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la lutte sans fin contre la malnutrition infantile au Cameroun

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Un enfant est soigné pour malnutrition à l’hôpital de Maroua, dans le nord du Cameroun, en août 2010.

Aviba Dadi est âgée de 2 ans et demi, mais, dans sa petite robe en jean, elle ressemble à un bébé de quelques mois. Le visage pâle, les pieds tremblants, la fillette peine à marcher. « Elle est tout le temps fatiguée, mais elle a repris un peu de poids, assure sa mère, Fadi Souïbou, âgée de 18 ans. Avant, son bras était si fin que je craignais de le casser ».

Depuis un an, l’enfant consomme quotidiennement du Plumpy Nut, un aliment thérapeutique à haute valeur nutritionnelle à base d’arachides. Destinés à lutter contre la malnutrition aiguë sévère, les sachets sont distribués gratuitement au centre de santé de Goudour, un village situé dans la localité de Mokolo, au nord du Cameroun. Pour se remplumer, Aviba Dadi a besoin d’une vingtaine de rations par semaine.

Présentation de notre série L’Afrique veut manger à sa faim

D’après le rapport des résultats préliminaires Smart 2019, une méthodologie d’enquête nutritionnelle fournissant des résultats fiables, la situation des enfants camerounais de moins de 5 ans est « particulièrement précaire » dans les régions Est, Nord et Extrême-Nord. Dans cette dernière province déjà durement frappée par les attaques du groupe terroriste Boko Haram et théâtre d’inondations et de sécheresse, 38,2 % d’enfants souffrent de malnutrition chronique avec 20,2 % d’insuffisance pondérale (minceur excessive), soient les taux les plus élevés dans le pays.

« Des jours sans manger »

Depuis de nombreuses décennies, Yaoundé et une kyrielle d’organisations nationales et internationales multiplient les campagnes de sensibilisation ainsi que les dons pour lutter contre le fléau. Rien n’y fait : « C’est un problème endogène et local », assure Thomas Lapobé, responsable des activités de prévention contre la malnutrition à la délégation régionale de la santé de l’Extrême-Nord.

A cause du dérèglement climatique qui aggrave les épisodes d’inondations et de sécheresse, les récoltes sont souvent mauvaises, privant les mères des aliments nécessaires à la fabrication de bouillies riches à base de farine, de sucre, de poisson, de soja ou d’arachides pour leurs enfants et elles-mêmes. D’après le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (Ocha), 33 % de la population de la région sont « en situation d’insécurité alimentaire ».

Episode 1 Au Soudan, des producteurs de cacahuètes rejoignent la lutte contre la malnutrition

Souktara Wazaï, une femme amaigrie de 35 ans, explique qu’elle a perdu trois enfants. Le dernier, mort en novembre 2020, avait 3 ans et souffrait lui aussi de malnutrition. Malgré l’apport de doses de Plumpy Nut, il n’a pas pu être sauvé. « On n’a rien. On passe parfois des jours sans manger », dit-elle. Le point d’eau est une mare qui dégage une odeur nauséabonde. Les hommes, dont les récoltes sont affectées par le changement climatique, sont impuissants face à la souffrance de leur famille.

D’après Roukayatou Sali, agente communautaire au centre de santé de Goudour, le manque d’eau potable combiné au non-respect des règles d’hygiène freine la lutte contre la malnutrition infantile. Lors des sensibilisations dans les villages, elle voit des femmes donner aux enfants une bouillie froide souillée de mouches et de poussière. Certaines utilisent des récipients sales et ne se lavent pas les mains.

Roukayatou Sali pointe également le manque de connaissances des mères souvent très jeunes et illettrées, qui gavent leurs enfants d’eau et de bouillie alors qu’ils n’ont pas 6 mois. « Ce qui cause la malnutrition car l’organisme du bébé est encore si petit », poursuit-elle.

Episode 2 « Avant, on ne connaissait pas la faim » : les Burkinabés fragilisés par le djihadisme, le climat et le Covid-19

De plus, certaines femmes « ne croient pas » à l’existence de la malnutrition et accusent les sorciers de « manger leurs bébés ». D’autres, tombées enceintes durant l’allaitement, associent la minceur de leur enfant à la grossesse. « Elles ont honte car une femme dont le bébé est maigre est traitée de “bidou” qui désigne les pauvres qui vivent des restes de repas de leurs voisins », explique Roukayatou.

« Le problème de la malnutrition est aussi culturel », insiste Thomas Lapobé, qui constate que, dans certaines localités, les aliments à forte valeur nutritive, comme les œufs ou la viande, sont destinés aux initiés, aux sages et aux vieillards. « Or les enfants en ont besoin pour leur croissance. Il faut déconstruire tout ça. Montrer l’importance de donner les aliments équilibrés aux enfants », martèle-t-il.

« L’alimentation 5 étoiles »

Pour éradiquer la malnutrition, le Cameroun mise aujourd’hui sur « l’alimentation 5 étoiles » à base de produits locaux. Un programme conçu dans un langage simple pour faire comprendre aux mères qu’un enfant a besoin de vitamines, de lipides, de glucides, de protéines et de sels minéraux.

« Nous leur expliquons les cinq familles de nutriments auxquelles est attribuée une étoile et les aliments qui leur correspondent », explique M. Lapobé. Létoile des glucides avec les céréales ou les tubercules comme le mil rouge, le maïs, le manioc, le blé, les ignames ; l’étoile des protéines issues de la viande, du poisson ou des légumineuses comme les arachides, le soja, le sésame, etc.

Episode 3 Au Nigeria, le difficile chemin vers l’autosuffisance en riz

« On leur apprend à s’occuper de leur enfant avec ce qu’elles ont sous la main et on leur montre comment faire concrètement, détaille Roukayatou Sali. Car le Plumpy Nut peut être insuffisant ou indisponible. Sans compter que certains l’utilisent pour d’autres besoins. » D’après plusieurs sources, il est parfois considéré comme un aphrodisiaque. Ainsi, certaines femmes le donnent à leur mari plutôt qu’à leurs enfants. « On en voit même en vente sur les marchés », s’étrangle Mr. Lapobé.

Des ONG comme Helen Keller International préfèrent donc distribuer des coupons alimentaires plutôt que des doses Plumpy Net pour que les femmes se ravitaillent en denrées dans des boutiques locales et fassent elles-mêmes leurs bouillies enrichies. « Dans les districts où nous sommes intervenus, nous sommes à 95 % de taux de réussite », se félicite Paul Iyawa Tonkoung. Mais le coordonnateur de l’ONG à Maroua, capitale régionale de l’Extrême-Nord, est conscient que le problème n’est toujours pas résolu, alors que les relais manquent au sein des populations pour financer et développer ce type de programme.

Sommaire de notre série « L’Afrique veut manger à sa faim »



Via LeMonde Afrique

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Au Mali, première visite ministérielle à Kidal depuis le coup d’Etat

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Dans le nord du Mali, Kidal, fief de la COordination des mouvements de l’Azawad.

Six membres du gouvernement malien de transition ont débuté, lundi 25 janvier, une visite de deux jours à Kidal, la première au niveau ministériel dans ce bastion des ex-rebelles indépendantistes touareg depuis le coup d’Etat militaire d’août dernier.

La délégation « est arrivée vers 13 h 00 pour une visite de quarante-huit heures », a déclaré à l’AFP un fonctionnaire du gouvernorat de Kidal, Oumar Kily.

Kidal est le fief de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), principale coalition d’anciens rebelles indépendantistes qui ont combattu les forces maliennes dans le nord à partir de 2012.

Lire l’entretien « La crise que traverse le Mali signe aussi l’échec de décennies d’intervention internationale »

La CMA a signé en 2015 avec Bamako et des groupes armés pro-gouvernementaux un accord de paix, dit d’Alger, dont la mise en œuvre accuse de nombreux retards.

C’est la première fois qu’une délégation ministérielle se rend à Kidal depuis le putsch qui a renversé le 18 août le président Ibrahim Boubacar Keïta.

Composée notamment de ministres ex-militaires et ex-rebelles, la délégation devait participer mardi à la première réunion du Comité de suivi de l’accord de paix, organisée à Kidal plutôt qu’à Bamako, une décision chargée de symboles par de nombreux Maliens.

Faire « avancer le processus de paix »

Mais l’Algérie, acteur clé dans la crise qui secoue son voisin du sud, a « demandé un report », a indiqué à l’AFP une source diplomatique à Bamako, sans en préciser les raisons.

Malgré cet ajournement, la visite ministérielle à Kidal a été maintenue et son objectif reste de faire « avancer le processus de paix », a déclaré à l’AFP un membre de la délégation s’exprimant sous le couvert de l’anonymat.

La ville de Kidal illustre les difficultés que rencontrent les signataires de l’accord à le mettre en place. Un bataillon de l’armée dite reconstituée, c’est-à-dire comprenant des éléments de l’ex-rebellion, y est certes déployé depuis un an.

Lire aussi « L’Etat a failli » : le Mali démuni face à la deuxième vague de Covid-19

Mais la décentralisation et une gouvernance partagée restent à mettre en place, tandis que flottent à chaque fête touareg dans la ville des drapeaux de l’Azawad, du nom de l’Etat réclamé par les indépendantistes de 2012 avant la signature de l’accord de paix.

Leur mise en œuvre serait un facteur essentiel d’un retour à la stabilité au Mali, en proie depuis 2012 aux attaques djihadistes et aux violences communautaires qui ont fait des milliers de victimes.

Les militaires qui ont fait chuter le président Keïta et promis de rendre le pouvoir aux civils à l’issue d’une transition de dix-huit mois ont indiqué qu’ils restaient attachés au processus d’Alger.

Le Monde avec AFP



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le Front Polisario menace le Maroc d’une « escalade »

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A Guerguerat, poste-frontière entre le Sahara occidental et la Mauritanie, le 25 novembre 2020.

Les indépendantistes du Front Polisario ont menacé, dimanche 24 janvier, le Maroc d’une « escalade » militaire, après avoir bombardé le poste frontalier de Guerguerat sous contrôle marocain dans le territoire disputé du Sahara occidental. « La guerre va continuer et aller vers l’escalade. Toutes les positions de l’armée marocaine sont des cibles », a déclaré à l’AFP Sidi Ould Oukal, un haut responsable de la sécurité et porte-parole du ministère de la défense de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), proclamée en 1976 par les indépendantistes.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Sahara occidental : « L’ONU a entériné la solution de large autonomie proposée par le Maroc »

Le Polisario se dit « en état de guerre de légitime défense » depuis que le Maroc a envoyé, le 13 novembre 2020, des troupes à l’extrême sud du Sahara occidental, une ancienne colonie espagnole, pour chasser un groupe de militants sahraouis qui bloquaient la seule route vers la Mauritanie voisine.

Depuis, ces troupes marocaines sont restées déployées dans cette zone démilitarisée placée sous la tutelle d’une force d’interposition des Nations unies, afin de « sécuriser le trafic routier » sur cet axe commercial menant vers l’Afrique de l’Ouest.

Les indépendantistes contestent la légalité de cet axe, qualifié de « brèche illégale », contraire, selon eux, à l’accord de cessez-le-feu de 1991 signé sous l’égide de l’ONU.

« Situation normale »

Samedi soir, les forces du Polisario ont annoncé avoir lancé quatre missiles en direction de Guerguerat, localité située sur l’axe routier. Elles ont aussi revendiqué des attaques le long du mur de sable érigé par le Maroc qui sépare les combattants sahraouis des forces marocaines dans ce vaste territoire désertique disputé depuis le départ des colons espagnols.

Selon M. Ould Oukal, le passage de Guerguerat a été « fermé » et la situation est « chaotique ». Ces affirmations n’ont toutefois pas pu être confirmées par des sources indépendantes.

« Ce n’est que le début. C’est un avertissement aux usagers de cette route et de cette terre. Tout le territoire du Sahara occidental est une zone de guerre », a-t-il mis en garde, avertissant que « ni Guerguerat ni aucun point du territoire sahraoui ne sont à l’abri des missiles et obus des combattants sahraouis ».

Un haut responsable marocain joint par l’AFP à Rabat a minimisé, en faisant état de « tirs de harcèlement à proximité de la zone de Guerguerat », qui n’ont « pas touché l’axe routier, dont le trafic n’a pas été perturbé ».

Lire aussi Sahara : importantes manœuvres algériennes à la frontière marocaine

« Cela s’inscrit dans un cycle de harcèlement depuis plus de trois mois » et « il y a une volonté de créer une guerre de propagande, une guerre de médias, sur l’existence d’une guerre au Sahara », mais « la situation est normale », a-t-il assuré.

La télévision marocaine 2M a diffusé un reportage avec des images et témoignages de routiers recueillis dimanche dans la zone de Guerguerat. « Ce matin, la circulation au niveau de l’axe routier entre le Maroc et la Mauritanie est normale. Le trafic commercial ne s’est pas arrêté » depuis l’intervention marocaine en novembre, est-il affirmé dans le reportage.

Tergiversations

La question du statut du Sahara occidental, considéré comme un « territoire non autonome » par l’ONU en l’absence d’un règlement définitif du conflit, oppose depuis des décennies le Maroc au Polisario. Celui-ci réclame un référendum d’autodétermination prévu par les Nations unies, tandis que le Maroc, qui contrôle plus des deux tiers du territoire, propose un plan d’autonomie sous sa souveraineté.

Les négociations, menées par l’ONU et impliquant le Maroc et le Polisario avec l’Algérie et la Mauritanie en tant qu’observateurs, sont suspendues depuis 2019.

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Le Polisario se dit prêt à reprendre les pourparlers mais exclut de déposer les armes, échaudé par trente ans de statu quo. « Par le passé, nous avons accordé toute notre confiance à la communauté internationale et avons arrêté le combat armé de manière définitive. Nous avons attendu trente ans. Trente ans de promesses non tenues, de tergiversations et d’attente intenable », a déploré plus tôt cette semaine Sidi Ould Oukal.

La position du Maroc a, elle, été confortée par la reconnaissance d’une souveraineté marocaine par l’ex-président américain Donald Trump sur la totalité du territoire disputé.

Cette reconnaissance liée à une normalisation entre le Maroc et Israël est assortie d’une enveloppe de trois milliards de dollars (2,4 milliards d’euros) pour le « soutien financier et technique de projets d’investissements privés » au Maroc et en Afrique subsaharienne.

Le Monde avec AFP



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Dans le centre du Mali, six soldats maliens tués et 18 blessés dans deux attaques « terroristes »

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Dans la région de Gourma, au centre du Mali, en mars 2019 avec les soldats de la force fraçaise « Barkhane ».

Six soldats maliens ont été tués et 18 blessés dans la nuit de samedi à dimanche dans le centre du Mali dans deux attaques par des « terroristes » qui ont été repoussées avec l’aide des forces françaises, a indiqué, dimanche 24 janvier, l’armée malienne.

« Le bilan provisoire est de six morts et 18 blessés » parmi les soldats lors des attaques contre « deux postes de sécurité » à Boulkessy et Mondoro (centre), « entraînant une riposte qui a fait une trentaine de morts côté terroristes », a écrit l’armée dans un communiqué publié sur Facebook.

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Quatre soldats ont été tués et 12 blessés à Boulkessy tandis qu’à Mondoro, il y a eu deux militaires tués et six blessés, a ensuite précisé l’armée dans un communiqué distinct sur Twitter. Elle « déplore la perte d’un véhicule et d’une mitrailleuse ».

« Une quarantaine de motos et un lot important de matériels militaires [ont été] saisis » par l’armée, lors de ces « deux attaques complexes et simultanées aux environs de 3 h 30 » (heures locales et GMT), a-t-elle affirmé dans le communiqué sur Facebook.

« Assaillants mis en déroute »

« Grâce à la promptitude des réactions et à une coordination efficace entre les Fama (l’armée malienne) et les forces françaises Barkhane, les assaillants ont été mis en déroute », a ajouté l’armée sur Twitter.

Moins d’une heure après l’alerte des Fama, « Barkhane » a dépêché sur place deux hélicoptères de combat Tigre et deux avions de chasse Mirage 2000, a précisé l’état-major des armées françaises à Paris.

Les Tigre ont « engagé le combat sur une colonne ennemie à Boulikessi, neutralisant une dizaine » de djihadistes à moto, a-t-il précisé. Les Mirage 2000 ont survolé parallèlement les deux emprises qui avaient été attaquées.

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Au petit matin, les militaires français ont évacué deux soldats maliens blessés vers leur antenne médicale de Gossi (centre), où ils ont été « stabilisés » avant d’être transférés à l’hôpital militaire de Gao (nord-est). Les autres blessés ont été pris en charge par la force de l’ONU (Minusma) et l’armée malienne.

« Un hélicoptère a évacué plusieurs blessés militaires à Sévaré », près de la capitale régionale, Mopti, où l’armée dispose d’une importante base, a indiqué à l’AFP une source médicale.

Les combats ont commencé alors que « tout le monde était couché », a affirmé à l’AFP un élu de Mondoro, estimant à une heure la durée des affrontements. « Face à un ennemi décidé à entrer dans les deux emprises, les Fama ont tout de suite pris l’ascendant sur leurs adversaires, a souligné l’état-major des armées françaises, et ont tenu leur position appuyés notamment par leur Tucano », un avion muni d’un canon.

Crise multiforme

Les camps de Boulkessy et Mondoro, situés à proximité de la frontière avec le Burkina Faso, ont déjà été attaqués par le passé. En septembre 2019, ils avaient été la cible d’une des attaques les plus meurtrières qu’a connues le Mali depuis le début de la crise en 2012. Une cinquantaine de soldats avaient été tués dans une double attaque revendiquée par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), principale alliance djihadiste du Sahel affiliée à Al-Qaida.

Cette région frontalière entre le Mali et le Burkina Faso est le théâtre de nombreuses attaques djihadistes. Les armées nationales y sont déployées dans des camps militaires dont elles peinent à sortir sans l’appui de leurs partenaires, France en tête.

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La force française « Barkhane », forte de 5 100 hommes, a mené dans cette même région frontalière plusieurs opérations depuis le début de l’année 2021.

Depuis 2012 et le déclenchement d’insurrections indépendantiste et djihadiste dans le Nord, le Mali s’enfonce dans une crise multiforme qui a fait des milliers de morts, civils et combattants, et des centaines de milliers de déplacés, malgré le soutien de la communauté internationale et l’intervention de forces de l’ONU, africaines et françaises.

Le centre du Mali est devenu l’un des principaux foyers de ces violences qui se sont propagées depuis 2015 vers le sud du pays, mais aussi au Burkina Faso et au Niger voisins.

Le Monde avec AFP



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