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la force du vote face aux islamistes

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Le président du Burkina Faso, Roch Marc Christian Kaboré, après sa réélection, à Ouagadougou le 26 novembre 2020.

Editorial du « Monde ». A l’heure où la légitimité de la démocratie représentative et le verdict des urnes sont contestés dans bien des parties du monde, l’élection présidentielle qui s’est tenue, dimanche 22 novembre, au Burkina Faso a valeur de symbole. Les files d’électeurs patientant dès l’aube pour voter dans ce pays, l’un des plus pauvres du monde, en témoignent : l’aspiration à débattre de l’avenir et à choisir librement ses représentants est universelle. Ce n’est pas une question de culture ni de richesse.

Annoncée jeudi 26 novembre, la réélection au premier tour, avec 57,87 % des voix, du président Roch Marc Christian Kaboré, élu en 2015 après l’insurrection populaire qui avait mis fin à vingt-sept ans de pouvoir sans partage de Blaise Compaoré, traduit la volonté de stabilité dans ce pays en proie au terrorisme islamiste. Depuis cinq ans, les attaques ont causé la mort de plus de 1 600 personnes et chassé de leurs villages 1 million d’autres dans le nord et l’est du territoire, respectivement frontaliers du Mali et du Niger.

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Certes, des bureaux de vote, menacés par les islamistes affiliés à Al-Qaida ou à l’organisation Etat islamique, n’ont pas pu ouvrir. Quelque 500 000 des 6,5 millions d’électeurs recensés n’ont pas pu voter, et le taux de participation ne dépasse pas 50 %. « Celui qui plonge son doigt dans l’encre indélébile [certifiant le fait d’avoir voté] peut dire adieu à son doigt », avaient prévenu des hommes armés. On ne saurait mieux résumer l’enjeu que représentait l’organisation de ce scrutin, que beaucoup d’observateurs pensaient impossible, et le succès que constitue la tenue conjointe, dans le calme, d’élections présidentielle – avec treize candidats – et législatives.

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Ce tour de force ne peut cependant masquer l’immense défi que constitue le contrôle par des groupes islamistes de zones entières du « pays des hommes intègres », longtemps réputé pour sa liberté d’expression et son vivre-ensemble. Si le Burkina Faso est au bord du chaos, c’est d’abord parce que ces groupes prospèrent sur les défaillances de l’Etat.

Exploitant les rivalités ancestrales entre éleveurs et agriculteurs, entre la minorité peule et les Mossis dominants, les islamistes se posent en arbitres des conflits qu’une administration absente et une classe dirigeante parfois corrompue sont incapables de régler. La compétition pour la terre, exacerbée par la pression démographique et le changement climatique, aggrave ces contentieux. Les violences qui en découlent génèrent un besoin de sécurité que les djihadistes se font fort d’assurer.

Réélu après avoir promis de « ramener la paix », le président Kaboré doit d’abord restaurer l’autorité de l’Etat. Une tâche à laquelle les militaires français de l’opération « Barkhane », dont la présence n’a été contestée par aucun des candidats à la présidentielle, peuvent contribuer. Mais M. Kaboré devra aussi désamorcer la dangereuse spirale de violences déclenchée par l’enrôlement, à son initiative, de groupes d’autodéfense contre les « bandits » islamistes, souvent constitués sur une base ethnique.

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Il n’y parviendra pas sans une action déterminée pour restreindre le rôle des civils dans la lutte contre les djihadistes, pour lutter contre les abus des militaires et pour régler les conflits fonciers. Tout cela dans un pays secoué par la crise due au Covid-19 et où un habitant sur dix souffre de la faim. L’autorité que lui confère la réussite d’une improbable présidentielle ne sera pas de trop face à ces défis vitaux pour le Burkina Faso, un pays dont dépend largement la stabilité de l’Afrique de l’Ouest.

Le Monde



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Le magnat franco-israélien Beny Steinmetz condamné à cinq ans de prison ferme en Suisse

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L’homme d’affaires Beny Steinmetz à la sortie du tribunal correctionnel de Genève, le 22 janvier.

Le magnat franco-israélien Beny Steinmetz, 64 ans, a été condamné vendredi 22 janvier par un tribunal suisse de première instance à cinq ans de prison ferme pour corruption d’agents publics en Guinée dans un dossier de permis miniers.

« Il ressort de ce qui a été exposé que les concessions ont été obtenues par la corruption et que Steinmetz a collaboré avec d’autres personnes » en vue de les obtenir, a déclaré la présidente du tribunal correctionnel de Genève, Alexandra Banna, en soulignant les « mobiles éminemment égoïstes » de l’homme d’affaires.

Le tribunal le « condamne à une peine privative de liberté de cinq ans », a-t-elle ajouté, suivant ainsi la demande du parquet. Il a également été condamné à verser une créance compensatrice (une forme de dédommagement) de 50 millions de francs suisses (46 millions d’euros) à l’Etat de Genève.

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C’est une « grande injustice », a déclaré Beny Steinmetz aux médias. Marc Bonnant, l’avocat du diamantaire, a annoncé que son client allait faire appel, et déploré les « contradictions et erreurs » du jugement. Pour l’ONG Public Eye, qui dénonce les injustices ayant leur origine en Suisse, cette affaire constitue une « véritable plongée dans les mécanismes de la corruption internationale, avec en toile de fond la Guinée, l’un des pays les plus pauvres de la planète ».

Le procès, qui s’est tenu du 11 au 18 janvier, est l’aboutissement d’une longue enquête internationale lancée en 2013 en Suisse et portant sur des permis miniers octroyés en Guinée au Beny Steinmetz Group Resources (BSGR), dans lequel le diamantaire a le titre de conseiller.

Pots-de-vin entre 2006 et 2012

Ce dernier avait obtenu en 2008, peu avant la mort de l’ancien président guinéen Lansana Conté, le droit d’exploiter les blocs 1 et 2 de l’un des plus importants gisements de fer au monde, à Simandou, où il a investi 170 millions de dollars. Il en a depuis revendu 51 % au groupe brésilien Vale, pour 2,5 milliards.

Selon le parquet genevois, Beny Steinmetz aurait promis dès 2005, puis versé ou fait verser, de 2006 à 2012, des pots-de-vin, dont certains auraient transité par des comptes suisses, à la quatrième épouse de l’ancien président Conté, Mamadie Touré, en échange de ces droits miniers dans ce pays pauvre d’Afrique. Personnage-clé de cette affaire, Mme Touré a reconnu avoir reçu des versements et est depuis protégée par la justice américaine. Convoquée comme témoin à Genève, elle ne s’est pas présentée au procès, tout comme une dizaine d’autres témoins de la défense.

Beny Steinmetz était accusé par le parquet d’avoir mis en place un montage financier via des sociétés-écrans afin de verser environ 10 millions de dollars (8,2 millions d’euros) de pots-de-vin à Mme Touré, afin que BSGR supplante le groupe anglo-australien Rio Tinto. La présidente du tribunal a relevé que « l’argent versé à Mamadie Touré provient bien de BSGR » et que « le président Conté n’avait aucun intérêt à retirer les droits à Rio Tinto… si ce n’est pour en retirer un interêt personnel ou favoriser un tiers, en l’occurrence sa quatrième épouse ».

Un Français également condamné

Beny Steinmetz, qui résidait à Genève lorsque les faits qui lui sont reprochés se sont déroulés, a assuré pendant le procès n’avoir « jamais » demandé à quiconque de verser des fonds à Mme Touré, et l’a accusée de raconter des « mensonges ».

Selon la défense, cette dernière n’était pas l’épouse de l’ancien président Conté, mais une maîtresse n’exerçant aucune influence. Mais pour la présidente du tribunal, Mamadie Touré était bien « la quatrième épouse du président Conté, peu importe s’il s’agissait d’un mariage coutumier ». Pendant le procès, M. Steinmetz a cherché à minimiser son rôle, assurant n’être qu’un « conseiller » au sein de BSGR peu au fait des détails financiers.

Une vision rejetée par le tribunal genevois, dont la présidente a notamment souligné qu’il ressort d’une réunion de 2007 que « Steinmetz connaît tous les projets du groupe et est très impliqué » dans les questions financières. Après des années de bataille juridique, Beny Steinmetz et la nouvelle présidence guinéenne d’Alpha Condé sont parvenus début 2019 à un accord convenant que BSGR renonce aux droits sur Simandou en échange d’un abandon des poursuites pour corruption en Guinée.

M. Steinmetz était jugé aux côtés de deux partenaires d’affaires, dont le Français Frédéric Cilins, qui en 2014 a été condamné à deux ans de prison aux Etats-Unis pour obstruction à la justice dans ce dossier. Selon des enregistrements du FBI cités par le procureur genevois, il a promis plusieurs millions de dollars à Mme Touré en échange de la destruction de certains documents compromettants. Il a été condamné jeudi à trois ans et demi de prison ferme, et à verser une créance compensatrice de 5 millions de francs suisses.

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Le Monde avec AFP



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« Elle est partie de son plein gré, il n’y a rien d’autre à ajouter »

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Diary Sow en compagnie de sa mère à Dakar, le 7 août 2020, alors qu’elle vient de recevoir le prix de la « meilleure élève » du Sénégal au palais présidentiel.

Diary Sow « va bien », selon son parrain, Serigne Mbaye Thiam, le ministre de l’eau et de l’assainissement du Sénégal. Cette jeune étudiante de 20 ans, en deuxième année de classe préparatoire scientifique au lycée parisien Louis-le-Grand, n’avait plus donné signe de vie depuis le 4 janvier.

Depuis, la disparition de la « meilleure élève » du Sénégal avait bouleversé son pays et d’autres nations africaines. En France, les services consulaires, sur ordre direct du président sénégalais Macky Sall, et la diaspora se sont mobilisés comme jamais pour tenter de la retrouver. Une enquête pour « disparition inquiétante de majeur » a été confiée à la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP) de la police judiciaire parisienne. Celle-ci privilégiait, depuis quelques jours, la piste d’une disparition volontaire, ce qui semble bien être le cas.

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En effet, jeudi 21 janvier au soir, Serigne Mbaye Thiam a publié sur son compte Twitter, avec l’accord de la famille, des extraits d’une lettre qu’il a reçue de Diary Sow et dans laquelle elle « brise le silence » après plusieurs échanges ces derniers jours. Dans cette missive adressée à cet ancien ministre de l’éducation nationale – et dont le contenu est pour le moins mystérieux –, Diary Sow assure être « partie librement ». « Je ne me cache pas. Je ne fuis pas. Considère cela comme une sorte de répit salutaire dans ma vie, écrit-elle. Si je ne m’étais pas manifestée jusqu’à présent, c’est pour la simple raison que j’étais dans l’impossibilité de le faire. »

Une « petite pause pour retrouver mes esprits »

La jeune femme ne donne pas plus d’explication sur les raisons de son départ. Elle fait comprendre qu’elle a eu un « désir irrépressible, irraisonné et si profondément irrationnel » de faire une « petite pause, pour retrouver mes esprits ». Ce désir n’aurait rien avoir avec la difficulté de ses études.

Issue d’une famille modeste de Malikounda, près de Mbour (ouest), titulaire d’une bourse d’excellence, elle affirme n’avoir pas « disjoncté » à cause de la pression de la prépa comme d’autres boursiers ont pu souffrir des sacrifices consentis pour intégrer les prestigieuses écoles françaises. « Il ne s’agit ni de surmenage, ni de folie, ni de désir de liberté. (…) Je n’aurais jamais cru que mon nom allait alimenter autant de débats, qu’autant de gens allaient s’inquiéter », précise-t-elle.

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Diary Sow se dit « en sécurité » et affirme être « terriblement, profondément désolée ». « Ceux qui cherchent une explication rationnelle à mon acte seront déçus, puisqu’il n’y en a aucune, écrit-elle. Contrairement à ce que les gens semblent penser, aux paroles qu’on me prête, je ne renonce pas à ma vie d’avant. Je ne suis pas désolée d’être partie, je suis désolée des gênes occasionnées par mon départ et des gens que j’ai fait souffrir. »

Ces nouvelles données par l’étudiante suscitent l’incompréhension de certains, tout en rassurant ceux qui s’étaient le plus inquiétés. « Nous sommes soulagés pour sa famille, pour le peuple sénégalais et pour les étudiants qui se sont fortement mobilisés », réagit Marie-Louise Ndong, chargée du suivi des boursiers d’excellence au sein du Service de gestion des étudiants sénégalais à l’étranger (SGEE), rattaché à l’ambassade du Sénégal à Paris.

« Il faut lui donner le temps de revenir »

« Elle est partie de son plein gré, il n’y a rien d’autre à ajouter. Je lui souhaite le meilleur et tout ce qu’elle veut dans sa vie », ajoute Thierno Laye Fall, le président de la Fédération des étudiants et stagiaires sénégalais de France (Fessef). L’étudiante a aussi eu une « prise de contact » avec la police judiciaire, a annoncé l’AFP et elle est « libre de ses mouvements et [de ses] choix », a précisé cette source proche du dossier.

Il y a quelques jours encore, en apprenant que la piste criminelle était écartée et que Diary Sow aurait volontairement pris le large, certains diplomates des services consulaires et des étudiants sénégalais se sont demandé s’ils n’étaient pas allés trop loin dans la mobilisation pour la retrouver.

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« Cela a dû lui faire peur », avait souligné l’un d’eux. Ces derniers temps, la ligne était de moins parler à la presse et cesser les actions médiatiques « pour faire retomber la pression » et « l’aider à revenir sans qu’elle se fasse lyncher sur les réseaux sociaux ». « On ne regrette rien de ce qui a été fait. Cet acte de solidarité devait exister. Nos actions ont permis d’avoir des éléments indiquant un départ volontaire », explique Thierno Laye Fall.

Désormais, un seul message est martelé : laissez Diary Sow « tranquille ». « Il faut arrêter les spéculations et les rumeurs. Il faut lui donner le temps de revenir. Si elle veut nous expliquer la raison de son départ, elle le fera, mais elle n’est pas obligée de le faire », argue Mme Ndong. « Vos encouragements ont aidé Diary à surmonter cette période difficile, a commenté le ministre Serigne Mbaye Thiam. A présent, elle a besoin de sérénité. Elle écrira certainement. » Sans doute, même si beaucoup vont continuer à se demander où se trouve Diary Sow.



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Le lycée d’excellence où a été scolarisée Diary Sow, une fabrique d’élites pour le Sénégal

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Le lycée scientifique d’excellence, à Diourbel.

Un établissement d’excellence

Diary Sow, une brillante étudiante sénégalaise en deuxième année de classe préparatoire au lycée Louis-le-Grand, à Paris, n’est jamais retournée en cours après les vacances de Noël. Une disparition qui a mis le Sénégal en émoi, jusqu’à ce qu’un proche publie des échanges dans lesquelles la jeune fille dit aller bien et avoir pris « une petite pause pour retrouver [ses] esprits ». Dans son pays, Diary Sow est connue pour avoir remporté en 2018 et en 2019 le titre de « meilleure élève du Sénégal ».

Une photo de Diary Sow, prise à Dakar, le 7 août 2020.

En 2020, elle a aussi publié son premier roman, Sous le visage d’un ange, aux éditions L’Harmattan. Réputée sérieuse et intelligente, la jeune élève s’est vite démarquée sur les bancs de l’école de sa petite ville, Malicounda. Elle passe alors en 2016 le concours pour intégrer le lycée scientifique d’excellence de Diourbel, où aujourd’hui les élèves comme le proviseur et les professeurs sont dans ­l’attente de la moindre information venue de France.

Une institution créée en 2016

Le lycée scientifique d’excellence de Diourbel, à 170 kilomètres à l’est de Dakar, a fait sa première rentrée en 2016, sous l’impulsion du président de la république, Macky Sall. Dans un pays où 46 % d’une classe d’âge est scolarisée dans le secondaire, « le niveau en sciences des élèves avait baissé », constate Ousmane Sagna, le proviseur. « Nous manquons de professeurs qualifiés en sciences et le niveau n’est pas suffisant dans les écoles d’ingénieurs », renchérit Amadou Yacine Diatta, professeur de sciences physiques. Il est ravi de pouvoir « approfondir le programme et les notions scientifiques » avec des élèves triés sur le volet.

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A la suite d’un concours national, seuls les 60 meilleurs élèves seront sélectionnés pour poursuivre leur scolarité dans le prestigieux établissement. « Ce concours est ouvert à tous, nous avons d’ailleurs plus de filles que de garçons », relève le proviseur Sagna. Public et gratuit, ce lycée d’excellence se différencie des autres lycées de bonne réputation, souvent payants et donc réservés à une élite économique.

Une politique de mixité

Ici, les 180 élèves, venus de tout le Sénégal, sont tous en internat, reçoivent une bourse mensuelle et paient seulement les frais d’­inscription annuels classiques (environ 60 euros). Un prix qui permet d’accueillir des élèves aux profils sociologiques diversifiés. « Certains viennent de milieux et de régions défavorisés », témoigne Amadou Yacine Diatta.

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Au milieu de ces élèves excellents s’est démarquée Diary Sow, ­première de sa promotion de la seconde à la terminale et elle-même issue d’un milieu modeste. « Diary avait la particularité d’être bonne dans les matières scientifiques comme ­littéraires », se ­rappelle son professeur.

Un partenariat international

Le baccalauréat en poche, la ­plupart des élèves continuent leurs études à l’étranger, principalement en France, pour fréquenter les grandes écoles, grâce à l’obtention d’une bourse d’excellence. « Cinq de nos élèves, dont Diary Sow, ont intégré Louis-le-Grand avec qui nous avons un partenariat », se félicite le proviseur Sagna. D’autres sont partis au lycée Henri IV, ailleurs en France, en Europe, voire au Canada. « L’idée est qu’ils reviennent ensuite au Sénégal, car nous sommes en train de ­former une élite qui pourrait ­diriger le pays », ambitionne M. Sagna.



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