait choisi pour lui succéder, son ami, son dauphin, son premier ministre Amadou Gon Coulibaly.

Lire aussi Présidentielle en Côte d’Ivoire : la candidature du président Ouattara acceptée, celles de Soro et Gbagbo rejetées

Guillaume Soro accuse donc son ancien mentor de « coup d’Etat constitutionnel » et demande à l’opposition « de faire bloc ». Le problème pour lui est qu’une partie de cette opposition a décidé de participer le 31 octobre à ce que lui nomme une « mascarade ». « Maintenir l’élection du 31 n’a aucun sens, y participer serait cautionné le coup d’Etat institutionnel d’Alassane Ouattara », a-t-il martelé. « Je n’irai pas aux élections tant que [Alassane] Ouattara est candidat, ce serait valider la forfaiture », a-t-il ajouté.

« Le scrutin du 31 octobre n’aura pas lieu »

Mais plusieurs poids lourds de l’opposition ne partagent pas cet avis. Lundi, en même temps qu’elle rejetait la candidature de Guillaume Soro ainsi que celle de Laurent Gbagbo, la Cour constitutionnelle retenait celle de trois autres opposants. L’ancien président Henri Konan Bédié (1993-1999), l’ex-premier ministre sous la présidence de Laurent Gbagbo (2000-2010), Pascal Affi Nguessan, et l’ancien député Kouadio Konan Bertin, dissident du parti de M. Bédié, sont bien décidés à jouer le jeu électoral.

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Ainsi, lorsque Guillaume Soro dit et répète que « le scrutin du 31 octobre n’aura pas lieu », il convient de demander s’il ne s’agit pas là seulement d’un vœu pieu. Il n’a d’ailleurs rien voulu dire de la stratégie qu’il entend mettre en œuvre pour aboutir à ce résultat. L’ancien rebelle a perdu de sa force de frappe. Eloigné de la scène politique, isolé loin de ses terres, il ne semble plus en mesure de mobiliser la rue.

Certes, des échauffourées provoquées notamment par des partisans de Laurent Gbagbo ont accompagné, mardi, dans plusieurs localités du pays, la décision de la Cour constitutionnelle. En août, l’annonce de la candidature d’Alassane Ouattara avait aussi provoqué des affrontements, notamment communautaires, qui avaient fait une quinzaine de morts. En 2010, la crise née du refus de Laurent Gbagbo de reconnaître sa défaite électorale face à Alassane Ouattara avait fait quelque 3 000 morts. Ils sont peu à vouloir rejouer ce mauvais scénario.



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Afrique

L’Etat islamique revendique l’assassinat de huit personnes, dont six Français, au Niger le 9 août

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Le véhicule des humanitaires, après son attaque, près de Kouré, à une soixantaine de kilomètres de Niamey, le 9 août.

Le massacre avait choqué la France et le Niger, en plein cœur de l’été, mais n’avait pas été attribué : le groupe Etat islamique (EI) a revendiqué jeudi 17 septembre l’assassinat, le 9 août, au Niger de huit personnes, dont six humanitaires français et deux Nigériens, via son organe de propagande Al-Naba.

La publication, authentifiée par de multiples sources, dont l’organe américain SITE, spécialisé dans la surveillance des groupes djihadistes, évoque une « attaque éclair » dans la région de Kouré ayant abouti à la mort de six « Croisés » français et deux « apostats » nigériens.

Lire le contexte : Ce que l’on sait de l’assassinat du groupe d’humanitaires dans la réserve de Kouré au Niger

Le 9 août, les jeunes humanitaires français, deux hommes et quatre femmes, avaient été assassinés avec leur chauffeur et leur guide nigériens par des hommes armés à moto alors qu’ils visitaient la réserve de girafes de Kouré à 60 km au sud-est de la capitale Niamey où ils étaient basés. Une enquête en France avait été confiée à des magistrats spécialisés pour « assassinats en relation avec une entreprise terroriste ».

Quelques jours plus tard, le ministre nigérien de l’intérieur, Alkache Alhada, avait annoncé qu’un suspect avait été arrêté sans préciser son identité ni de quelconques liens avec tel ou tel groupe. Une source judiciaire avait indiqué le 12 août que, selon les premiers éléments de l’enquête, l’attaque paraissait « avoir été préméditée » avec pour objectif de « cibler des Occidentaux ».

Article réservé à nos abonnés Lire aussi L’assassinat des humanitaires au Niger, révélateur de la menace djihadiste

Les victimes avaient de 25 à 31 ans

Devant les locaux de l’ONG dont faisait partie les Français assassinés, le 10 août à Niamey, au Niger.

L’organe de propagande d’EI, Al-Naba, a consacré une page à l’attaque dans son numéro daté de jeudi, diffusant deux photos mais ne donnant que peu de détails sur l’événement lui-même.

Selon un expert consulté par l’AFP, et qui a requis l’anonymat, cette publication ne permet en aucun cas de déterminer si l’opération a été minutieusement préparée ou si le sort des huit victimes s’est décidé au moment de leur rencontre avec les hommes armés. Impossible aussi, ajoutait-il, de savoir si la revendication est ou non purement opportuniste, ni si les meurtriers avaient fait allégeance à l’EI avant ou après le 9 août.

Agées de 25 à 31 ans, les six victimes françaises avaient été envoyées par l’ONG Acted au Niger, où elles venaient notamment en aide aux populations déplacées. « La France toute entière porte le deuil de vos enfants », avait déclaré quelques jours plus tard le premier ministre français Jean Castex, lors d’une cérémonie d’hommage devant leurs cercueils alignés à l’aéroport d’Orly, près de Paris.

Lire aussi Niger : qui étaient les six Français tués au sud-est de Niamey ?

Ces jeunes « n’étaient pas des soldats, n’étaient pas armés » et « étaient venus au Niger pour y faire le bien », avait-il déploré. Ils « y ont rencontré le mal ». Après l’attaque, le gouvernement nigérien avait fermé la réserve tandis que la France plaçait le site en « zone rouge », tout comme le reste du pays, exceptée la capitale.

Des attaques djihadistes récurrentes

Ce pays sahélien très pauvre est en proie à des attaques djihadistes récurrentes qui ont fait des centaines de morts. Avec le Mali et le Burkina Faso voisin, le Niger est au cœur d’une immense zone écumée par des groupes djihadistes se revendiquant d’EI ou de son rival Al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi), et où sont déployés quelque 5 100 soldats français de la force antiterroriste Barkhane.

Ces derniers mois, l’armée française et celles des pays africains du G5 Sahel (Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger et Tchad) ont multiplié les offensives, en particulier dans la zone dite des « trois frontières » entre Mali, Niger et Burkina Faso. Elles ont notamment revendiqué la mort de l’émir d’Al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi), l’Algérien Abdelmalek Droukdal, en juin.

Mais des voix s’élèvent pour souligner combien la situation sécuritaire demeure extrêmement dégradée, sur fond de déliquescence des Etats centraux, incapables de reconquérir politiquement les territoires contrôlés sur le plan militaire.

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Le Monde



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