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Afrique

la sélection musicale du « Monde Afrique » #35

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Chaque mercredi, Le Monde Afrique vous présente trois nouveautés musicales issues ou inspirées du continent. Pour ce premier rendez-vous de 2021, place à de jeunes femmes, en République démocratique du Congo (RDC), au Cap-Vert et au Mali, pour qui la valeur n’attend pas le nombre des années.

« Mbi Ndo Yemo », de Céline Banza

Lauréate du prix RFI Découvertes en 2019, Céline Banza, 23 ans, publie son premier album, Praefatio (« Préambule » en latin), vendredi 8 janvier. Chanteuse, guitariste et actrice, elle est née à Kinshasa, mais c’est à Kisangani, dans le centre de la RDC, qu’elle a fait ses premiers pas de choriste et sa première scène, à l’Alliance française. De retour dans la capitale, elle étudie la musique à l’Institut national des arts, avant une participation remarquée à l’émission The Voice Afrique francophone, en 2017. Mbi Ndo Yemo est le troisième extrait – poignant – de cet opus tant attendu.

« Nha Bilida », d’Elida Almeida

Elle aussi a été distinguée par RFI, en 2015. Elida Almeida n’a que 27 ans mais déjà trois albums à son actif, dont Gerasonobu (« Nouvelle génération », en créole cap-verdien), paru le 6 novembre. Originaire de l’île de Santiago et installée à Lisbonne (où elle étudie le droit), la chanteuse s’est entourée du multi-instrumentiste Hernani Almeida et du DJ et producteur kényan Blinky Bill pour apporter un nouveau souffle aux musiques du Cap-Vert, du batuque au funana en passant par la coladeira. Dans la chanson Nha Bilida, elle parle de son enfant, né alors qu’elle n’avait que 16 ans.

« Je gère », d’Ami Yerewolo

Enfin, direction le Mali, où Ami Yerewolo, 30 ans, annonce son quatrième album, AY, prévu en ce début d’année. « J’ai toujours été rebelle et j’ai toujours cru en moi », affirme la première rappeuse du pays, qui a dû batailler dur pour s’extraire d’un carcan familial conservateur et s’imposer dans un milieu hip-hop très masculin. Résultat : un rap mandingue féministe qui lui a valu de recevoir le trophée Femme battante du Mali (décerné par les femmes de la presse malienne), mais aussi plusieurs prix musicaux. « Je gère », résume-t-elle dans son nouveau clip. On la croit sur parole.

Lire aussi Le Mali et au-delà : la sélection musicale du « Monde Afrique » #34



Via LeMonde Afrique

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Afrique

Un Soulages ayant appartenu à Senghor vendu 1,5 million d’euros

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Un tableau de Pierre Soulages ayant appartenu au poète, académicien et ancien président du Sénégal Léopold Sédar Senghor a été vendu près de 1,5 million d’euros, frais d’enchères compris, samedi 23 janvier à Caen.

L’œuvre a été acquise par un « acheteur européen » qui a enchéri par téléphone, selon Caen Enchères, qui n’a pas souhaité donner plus de précision. Il y avait sept enchérisseurs, dont six par téléphone, mais aucun musée n’était en lice.

« C’est un très beau prix pour un tableau de ce format », a souligné Caen Enchères. Mise en vente à un prix de départ de 600 000 euros, l’œuvre était estimée « de 800 000 à un million d’euros », selon l’hôtel des ventes.

Caractéristique de son style dans les années 1950

Intitulée « Peinture 81 × 60 cm, 3 décembre 1956 », elle avait été acquise par Léopold Sédar Senghor cette année-là, lors d’une visite de l’atelier de l’artiste à Paris, rappelle Caen Enchères.

La légataire de l’œuvre, qui souhaite rester anonyme, est une amie de la sœur de l’épouse du poète mort en 2001. Disparue à son tour en 2019, Colette Senghor avait légué le tableau à sa sœur morte un an plus tard.

Longtemps accrochée dans le bureau de Léopold Sédar Senghor à Verson, près de Caen, où le couple a vécu à partir des années 1980, l’œuvre est caractéristique du travail du peintre dans les années 1950, avec ses jeux de glacis, de transparences et de superpositions. Un style qui précède l’outrenoir, cet univers sombre imaginé par Soulages en 1979.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Pierre Soulages : « Dans ma centième année, j’ai toujours du plaisir à peindre »

« Un coup qui me fit vaciller »

L’ancien président sénégalais était un fervent admirateur du peintre, aujourd’hui âgé de 101 ans. « La première fois que je vis un tableau de Soulages, ce fut un choc », racontera Senghor en 1958 dans Les Lettres nouvelles : « Je reçus au creux de l’estomac un coup qui me fit vaciller, comme le boxeur touché qui soudain s’abîme. C’est exactement l’impression que j’avais éprouvée à la première vue du masque dan. »

Cette admiration au long cours culmine en 1974 avec l’organisation d’une exposition au Musée dynamique de Dakar. L’institution construite huit ans plus tôt avait pour vocation de montrer à la fois les arts classiques d’Afrique et l’art moderne international – Chagall et Picasso y précédèrent Soulages. Lors de l’inauguration, où il se fait l’exégète précis de son travail, Senghor vante « l’expression la plus haute de la peinture pure », dont il espère qu’elle serve de modèle aux jeunes peintres sénégalais.

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Le Monde avec AFP



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Covid-19 : l’Afrique…la grande oubliée de la vaccination

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Via Xibaaru

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Wael Ghonim, l’étoile déchue de la place Tahrir

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Wael Ghonim, activiste égyptien alors responsable marketing de Google, place Tahrir, au Caire, le 11 février 2011.

A 40 ans, il a traversé tout ce que l’on peut désirer ou redouter de la vie : la gloire et l’oubli, l’ivresse des foules et leur vindicte, le pouvoir qu’on tient au creux de sa main et sa morsure. Wael Ghonim a été le wonder boy de la révolution égyptienne, celui qui la déclencha, le 25 janvier 2011. Aujourd’hui, son nom est presque tombé dans l’oubli. Certains le disent « fou », se demandent si ses Tweet relèvent d’un « canular ».

Faute de réponse de l’intéressé, plusieurs fois contacté par Le Monde, il faut se contenter de sa vie numérique. D’après son compte Twitter, Wael Ghonim est domicilié à Palo Alto, capitale de la Silicon Valley, en Californie. Il s’y présente comme « Egyptien, ex-Frère musulman, ancien de Google, ex-activiste et ex-mari. J’ai aidé à déclencher la révolution de 2011. Je remets tout en question. Père d’Isra et d’Adam ». Le suivre sur les réseaux sociaux – on s’est limité à Twitter, Facebook et Instagram – relève d’une activité à plein temps. On y trouve un déluge de messages, vidéos et statuts qui laissent transparaître le désarroi plus que l’amertume, une dépression profonde.

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Il ne parle pas de politique, sauf pour s’insurger quand son frère est brièvement arrêté sans raison apparente au Caire, à l’été 2019. Parfois, il risque une allusion. Le 10 janvier, il écrit : « Si vous ne voulez pas que ce qui m’est arrivé arrive à vos enfants, dites-leur de ne pas se hâter dans leurs jugements sur ceux qui les oppriment, de ne pas courir derrière ceux qui font commerce de leur gentillesse et de ne pas baisser les bras face à ceux qui les harcèlent. J’ai très bien compris ce qui m’est arrivé. Je sais que je ne le dois qu’à moi-même et je ne me cache pas derrière ma douleur. C’est comme ça que j’arrive à continuer. Si je ne l’avais pas compris, je me serais suicidé. » Dans les quelque 200 commentaires qui suivent s’affiche une majorité de messages de soutien, mais aussi venant de détracteurs et de trolls de l’armée électronique du président Sissi, qui lui enjoignent de ne jamais revenir en Egypte ou en appellent à Trump pour clôturer son compte Facebook…

Grande religiosité

Fils de médecin, Wael Ghonim a grandi dans une famille aisée et étudié à l’Université américaine du Caire (AUC). A 18 ans, il fonde Islamway.com, une bibliothèque de prêches d’inspiration salafiste, vouée à un énorme succès. Cette grande religiosité, habillée des atours d’un geek de la Côte ouest, est encore présente dans sa communication en ligne parsemée de formules coraniques.

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