Embouteillage éditorial en vue pour les municipales à Paris

    Prévu le 25 septembre, le livre de la maire de Paris, Anne Hidalgo, s’ajoutera aux quatre autres ouvrages, au moins, annoncés en lien avec les élections de 2020.

    Par Publié aujourd’hui à 17h17, mis à jour à 17h52

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    Elle n’est pas encore candidate et se déclarera le plus tard possible, sans doute en décembre 2019 ou en janvier 2020, pour profiter au maximum de son statut de maire de Paris, au-dessus de la mêlée. Touche par touche, Anne Hidalgo n’en prépare pas moins méthodiquement sa campagne pour 2020. Prochain signe adressé aux électeurs : la sortie, le 25 septembre, d’un livre intitulé (à ce stade) Paris avenir.

    Dans ces 160 pages publiées par les Editions de l’Observatoire, l’édile socialiste défend son bilan et expose sa vision de la ville de demain autour de trois verbes-clés : « Respirer, protéger, cultiver. » Le texte a été peaufiné avec Antoine Leiris, l’auteur de Vous n’aurez pas ma haine (Fayard, 2016), embauché en 2018 pour rédiger les discours de la maire. En attendant un programme en bonne et due forme, ce livre vise à ne pas abandonner le terrain éditorial à ses seuls adversaires.

    Une campagne qui se joue aussi dans les librairies

    Car à Paris, capitale bourgeoise et intellectuelle, la campagne des municipales se joue aussi dans les librairies. Les journalistes Nadia Le Brun et Airy Routier ouvriront le feu le 4 septembre avec Sainte-Anne (Albin Michel), une enquête à charge dénonçant la politique d’Anne Hidalgo, dans le prolongement de leur best-seller Notre-Drame de Paris.

    Le même jour, Gaspard Gantzer, l’un des outsiders de la campagne, publiera Nous autres Parisiens (Fayard). « Un livre permet de s’extraire du quotidien pour poser des idées, des convictions, de façon approfondie », plaide l’ancien conseiller de François Hollande. « Les textes de ce type sont rarement des succès d’édition, ajoute-t-il. Mais c’est aussi l’occasion de faire le tour des libraires, des médias, de rencontrer des gens. »

    Même logique pour Pierre Liscia, jeune élu de la droite parisienne et chroniqueur sur C8, qui publiera, le 2 octobre, La Honte (Albin Michel). « J’ai honte de ce qu’est devenu Paris », assène-t-il : une ville « à l’agonie », marquée par « la pollution, la saleté, la vie chère, l’insécurité, les embouteillages, le stress ». Puis viendra le tour, en décembre ou janvier, de l’écologiste David Belliard, qui a récemment signé son contrat avec la maison d’édition – tout aussi écolo – Rue de l’Echiquier.

    Benjamin Griveaux, le candidat de La République en marche, n’a, lui, pas de livre en préparation. « Même si je le regrette, je ne crois pas que ce soit le bon format dans le monde dans lequel nous vivons », juge-t-il. Une façon de plus pour ce macroniste pur sucre de rompre avec l’« ancien monde ».

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