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Afrique

L’Afrique, théâtre d’un nouveau djihad

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Mozambique, Sahel, lac Tchad, Nigeria… des portions du continent subissent les percées de quelque 15 000 insurgés islamistes. Unifiés, ils formeraient la première force djihadiste du monde. Pour autant, en dépit des interactions, chaque groupe reste local.



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Afrique

« Puis-je écrire dans une langue que mon père ne parle pas ? »

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L’écrivain congolais Fiston Mwanza Mujila, en 2020, à Paris.

Avant tout, son nom. Ce qui n’est en réalité pas si simple : « Sur ma carte d’identité, c’est Mwanza Mujila pour le nom. Fiston, pour le prénom. Mais ma famille m’appelle toujours Mwanza, ou par un surnom. Moi-même, je considère Fiston plutôt comme un surnom pour me différencier de mon père dont je porte le nom », explique diligemment Fiston Mwanza Mujila au « Monde des livres ». Le romancier, qui vit à Graz, en Autriche, est de passage, fin septembre, à Paris ; pour présenter son deuxième roman, La Danse du Vilain (après Tram 83, Métailié, 2014, Grand Prix du premier roman de la Société des gens de lettres). Et, dans cet exubérant récit des errances à travers une cité minière d’enfants des rues, d’un écrivain autrichien, d’une madone (au moins) bicentenaire et de bien d’autres personnages encore, chacun sait le poids d’un nom. Que, par exemple, « certains gars coupent les bières sans regarder ou cambriolent car destinés par le nom qu’ils arborent ».

Lié par son nom peu commun aux soubresauts du Zaïre

Aussi n’est-on pas surpris que, dans le petit salon de l’hôtel où on le rencontre, Mwanza Mujila insiste sur l’histoire de son nom. « Je suis né à l’époque de “l’authenticité”, avance l’écrivain congolais. C’était un mouvement économique, politique et culturel de “zaïrisation” lancé par Joseph-Désiré Mobutu [1930-1997]. Il était interdit d’arborer un prénom chrétien, c’est-à-dire un prénom de l’Occident. Lui-même est devenu Mobutu Sese Seko, tandis que le Congo-Kinshasa fut rebaptisé “Zaïre”. » Quand la politique d’authenticité s’est essoufflée, ses parents lui ont demandé s’il voulait un « vrai » prénom. Réponse du jeune Fiston : « Cela ne m’intéresse pas. » Ce qui l’intéressait, en revanche, c’est d’être lié par son nom peu commun aux soubresauts du Zaïre. Et surtout, dit-il avec un franc sourire, « le fait de partir d’emblée avec un nom en lambeaux ».

Car avoir un nom qui n’en est pas un permet tout un tas de choses. Se réimaginer, par exemple. « Quand quelqu’un a un nom amoché, affirme Fiston Mwanza Mujila, on peut lui forger d’autres noms jamais définitifs, qui l’accompagnent dans les différents moments de sa vie. » Lorsque l’écrivain était enfant, c’était Mwanza Nkongolu (« arc-en-ciel » en luba) ou Tshimankinda (« héros »). A la sortie de Tram 83, Mukalenga (« souverain »). Il y a aussi le nom qu’il s’est lui-même choisi : Mwanza Nkangi, Mwanza Mbala – « serpent mâle » et « serpent femelle ». Dans la culture du peuple luba, leur rencontre fait naître l’arc-en-ciel, lequel « arrête la pluie et sa mégestion », écrit-il dans un poème intitulé « Kasala pour moi-même II » (non publié).

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l’OMS mise sur des tests rapides en Afrique

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Un homme fait un test salivaire pour connaître son statut face au Covid-19, à Johannesburg, le 22 octobre 2020.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a promis jeudi 22 octobre de déployer des nouveaux tests rapides pour diagnostiquer les cas de Covid-19 en Afrique, l’une des régions du monde les moins affectées par la pandémie, selon un communiqué.

Ce déploiement « va considérablement augmenter la capacité de dépistage et marque un véritable tournant dans la lutte du continent » contre le Covid-19, a affirmé l’OMS lors d’une conférence de presse virtuelle depuis Brazzaville, son siège régional pour l’Afrique.

Lire aussi Selon l’OMS, l’Afrique est à un « moment charnière » dans son combat contre le coronavirus

Selon l’OMS, « de nombreux pays africains ont eu du mal à effectuer des tests en nombre suffisant pour contrôler la pandémie ». « L’utilisation généralisée de tests rapides de haute qualité en Afrique peut révolutionner la réponse du continent » au virus, a déclaré le docteur Matshidiso Moeti, directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique. « Les nouveaux tests de diagnostic rapide basés sur la détection de l’antigène aideront à répondre aux énormes besoins de diagnostic en Afrique », a-t-elle ajouté.

« 40 000 décès signalés » en Afrique

Dans des nombreux pays africains, le nombre de tests est réduit, limité aux grandes villes et aux voyageurs, et le délai d’attente des résultats varie entre 48 heures à plus de dix jours, selon l’OMS. « La plupart des pays africains se concentrent sur le test des voyageurs, des patients ou des contacts, et nous estimons qu’un nombre important de cas ne sont pas détectés », a dit le docteur Moeti.

Les nouveaux tests rapides « sont faciles à utiliser, moins chers que les tests PCR et fournissent les résultats en 15 à 30 minutes seulement, ce qui permet aux pays de décentraliser les tests », estime l’organisation.

L’Afrique est l’une des régions du monde les moins touchées par la pandémie, d’après les statistiques officielles. Au 21 octobre, « + 1 600 000 de cas de #COVID19 en Afrique, avec + 1 300 000 de guérisons associées et 40 000 décès signalés », a tweeté l’OMS.

Le Monde avec AFP



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au Nigeria, des pillages dans plusieurs villes

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Des gens portant des sacs de nourriture sur la tête lors du pillage d’un entrepôt où sont stockées des denrées alimentaires amassées pendant le confinement et qui n’ont pas été distribuées à la population à Jos, au Nigeria, le 24 octobre.

Les pillages de masse ciblant des bâtiments publics ainsi que des entrepôts de nourriture se multiplient au Nigeria. Le pays le plus peuplé d’Afrique est secoué depuis deux semaines par un soulèvement populaire et de graves troubles sociaux.

Lire aussi l’entretien : « La crise au Nigeria précipite la fin d’une génération et d’une manière de gouverner »

A Lagos, mégalopole économique de 20 millions d’habitants, la situation était plutôt calme, samedi 24 octobre, et le couvre-feu strict imposé depuis mardi soir a été allégé, après une semaine de violences extrêmes.

Mais dans plusieurs villes du pays, les pillages de masse se poursuivaient, comme à Ede (Etat d’Osun, sud-ouest) ou à Jos (centre), où plusieurs milliers de personnes ont envahi et pillé un immense entrepôt de nourriture qui devait être distribuée en mars et avril dernier, pendant le confinement mis en place pour lutter contre l’épidémie de Covid-19.

Lire aussi l’éditorial : Au Nigeria, une juste révolte contre l’impunité

« Nous avions faim, et ils cachaient la nourriture ! », s’est indignée, une habitante de Jos. « Quel genre de gouvernement avons-nous ? Nous sommes faibles, beaucoup meurent de faim. » « Tous les prix ont augmenté. Comment faisons nous pour survivre ? », a déploré auprès de l’Agence France-Presse (AFP) un homme croisé sur la route qui mène à l’entrepôt, remplie de personnes portant des sacs estampillés « Ne pas vendre. Gouvernement du Nigeria ».

Répression sanglante de manifestations pacifiques

Le Nigeria, premier producteur de pétrole du continent africain et réputé pour être l’un des pays les plus corrompus au monde, traverse une très grave crise sociale. Les mouvements de contestations, nés à Lagos contre les violences policières il y a deux semaines ont dégénéré en vagues de violences et de pillages de masse.

La répression sanglante de manifestations pacifiques à Lagos, mardi soir, qui a fait 12 morts selon Amnesty International a indigné le pays et la communauté internationale. Selon l’ONG, au moins 56 personnes ont été tuées dans tout le pays depuis deux semaines de soulèvement.

Lire aussi le récit : « C’est là que nous avons entendu les premiers coups de feu » : la traque meurtrière des manifestants au Nigeria

Le président Muhammadu Buhari, ancien général putschiste dans les années 1980, puis élu démocratiquement en 2015 et en 2019, a regretté les « nombreuses vies perdues », mais n’a donné aucun bilan officiel sur le nombre de victimes jusqu’à présent. Dans une allocution télévisée jeudi soir, il a prévenu qu’il n’autoriserait personne à « mettre en péril la paix et la sécurité de l’Etat » et estimait avoir été « trop faible » face à la contestation.

Le Monde avec AFP



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