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En Egypte, une nouvelle offensive contre la société civile

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Le président égyptien, Abdel-Fattah Al-Sissi, le 11 novembre 2020.

Les autorités égyptiennes ont entrepris de faire taire l’une des organisations-phares de la société civile. Entre le 15 et le 19 novembre, trois membres exécutifs de l’Initiative égyptienne pour les droits personnels (EIPR) ont été arrêtés. Cette série d’arrestations fait suite à leur rencontre avec une délégation de diplomates, dont les ambassadeurs de France et d’Allemagne, le 3 novembre. « Cette escalade est un message clair : l’Egypte ne fera aucune concession sur les droits de l’homme, même dans la perspective de l’arrivée de Joe Biden aux Etats-Unis. Elle vise à décourager les Etats européens de hausser le ton sur ce dossier, en leur montrant que le prix à payer est élevé », estime Bahei Eddin Hassan, directeur de l’Institut du Caire pour les études des droits de l’homme.

Mohamed Basheer, directeur administratif de l’EIPR, a été le premier arrêté au Caire, dimanche 15 novembre. Mercredi 18, Karim Ennarah, responsable de la justice pénale au sein de l’ONG, a été arrêté dans la station balnéaire de Dahab, dans le Sinaï, où il passait des vacances. Jeudi soir, l’EIPR a annoncé l’arrestation de son directeur exécutif, Gasser Abdel Razek, à son domicile au Caire. Ce dernier était, depuis plusieurs jours, la cible de virulentes attaques dans les médias, au côté du fondateur de l’EIPR, le journaliste Hossam Bahgat.

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MM. Basheer et Ennarah ont été placés en détention provisoire pour quinze jours – renouvelables pendant deux ans, selon la loi égyptienne – par le procureur de la Cour de sûreté de l’Etat. Ils sont accusés d’avoir « rejoint un groupe terroriste » et « diffusé de fausses informations qui portent atteinte à la sûreté publique et à l’intérêt de la nation ». Leurs dossiers ont été joints à une vaste affaire de nature politique, qui inclut déjà de nombreux défenseurs des droits humains, journalistes et opposants au régime du président Abdel Fattah Al-Sissi, dont l’avocate Mahienour El-Masry, la journaliste Solafa Magdy ou le blogueur Mohamed « Oxygen ».

60 000 prisonniers politiques

Condamnant ces arrestations, la Commission égyptienne pour les droits et les libertés a dit s’inquiéter de « la détermination du gouvernement égyptien à poursuivre sa politique de répression envers les défenseurs des droits humains et les organisations indépendantes, à les poursuivre pour avoir exposé les violations des droits humains et à distiller la peur pour museler toute voix critique aux politiques du gouvernement ». Conséquence de la répression qui s’est abattue sur toute forme d’opposition – islamiste ou libérale – depuis l’arrivée au pouvoir du maréchal Sissi en 2013, l’Egypte compterait quelque 60 000 prisonniers politiques, selon des ONG. L’organisation Amnesty International a, elle aussi, condamné ces nouvelles arrestations, les qualifiant de « coup dur porté au travail légitime des défenseurs des droits humains ».

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En RDC, le bras de fer se durcit entre Félix Tshisekedi et Joseph Kabila

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Le président congolais Félix Tshisekedi à Bukavu, le 8 octobre 2019.

Il est loin le temps où le président congolais, Félix Tshisekedi, et son prédécesseur, Joseph Kabila, tombaient dans les bras l’un de l’autre, tout sourire, devant les caméras. L’alliance des deux hommes, conclue pendant l’élection présidentielle de décembre 2018, a certes permis à la République démocratique du Congo (RDC) de connaître la première alternance pacifique de son histoire. Mais, depuis quelques mois, les deux grands blocs de la coalition au pouvoir, Cap pour le changement (CACH) de Félix Tshisekedi et le Front commun pour le Congo (FCC) de Joseph Kabila ne cessent de se tailler des croupières. Et les démonstrations d’amitié ont fait long feu.

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Fin octobre, l’ancien homme fort de RDC a réuni ses fidèles dans sa ferme privée de Kingakati, dans la banlieue est de Kinshasa. Il a évoqué les années sombres de la jeune République du Congo quand, en 1960, les tensions entre le président Joseph Kasa-Vubu et son premier ministre Patrice-Emery Lumumba, bloquaient la machine institutionnelle. Ce sont ces dissensions qui avaient permis la prise du pouvoir de Joseph-Désiré Mobutu. « Il ne faut pas que cela se reproduise », aurait affirmé l’ancien chef de l’Etat, reprochant à Félix Tshisekedi de ne pas s’en tenir au « respect de la parole donnée ».

Preuve, s’il en fallait, que l’alliance bat de l’aile, le président a répliqué en soulignant, dans son discours du 23 octobre, que « le partage des valeurs liées à l’Etat de droit et à la justice constitue la condition sine qua non de tout partenariat aux actions de (son) mandat ». Félix Tshisekedi est allé plus loin, le 2 novembre, en lançant une grande série de « consultations ». L’objectif affiché de la présidence : parvenir à dégager une majorité face à Joseph Kabila et son camp.

« 7 000 dollars par député »

Responsables politiques, religieux, acteurs de la société civile ont défilé pendant près d’un mois à la présidence de la République. Des discussions qui ont pris fin jeudi 26 novembre et n’ont, pour l’instant, pas permis au chef de l’Etat de s’imposer face à son encombrant allié. Pour l’emporter au terme d’une élection très contestée, Félix Tshisekedi a en effet scellé un accord secret avec son prédécesseur. On en ignore le contenu, mais le résultat est là : Joseph Kabila a conservé le contrôle du Parlement, d’une partie du gouvernement, des assemblées provinciales et d’une frange des forces de sécurité.

Pour renverser la vapeur et faire aboutir les consultations, les conseillers de Félix Tshisekedi se sont largement mobilisés, tant sur le plan politique que médiatique. Le car de la télévision nationale s’est installé au Palais de la nation et a enchaîné les directs pendant que des militants de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), le parti présidentiel, se déployaient dans les rues avec des pancartes appelant à la fin de la coalition. En vain.

Après des semaines de discussions, le président n’est pas parvenu à se rallier les principales figures de Lamuka, la coalition de l’opposition dont il était membre avant de pactiser avec Joseph Kabila. L’ancien premier ministre, Adolphe Muzito, continue de multiplier les critiques contre le chef de l’Etat et son prédécesseur. Martin Fayulu, qui se considère encore comme le véritable vainqueur de la présidentielle de 2018, a également rejeté les consultations, martelant qu’« il faut rendre au peuple sa souveraineté ». Quant aux deux autres leaders de Lamuka, l’ancien gouverneur du Katanga, Moïse Katumbi, et l’ancien vice-président Jean-Pierre Bemba, ils ont eux accepté de rencontrer leur « frère » Félix Tshisekedi, mais n’ont rien laissé entendre de leurs intentions. Des divisions qui jouent en faveur de Joseph Kabila, dont le camp affiche, au contraire, une certaine unité.

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Pour tenter de reprendre le contrôle du Parlement, Félix Tshisekedi et ses proches ont multiplié les fronts, tentant de débaucher des députés au sein du FCC et de ses partis satellites. Selon plusieurs élus du FCC, de l’argent a circulé. Didi Manara, président du groupe parlementaire du parti de Joseph Kabila à l’Assemblée nationale évoque la somme de « 7 000 dollars par député ». « En supposant qu’ils veulent avoir toute l’Assemblée, il faut multiplier ce montant par 500. Cela fait 3 500 000 dollars, calcule-t-il. En tout cas, certains collègues ont reçu ces sommes et nous avons des preuves. Le moment venu nous allons les brandir. » Des allégations rejetées par l’UDPS.

L’opération, quoi qu’il en soit, n’a pas été payante. Félix Tshisekedi a réussi à rallier à lui l’ancien membre du FCC, Bahati Lukwebo. Mais, en fin calculateur, le sénateur qui rêvait de diriger la chambre haute du Parlement contre l’avis de son mentor de l’époque, Joseph Kabila, a précisé qu’il « gardait son autonomie ». D’après des proches du président Tshisekedi, le ministre de l’urbanisme et de l’habitat issu du FCC serait également prêt à tourner casaque. Ce que dément l’intéressé même si, dans sa famille politique, il est désormais regardé avec méfiance. Malgré ces quelques débauchages, CACH n’a donc pas réussi à reprendre le contrôle du Parlement.

Non seulement la forteresse FCC tient encore, mais Joseph Kabila sait jouer de son entregent. Alors que les consultations se poursuivaient, celui que ses partisans appellent le « raïs » a écrit aux seize chefs d’Etats membres de la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC). « Pour donner sa version des faits, précise Barnabé Kikaya, ancien conseiller diplomatique à la présidence. Il l’a fait en leader de la majorité au Parlement. Parce que, si la situation en venait à se détériorer au Congo, les pays de la SADC en pâtiraient également. »

« Le peuple à nouveau mis de côté »

La réplique de Félix Tshisekedi, qui présidera l’Union africaine en 2021, ne s’est pas fait attendre. Le président a envoyé des émissaires dans la sous-région pour s’assurer du soutien des pays voisins, notamment du Rwanda de Paul Kagamé et de l’Angola de Joao Lourenço, deux puissances régionales dont le chef de l’Etat s’est rapproché depuis son arrivée au pouvoir. Il s’est même déplacé, le 16 novembre, en personne à Luanda pour un tête-à-tête avec son homologue. Quatre jours plus tard, deux avions de chasse de l’armée angolaise ont volé dans le ciel brumeux de Kinshasa.

« C’est sûrement pour imposer l’idée qu’ils sont en force, ils sont au pouvoir (…). C’est un message inutile pour montrer des muscles », tranche Barnabé Kikaya. Mais la situation inquiète. Les diplomates en poste à Kinshasa multiplient les missions de bons offices pour éviter que la tension ne devienne incontrôlable dans un pays au destin difficilement sondable. Certains préconisent une rencontre entre Félix Tshisekedi et Joseph Kabila.

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Mais, pour la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) qui s’est entretenue avec les deux hommes, le mal est plus profond et il faut « l’attaquer à la racine ». « Avec la dynamique actuelle de la coalition, on ne peut atteindre la reconstruction du pays, déplore l’abbé Donatien N’Shole, secrétaire général de la Cenco. (…) La raison de cette crise est la mauvaise gestion des élections de 2018. Il faut corriger les choses, déplisser la Commission électorale nationale indépendante (CENI) et entamer des réformes de la loi électorale. On n’acceptera pas un compromis pour partager le gâteau et où le peuple sera à nouveau mis de côté. »

La coalition survivra-t-elle ? L’actuel chef de l’Etat choisira-t-il de passer en force en imposant une dissolution risquée de l’Assemblée nationale ? Quand bien même les consultations sont terminées, les contacts se poursuivent. En attendant le discours de Félix Tshisekedi qui doit intervenir avant la fin de l’année.



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Au Cameroun, un carnet de coloriage pour devenir un superhéros en lutte contre le Covid-19

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Maternelle du groupe scolaire Le Globe, à Douala au Cameroun, fin novembre 2020.

Frida est concentrée sur le fascicule ouvert devant elle. Crayon rouge à la main, elle colorie « le monstre ». « C’est le coronavirus. C’est un vilain microbe », murmure la fillette âgée de 4 ans, sans lever les yeux. Par moments, elle s’interrompt pour observer les « petites cornes, les yeux et la bouche du méchant ». Dans cette salle de classe de maternelle du groupe scolaire Le Globe, un établissement privé primaire et bilingue de Douala, la capitale économique du Cameroun, les 19 élèves se familiarisent avec « Fight Covid Cameroon, le livret de coloriage des superhéros contre le covid-19 » de 24 pages.

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« Depuis le début de la pandémie, les enfants entendent parler du coronavirus à la maison, à la télévision et même dans leur école depuis la rentrée d’octobre, mais ils n’avaient pas encore vu d’image en face d’eux. Ils sont très émus », sourit Florence Cécile Kameni, l’une des deux maîtresses, en déambulant entre les tables un œil sur le travail de ses petits élèves. Yvan, 4 ans, est fasciné par la couverture du livre. On y voit un petit garçon et une petite fille, tous masqués, entourés de fleurs et sautillant de joie. « Chacun de vous est soit lui, soit elle, leur explique Prodencia Ngoh, l’enseignante d’expression anglaise. Vous êtes les superhéros qui luttent contre le méchant coronavirus. »

« Expliquer le Covid de manière ludique »

Si l’initiative semble anecdotique, elle marque pourtant une nouvelle approche éducative, en train de se faire une place dans la société camerounaise. Marylène Owona veut que les enfants deviennent « acteurs » de la lutte contre cette pandémie qui a tué 437 personnes et en a contaminé 24 022 autres au Cameroun, selon les chiffres du 27 novembre du ministère de la santé publique. Bien qu’a priori simpliste, l’idée du coloriage positionne les très jeunes en acteurs et non plus en simples récepteurs de consignes. Lorsque les premiers cas ont été déclarés, le gouvernement a annoncé, mi-mars, la fermeture des frontières – qui n’ont toujours pas rouvert officiellement – et des établissements scolaires. A l’époque, Marylène voit bien qu’Ayo, sa fille de 2 ans, ne comprend pas pourquoi il ne faut plus s’embrasser, jouer avec les autres enfants ni sortir de la maison.

« Je cherchais un moyen de lui expliquer de manière ludique ce qu’il se passait et surtout de lui faire accepter les gestes barrières non pas comme une contrainte, mais comme une nécessité intéressante », se souvient la jeune femme de 34 ans, promotrice de Ma Famille, magazine africain dédié à la famille moderne, mais également conceptrice de jeux made in Cameroon. Cette mère de deux enfants pense aux autres parents plongés dans la même situation. Elle décide alors de concevoir ce cahier de coloriage et fait appel à une illustratrice.

Ensemble, elles dessinent avec pour objectif de faire vivre une aventure aux enfants à travers « un parcours initiatique pour devenir un superhéros contre le covid-19 », précise Marylène. Dès les premières pages, le décor est planté : l’image sombre du « vilain virus », le chamboulement observé à travers le monde, la fermeture des écoles.

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« Mais, qui va nous sauver du Covid-19 ? s’interroge le livret. Le monde entier attend encore un superhéros. Et c’est toi super… qui vas nous sauver. Ta mission, si tu l’acceptes, est d’appliquer les mesures pour stopper le virus. » La « première arme » du héros est le salut du Wakanda, ce signe consistant à croiser le bras droit sur le bras gauche devant la poitrine, poings fermés. Un geste popularisé par le film Black Panther du superhéros noir des studios Marvel. « Les enfants qui ont vu le film adorent ce signe et ça cadre avec le contexte du coronavirus », souligne Marylène.

Le 28 mars, le livret, qui intègre de l’audio en français, anglais et en langues locales camerounaises (douala, ewondo) et sénégalaise (wolof), est mis en ligne avec un accès gratuit. Plus de 2 500 parents l’ont depuis téléchargé à travers le monde, comme Pechens Owona (sans lien de parenté avec Marylène). Sohan Sahel, son garçon de 4 ans, l’a tout de suite « adoré » et maîtrise désormais sur le bout des doigts les gestes barrières. « Il ne faut plus embrasser. Il faut se laver les mains avec de l’eau et du savon ou utiliser un gel hydro-alcoolique. Il faut éternuer et tousser sous son coude », récite-t-il.

« Kit des kids »

En juin, Marylène Owona a réalisé une version physique du livret. Le projet a remporté un prix de la Banque africaine de développement (BAD) et l’Institut de technologie du Massachusetts (MIT). Cette dernière institution a déjà financé de par le monde des initiatives qui permettent les enfants de mettre « la main à la pâte », partant du principe qu’on apprend mieux en faisant, en s’engageant physiquement, que lorsqu’on reste spectateur ou simple auditeur. Au Cameroun, deux pharmacies le commercialisent 1 500 francs CFA l’unité (2,29 euros) et une centaine de familles et écoles l’ont commandé, accompagné d’un « kit des kids », pack de décoration et de coloriage constitué de peintures, de colle, de bâtonnets en bois, et de mousses, entre autres choses.

D’après Jeanne Bell, inspecteur pédagogique chargé de l’enseignement en maternelle pour la région du Littoral, ce carnet de coloriage est une « forme de sensibilisation » qui tient compte « de l’intérêt, de la maturité et du niveau de développement » des tout-petits. « Plus c’est du jeu avec des couleurs, plus c’est attrayant, plus c’est facilement retenu », précise cette professeure des écoles normales d’instituteurs de l’enseignement général. Peu à peu, l’esprit ludique se fait en effet une place dans les enseignements.

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L’objectif de Marylène Owona est de faire intégrer l’ouvrage dans le programme de l’éducation nationale camerounaise et de concevoir « un ensemble d’outils pédagogiques adaptés aux enfants et enseignants camerounais et africains ». Après la pâte à modeler à base de produits 100 % locaux, elle compte lancer un jeu dînette pour Noël et finaliser un autre livret tourné vers l’apprentissage des langues. Pour financer tous ces projets, elle lancera prochainement une levée de fonds.



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En Ethiopie, le spectre de la dislocation

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L’assaut des troupes fédérales dans la région dissidente du Tigré vise à consolider le pouvoir central, mais aussi à dissuader les vélléités autonomistes dans ce pays hanté par les questions d’appartenance nationale



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