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International

La poste américaine prise en otage de la campagne électorale

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Une manifstante proteste devant un bureau de la poste à Los Angeles, samedi 15 août.

A la veille de leur convention nationale, les démocrates ne sont pas mécontents d’avoir trouvé une nouvelle cause : la défense de la poste, une institution populaire, menacée par Donald Trump. A moins de trois mois du scrutin, le président américain s’oppose à l’octroi d’un financement d’urgence à l’agence qui distribue le courrier des Américains depuis plus de 200 ans, au risque de compromettre la tenue d’un scrutin où le vote par correspondance s’annonce massif du fait du coronavirus. Son rival Joe Biden l’accuse de vouloir saboter l’élection du 3 novembre.

« Save the post office. Save our democracy » est devenu le cri de ralliement de la gauche : des militants en colère contre la réforme de l’USPS (United States Postal service) soutenue par la Maison Blanche, aux candidats, ravis de se saisir ce nouveau motif de collecte de fonds. Jusqu’à Barack Obama, qui en a délaissé la traditionnelle réserve observée par les anciens présidents. « Tout le monde dépend de l’USPS, a-t-il tweeté vendredi. Les retraités pour leur pension. Les anciens combattants pour leurs prescriptions médicales, les petites entreprises pour subsister. Ils ne peuvent pas être les victimes collatérales d’une administration qui est plus préoccupée de supprimer les votes que de supprimer un virus ».

Samedi 15 août, une manifestation a eu lieu devant le domicile washingtonien du nouveau directeur général de l’administration postale Louis DeJoy pour réclamer sa démission : «Postmaster : saboteur », accusaient les pancartes. Nommé en mai, M. DeJoy n’avait d’autre qualification pour la fonction que d’être un important collecteur de fonds de M. Trump et l’un des trois adjoints aux finances du parti républicain.

Boîtes à lettres déplacées

Depuis sa prise de fonctions le 15 juin, il a entrepris tambour battant de restructurer une administration qui, certes n’a pas équilibré ses comptes depuis 2006 (et accumule une dette de 160 milliards de dollars) mais reste l’une des rares institutions à conserver la sympathie des Américains (91 % d’opinions favorables selon un sondage publié en avril par le Pew research center, devant le CDC, l’agence en charge de la santé publique, en deuxième position avec 71 %).

Des manifestants contre Donald Trump et le patron de la poste américaine (USPS), Louis Dejoy, samedi 15 août à Washington.

Le plan d’austérité de M. DeJoy a semé l’effroi dans une entreprise qui se flattait de distribuer le jour même le courrier arrivé dans les agences. Réduction des heures supplémentaires, élimination des machines à trier le courrier, rationalisation des tournées au prix d’un ralentissement des livraisons, mise à l’écart de 23 hauts responsables.

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via LeMonde

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Actualité

Côte d’Ivoire : La Cour africaine « valide » la candidature de Gbagbo

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Même si la Côte d’Ivoire ne reconnaît plus son autorité, la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples s’est opposée, comme c’était le cas avec Soro, à l’exclusion de l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo de l’élection présidentielle ivoirienne du 31 octobre.

La Cour, qui est basée à Arusha (Tanzanie), a ordonné à l’Etat ivoirien de « prendre toutes mesures nécessaires en vue de lever immédiatement tous les obstacles » empêchant Gbagbo de participer au scrutin. L’ancien chef de d’Etat (2000-2010) ne figure pas sur les listes électorales révisées cette année, il ne peut donc ni voter, ni être candidat.



Via Xibaaru

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Actualité

Mali : Les sanctions levées après la nomination d’un Premier Ministre Civil

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Un président et un vice-président de la transition nommés, la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest, annonce qu’elle lèvera ses sanctions contre le Mali après la désignation d’un premier ministre civil. C’est ce qui ressort d’un communiqué faisant suite à la mission de la Cedeao au Mali.
Par ailleurs, le comité de suivi de la situation au Mali, a été installé. Ledit comité comprend le médiateur de la Cedeao au Mali, Goodluck Jonathan ; le président en exercice du conseil des ministres de la Cedeao ; le président de la commission de la Cedeao ; le représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies au Mali, Chef de la Minusma, entre autres, rapporte Libération online.



Via Xibaaru

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Afrique

le premier ministre et le gouvernement ont démissionné

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Un changement politique était attendu au Togo depuis que Faure Gnassingbé a été réélu en février à la présidence pour un quatrième mandat, mais ce changement a été retardé par la pandémie due au nouveau coronavirus.

Le président togolais a accepté la démission du premier ministre, Komi Sélom Klassou, et de son gouvernement, annonce, vendredi 25 septembre au soir, un communiqué publié sur le site officiel de la présidence. « Le chef de l’Etat a félicité le premier ministre et toute l’équipe gouvernementale pour les efforts engagés sur le plan économique, politique et social ainsi que les résultats encourageants obtenus malgré le contexte difficile marqué par la crise sanitaire que traverse actuellement le monde entier », déclare le communiqué.

M. Klassou était premier ministre depuis 2015. Faure Gnassingbé « a remercié le chef du gouvernement pour son sens élevé du devoir et l’a chargé d’expédier les affaires courantes », précise le communiqué de la présidence.

Economie frappée par la pandémie

La victoire de Faure Gnassingbé à l’élection présidentielle a été acquise après un amendement de la Constitution qui lui a permis d’être de nouveau candidat. Faure Gnassingbé a été déclaré vainqueur au premier tour du scrutin du 22 février avec 70,78 % des suffrages devant Agbéyomé Kodjo (19,46 %). L’opposition a dénoncé des bourrages d’urnes, des procès-verbaux présignés et des reports de résultats falsifiés.

La famille Gnassingbé dirige depuis plus d’un demi-siècle ce pays d’Afrique occidentale. Faure Gnassingbé préside le Togo, un pays de huit millions d’habitants, depuis 2005, date à laquelle il a succédé à son père, Gnassingbé Eyadéma, décédé, qui a dirigé le pays d’une main de fer pendant trente-huit ans.

Lire aussi Au Togo, Faure Gnassingbé investi président, l’opposition continue à contester l’élection

L’économie du Togo a été frappée par la pandémie de Covid-19, les autorités ayant imposé des restrictions pour limiter la propagation du coronavirus. A ce jour, 1 722 cas de contamination et 44 décès dus au virus ont été enregistrés au Togo.

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Le Monde avec AFP



Via LeMonde Afrique

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