Depuis le début de saison, les interruptions ou les incidents liés à des chants à caractère homophobe et hostiles à la Ligue professionnelle de football se multiplient. Dernier épisode dimanche lors de Monaco-Nîmes.

Le Monde avec Reuters Publié aujourd’hui à 16h45

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Le joueur nîmois Renaud Ripart vient parler à ses supporteurs lors de Monaco-Nîmes.
Le joueur nîmois Renaud Ripart vient parler à ses supporteurs lors de Monaco-Nîmes. VALERY HACHE / AFP

Le cas de figure risque de se multiplier sur les terrains de football professionnel français. Dimanche 25 août, l’arbitre de Monaco-Nîmes a menacé d’arrêter la rencontre de Ligue 1 après des chants hostiles à la Ligue professionnelle de football (« La Ligue, on t’encule ») venant du parcage des supporters nîmois, une scène déjà intervenue la veille à Brest.

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Alerté par l’arbitre Amaury Delerue à la 22e minute du match qui a entendu des chants « La ligue, on t’encule » ou encore « LFP, va te faire enculer », le speaker du stade Louis-II de Monaco a lancé un avertissement au public, accueilli par des sifflets. Le match a repris dans la foulée alors que des supporters monégasques lançaient des chants similaires.

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Des consignes ont été adressées aux arbitres avant le début de la saison pour faire cesser les chants à caractère homophobe durant les matchs. Le 16 août, le match de Ligue 2 entre Nancy et Le Mans a été arrêté quelques minutes par l’arbitre après un chant visant la LFP, une première en France. Cela faisait suite à un premier avertissement du speaker concernant un chant hostile au grand rival des Nancéiens, Metz (« Les Messins sont des pédés »).

En commission de discipline

La ministre des sports, Roxana Maracineanu, avait adressé par la suite ses « félicitations » à l’arbitre Mehdi Mokhtari pour avoir décidé d’interrompre le match « pour injures homophobes », dans un message sur Twitter.

Depuis, des supporters prennent la ministre pour cible sur les réseaux sociaux et dans les stades, avec des formules moqueuses qui interrogent la définition d’un acte homophobe. A Angers, samedi soir, une banderole a ainsi brièvement été brandie dans le kop lors de la rencontre Angers-Metz arbitrée par Stéphanie Frappart : « Arbitre enculée, est-ce homophobe pour une femme ? »

Dans un communiqué mercredi, la Ligue a indiqué que la commission de discipline examinerait le mercredi 28 août les dossiers des matchs de L1, L2 et Coupe de la Ligue « pour lesquels des chants injurieux et/ou homophobes ont été consignés dans les rapports d’après-match ».

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