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En Afrique, oser la science reste plus compliqué en terre francophone qu’anglophone

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Ouverture du Next Einstein Forum à Dakar, au Sénégal, en mars 2016.

Samiratou Ouédraogo se souvient encore du déclic. C’était en 2016, le mouvement Women in Global Health, lancé aux Etats-Unis, publie une liste de chercheuses en santé mondiale qui fait la part belle aux scientifiques issues de pays en voie de développement. Doctorante en santé à Montréal, la jeune femme et ses collègues se trouvent là face à l’évidence que « seules 5 % des femmes sont francophones », raconte-t-elle aujourd’hui.

Deux ans plus tard, elles lancent ensemble la version francophone de la liste, mais le constat perdure que les anglophones gardent leur train d’avance. Si l’on se concentre sur l’Afrique subsaharienne, l’Unesco, dans son rapport sur la science, met en évidence ce retard. Les femmes représentent en moyenne 26,9 % des chercheurs africains dans les pays anglophones, contre 20,9 % côté francophone. Avec de nombreuses disparités entre les pays, le Sénégal et Madagascar notamment tirant la moyenne vers le haut.

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Pourquoi est-il encore plus difficile de s’orienter vers les sciences en terres francophones que dans l’Afrique anglophone ? Faut-il y postuler que, du temps des colonies, les universités en construction se sont un peu trop inspirées de la Sorbonne et du Quartier latin pour développer plus la littérature et les sciences humaines que les sciences dures ? Ce qui pourrait expliquer que 80 % des étudiants qui entrent à l’université aujourd’hui au Sénégal s’engouffrent dans ces secteurs.

A ce poids de l’héritage s’ajoute le coût de plus en plus élevé des installations de laboratoires dans nombre de disciplines scientifiques. Même si de nombreuses collaborations et échanges tentent de rééquilibrer la donne. Cet écart, l’immunologue camerounaise Rose Leke l’estime aussi dû à la langue. A l’université bilingue de Yaoundé où elle enseigne, cette dernière voit ses étudiants francophones partir avec un handicap supplémentaire. « Les francophones ne maîtrisent souvent pas suffisamment l’anglais scientifique pour lire les journaux spécialisés », regrette celle qui a profité des universités américaines en début de carrière.

Deux mondes, deux vitesses

Ce fossé aurait même tendance à se creuser au fil des carrières pour qui n’a pas la chance de passer du côté anglophone. Car les deux mondes n’évoluent pas à la même vitesse. « Les anglophones sont plus actifs pour construire les réseaux, analyse Samiratou Ouedraogo. Et ils n’hésitent pas culturellement à coopérer entre universités. »

Un dynamisme que l’on constate à travers les partenariats Sud/Sud plus aboutis, notamment grâce à l’Afrique du Sud, et Nord/Sud, qui ont du mal à s’affranchir des anciennes relations coloniales.

Episode 2 Faouziath Sanoussi, la science de la bonne nutrition dans la peau

Le problème est aussi référentiel, selon Youssef Travaly, fondateur du groupe de réflexion All Sights Africa, chargé de promouvoir la science sur le continent. « Que ce soit en Afrique anglophone ou francophone, un article scientifique est considéré comme bon quand il est publié dans Nature ou Science, deux revues américaines. Il n’y a pas de référence africaine, alors que la recherche y est différente du monde occidental, plus tournée vers l’impact pour une société. Il manque une plate-forme pour promouvoir les publications africaines, et pourquoi pas en français », précise-t-il.

Si le terreau scientifique est globalement différent entre les zones anglophone et francophone, les Africaines doivent, d’un côté comme de l’autre, se confronter à la barrière patriarcale, qu’elles ont parfois intégrée à leurs dépens. Une physicienne congolaise parle même « d’autocensure ».

Surmonter les barrières

« Il y a un problème de confiance chez les étudiantes, à qui l’on interdit certaines matières jugées difficiles. Moi-même étant jeune et passionnée par les mathématiques, on me disait parfois : Au fond, tu dois être un homme si tu aimes cela », s’agace-t-elle aujourd’hui encore. Et cette disparité de genre persiste au fil de la carrière selon l’Unesco, puisque les femmes scientifiques y sont cantonnées à des postes subalternes, avec peu de possibilités d’avancement.

A contrario de cette vox populi, une famille compréhensive peut être un tremplin. Si Francine Ntoumi, spécialiste du paludisme, est parvenue à construire le deuxième plus grand laboratoire de Brazzaville, c’est, selon elle, grâce à son modèle parental. « Je suis née alors que mes parents étaient encore étudiants et ai grandi en les voyant gravir les échelons sociaux grâce à leurs diplômes. Par la suite, ils m’ont toujours poussée à poursuivre mes études, à égalité avec mon frère », observe celle qui a vu en eux des modèles à copier.

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Francine Ntoumi, Rose Leke ou Samiratou Oueadraogo militent toutes trois pour la place des femmes dans leur monde francophone. « On doit aller vers les jeunes filles, estime Francine Ntoumi, première femme africaine à avoir remporté le prix Georg-Forester qui récompense les chercheurs pour les travaux menés dans leur pays d’origine. On doit montrer aux jeunes filles qu’il existe des modèles. »

« Des barrières, il y en a toujours eu, poursuit Samiratou Ouédraogo. Il faut apprendre à composer avec. » En 2019, alors que la célèbre revue scientifique britannique The Lancet s’interrogeait sur la place des femmes dans le monde scientifique, la Burkinabée donnait, elle, des pistes pour « dépatriarcaliser la science pour les femmes francophones », en proposant par exemple l’introduction de politiques de genre dans les universités francophones.

« Le prochain Einstein sera africain »

Au Cameroun, Rose Leke, via le Higher Institute for Growth in Health Research for Women (Higher Women) Consortium qu’elle a créé en 2015, a mis au point un programme de type mentor/protégé. Chaque scientifique avec moins de cinq ans d’expérience peut profiter de l’expertise d’une de ses pairs, de ses réseaux, de ses conseils pour effectuer un travail de recherche et être publiée.

« Une fois par an, on tient un séminaire pour évaluer les progrès. Il y a ce moment important pendant lequel on organise des conversations autour de feux de camp. Tous les problèmes peuvent y être abordés. Une de nos sœurs attendait par exemple un enfant : on l’a aidée à monter un plan logistique et planifier un emploi du temps pour qu’elle continue de travailler », précise-t-elle. Un soutien qui se traduit jusque dans la vie privée, puisque les maris sont conviés à certaines rencontres pour être sensibilisés aux réalités du métier de leurs épouses.

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Le réseau reste l’une des forces sur lequel peut s’appuyer les femmes du continent. A ce titre, les initiatives se multiplient. Le Next Einstein Forum a été créé en 2016 avec l’ambition de croire que « le prochain Einstein sera africain. »

La plate-forme met en relation des scientifiques de tout le continent, au-delà des barrières linguistiques, souvent des jeunes, et pour moitié des femmes. « On a réussi à créer une communauté scientifique, veut croire Youssef Travaly, son ancien vice-président. Des synergies deviennent possibles. »

Quoi qu’il en soit, au fil des ans, Francine Ntoumi voit émerger une génération moins complexée : « C’est une révolution silencieuse, qui se fait pas à pas. » Mais cela reste partout un vrai choix politique, une urgence de plus pour les budgets nationaux déjà exsangues. Car quand on consacre moins de 1 % des budgets nationaux à la recherche, comme c’est le cas partout sur le continent, c’est évidemment trop peu de crédit pour que les femmes se lancent.

Suivez notre nouvelle minisérie « En Afrique, la science au féminin »

Femme, scientifique et africaine… En 2020, ce triptyque reste encore compliqué à faire vivre. En dépit des avancées de ces dernières années, des quelques noms qui commencent à émerger, accoler ces trois mots ne vont toujours pas de soi sur un continent qui plus que les autres a besoin de la science pour avancer vite, avec ses propres schémas, vers le développement.

Plus encore en Afrique francophone que dans la partie anglophone du continent, plus encore en mathématiques ou en physique qu’en médecine, se lancer dans les sciences reste une véritable aventure lorsqu’on est une lycéenne, en dépit des initiatives multiples pour encourager les jeunes femmes africaines à oser ces choix.

Des semaines de la science qui se multiplient dans les pays aux bourses offertes aux plus talentueuses scientifiques, l’Afrique bouge mais a besoin d’exemples, de modèles qui rappellent que c’est possible et important pour la planète entière.

Cette minisérie a été réalisée en partenariat avec la Fondation L’Oréal.

Episode 1 En Afrique aussi, les femmes préfèrent la médecine aux sciences de l’ingénieur
Episode 2 Faouziath Sanoussi, la science de la bonne nutrition dans la peau
Episode 3 Oser la science reste plus compliqué en terre francophone qu’anglophone



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importantes manœuvres algériennes à la frontière marocaine

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David T. Fischer, ambassadeur des Etats-Unis au Maroc, devant une carte du pays reconnaissant le territoire du Sahara occidental comme faisant partie du royaume chérifien, à Rabat, le 12 décembre 2020.

L’armée algérienne a procédé à d’importantes et spectaculaires manœuvres aéroterrestres à Tindouf (sud), province frontalière du Sahara occidental et du Maroc, selon des images de la télévision publique algérienne diffusées lundi soir 18 janvier.

Cet exercice, baptisé Al-Hazm 2021 (« Résolution » 2021), s’est déroulé dimanche 17 et lundi 18 janvier sous la supervision du chef d’état-major de l’Armée nationale populaire (ANP), le général Saïd Chanegriha. Il survient au moment où l’Algérie s’inquiète des risques potentiels de conflit à ses frontières, en particulier depuis la reprise des hostilités au Sahara occidental.

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Pendant près d’un quart d’heure, la télévision a montré un exercice tactique à tirs réels de missiles, dont la dernière version du missile antichar russe Kornet. Al-Hazm 2021 a mobilisé des chars, des véhicules tout-terrain, des hélicoptères Mi28, des avions de combat Soukhoï SU-30 MKA et des appareils ravitailleurs Illiouchine IL-78 Midas. Seul armement non russe en démonstration, l’armée algérienne a pour la première fois exhibé un avion américain de reconnaissance électronique Beechcraft 1900 MMSA-Hissar.

Ces exercices « s’inscrivent dans le cadre de l’évaluation de la première phase du programme de préparation au combat au titre de l’année 2020-2021 », selon un communiqué du ministère de la défense. Ils ont « pour objectif de développer l’expérience au combat », a déclaré le général Chanegriha dans un discours.

« Menaces imminentes »

Evoquant l’instabilité régionale, le chef d’état-major a souligné que l’Algérie « mérite que son armée soit constamment à la hauteur des enjeux auxquels elle fait face aujourd’hui, et qu’elle demeure éternellement libre, souveraine et tenace face aux ennemis d’hier et d’aujourd’hui », sans citer ces ennemis. Equipée de matériel russe, l’armée algérienne est de loin la première puissance militaire du Maghreb.

Dans son numéro de décembre, l’influente revue de l’ANP, El-Djeïch, avait appelé les Algériens à se « tenir prêts à faire face à des “menaces imminentes” ». Son éditorial faisait état de « la détérioration de la situation régionale le long de notre bande frontalière et [de] la menace que font peser certaines parties ennemies sur la sécurité de la région ces derniers temps ».

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Plus grand pays d’Afrique, l’Algérie partage plus de 6 500 kilomètres de frontières avec sept pays, dont certains sont en proie à des conflits. Alger a récemment dénoncé des « manœuvres étrangères » visant à la déstabiliser et a pointé du doigt Israël, après la reconnaissance par les Etats-Unis de la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental, en contrepartie d’une normalisation des relations de Rabat avec Tel-Aviv.

Le Maroc contrôle une grande partie du Sahara occidental qu’il considère comme partie intégrante de son territoire. Les indépendantistes sahraouis du Front Polisario, soutenus par Alger, réclament un référendum d’autodétermination prévu par l’ONU.

Par ailleurs, un groupe de navires de guerre russes – composé d’une frégate, d’un remorqueur et d’un pétrolier ravitailleur – a accosté lundi au port d’Alger dans le cadre d’une « escale technique » de trois jours, selon un communiqué du ministère algérien de la défense. Cette escale s’inscrit dans le cadre des « activités de coopération militaire » entre les deux pays, alliés de longue date, précise le communiqué.

Le Monde avec AFP



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En Egypte, les féministes poursuivent le combat contre le harcèlement

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En s’envolant vers l’Espagne pour y poursuivre ses études, Ahmed Bassem Zaki a sans doute éprouvé du soulagement. Il s’éloignait des accusations de harcèlement sexuel qui s’étaient multipliées en 2018 – à voix feutrée – à son encontre, à l’Université américaine du Caire, établissement de la jeunesse dorée égyptienne. Deux ans plus tard, pourtant, le passé le rattrape. En quelques jours, son visage et son nom déferlent sur les réseaux sociaux, dans un flot de témoignages accablants. Des jeunes femmes l’accusent de chantage et de harcèlement. D’autres d’agression sexuelle ou de viol. Puis le scandale s’étale sur les écrans de télévision égyptiens.

Zeina Amr Al-Dessoky, 20 ans, dénonce le harcèlement de rue sur son compte Instagram Catcalls in Cairo. Ici au Caire, le 12 janvier.

« Le harcèlement et la violence sexuels sont soudain devenus un sujet de conversation publique », résume Zeina Amr Al-Dessoky, étudiante de 20 ans, qui anime un compte Instagram dénonçant le harcèlement de rue. Ce fléau est endémique en Egypte, où presque toutes les femmes disent avoir été victimes d’agressions verbales ou de gestes déplacés. Si l’écho est cette fois aussi fort, c’est en grande partie parce qu’Ahmed Bassem Zaki, 21 ans, appartient à « l’élite, tout comme ses accusatrices », estime Aida El-Kashef, cinéaste et féministe engagée. D’ordinaire, divers motifs, telles que les frustrations engendrées par le manque de perspectives d’avenir ou l’incapacité financière à se marier, sont avancés pour expliquer le harcèlement sexuel. « Ces prétendus arguments s’écroulent », note Shady Nour, l’un des lanceurs d’alerte dans cette affaire.

Ahmed Bassem Zaki (« ABZ ») est arrêté début juillet 2020. Six mois plus tard, il est condamné à trois ans de prison pour harcèlement sexuel envers deux jeunes femmes. Ce délit fait l’objet d’une loi spécifique, adoptée en 2014, mais la définition du viol reste très restrictive. Le procès en appel a été repoussé à début février, ainsi qu’une autre affaire le visant pour « agression » contre trois mineures. « Il ne s’agit pas du premier procès pour harcèlement », souligne Mozn Hassan, chargée de l’ONG féministe Nazra (« regard ») qui a soutenu des dizaines de plaignantes devant les tribunaux. Le cas d’« ABZ » est cependant novateur par le vaste soutien qu’il a suscité et parce que ceux qui ont mené la mobilisation ne sont pas les victimes directes, avec ce message implicite : endiguer le harcèlement, le taharoch en arabe, est l’affaire de tous.

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Un mouvement enraciné de longue date

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le variant sud-africain n’est pas plus mortel mais 1,5 fois plus contagieux

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Des agents de santé transportent un patient présentant des symptômes du Covid-19, à Pretoria, le 15 janvier 2021.

Le nouveau variant du coronavirus identifié en Afrique du Sud en octobre – et désormais prédominant dans le pays – n’est pas plus mortel mais il est 1,5 fois plus contagieux, a affirmé lundi 18 janvier un panel d’experts sud-africains. Baptisée 510Y.V2, cette mutation « est 50 % plus transmissible », mais « rien n’indique que le nouveau variant est plus sévère », a déclaré le professeur Salim Abdool Karim, épidémiologiste et coprésident du comité scientifique au ministère sud-africain de la santé. Ces conclusions sont notamment tirées de données collectées dans les principaux foyers de contamination du pays.

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Pays le plus touché du continent, l’Afrique du Sud compte plus de 1,3 million de cas de coronavirus, dont quelque 37 000 morts. Durement frappé par la seconde vague, le pays a toutefois enregistré lundi une diminution de 23 % du nombre de cas, a annoncé lundi le ministre de la santé, Zweli Mkhize. L’Afrique du Sud a sans doute atteint le « point d’inflexion » de cette seconde vague, a-t-il déclaré, « mais il est trop tôt pour célébrer » car dans le même temps, les admissions dans les hôpitaux ont augmenté de 18,3 % par rapport à la semaine précédente.

20 millions de vaccins

La seconde vague exerce une pression énorme sur le système de santé du pays, à bout de souffle. « Si les patients sont plus nombreux, la mortalité hospitalière n’a pas changé » entre la première et la seconde vague, a toutefois souligné une spécialiste du panel, la docteure Waasila Jassat. La découverte d’un nouveau variant a forcé les autorités sud-africaines à mettre en place de nouvelles restrictions en décembre. « Le monde a sous-estimé ce virus : ce virus peut évoluer et s’adapter », a reconnu un autre scientifique du panel, le professeur Alex Sigal, de l’Institut de recherche sur la santé en Afrique.

Les craintes liées au nouveau variant ont également isolé la première puissance industrielle d’Afrique, plusieurs compagnies aériennes réduisant leurs liaisons.

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Le président Cyril Ramaphosa a récemment annoncé l’arrivée de 20 millions de vaccins dans les six prochains mois, pour une population de 59 millions de personnes, sans donner de détails. « Des vœux pieux et de la manipulation malhonnête », a dénoncé lundi, dans un communiqué, l’Alliance démocratique (DA), le principal parti d’opposition, qui exige des clarifications sur le programme de vaccination du gouvernement. « Aucune preuve de l’efficacité des vaccins actuels contre le variant du coronavirus n’a encore été apportée », a par ailleurs reconnu le professeur Abdool Karim, soulignant que « de nombreuses études sont en cours ».

Le Monde avec AFP



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