Suivez-nous

Afrique

Dans la cuisine d’Anto Cocagne : « Les produits africains sont sous-estimés »

Publié

sur

Elle qualifie sa cuisine de « panafricaine, traditionnelle mais qui travaille les produits de façon moderne ». La Franco-Gabonaise Anto Cocagne revisite les plats de son enfance et souffle un vent de renouveau sur les cuisines du continent, victimes de trop de préjugés. Lassée d’entendre que les plats africains étaient soit trop gras, soit trop épicés, elle s’est lancée dans l’activité de traiteur à domicile, qui lui donne l’occasion de « faire de la pédagogie avec [ses] clients ». Elle a reçu Le Monde Afrique dans sa cuisine pour un cours particulier. Au menu : pain perdu mbouraké, sauce caramel à la cacahuète, mousse au fruit de baobab.

Recette pour quatre personnes

Sauce caramel à la cacahuète : 50 g de sucre, 1 cuillère à soupe de pâte d’arachide, 10 cl de crème liquide entière, 20 g de beurre. Dans une poêle, faire fondre le sucre pour obtenir un caramel brun. Faire chauffer 30 secondes au micro-ondes la pâte d’arachide et la crème liquide. Ajouter l’ensemble au caramel et laisser réduire. Hors du feu, stopper la cuisson avec le beurre bien froid et mélanger. Laisser refroidir.

Mousse au fruit de baobab : 400 ml de lait concentré non sucré entier, 1 cuillère à soupe de poudre de baobab, 30 g de sucre en poudre, 1 gousse de vanille de Madagascar. Couper la gousse de vanille en deux dans le sens de la longueur. Gratter l’intérieur à l’aide d’un couteau pour récupérer les grains. Dans un saladier, battre le lait avec le sucre, la poudre de baobab et les grains de vanille jusqu’à ce que le fromage soit bien mousseux. Mettre le tout dans un siphon. Laisser reposer au frais pendant deux heures.

Mbouraké : 100 g de chapelure panko, 40 g de cacahuètes grillées non salées, 10 g de sucre roux. Dans un robot mixeur, mélanger la chapelure panko, le sucre roux et les cacahuètes jusqu’à ce que le tout soit homogène.

Pain perdu : 2 tranches de pain rassis (2 cm d’épaisseur), 1 œuf, 6 cl de lait concentré non sucré, 20 g de beurre, 1 cuillère à soupe d’huile de tournesol. Dans une assiette creuse, battre l’œuf entier et le lait concentré. Tremper les tranches de pain une par une et de chaque côté pour qu’elles soient bien imbibées. Paner les tranches de pain de chaque côté avec le mbouraké. Dans une poêle, faire fondre le beurre avec la cuillère d’huile. Faire dorer les tranches de pain de chaque côté et réserver au chaud.

Dressage : Déposer la tranche de pain perdu dans une assiette plate. Au moment de servir, faire une pointe de mousse au baobab, parsemer de cacahuètes grillées concassées et de sauce caramel à la cacahuète.

via LeMonde Afrique

Annonce
Cliquez pour commenter

Laisser une Réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Afrique

le premier ministre et le gouvernement ont démissionné

Publié

sur


Un changement politique était attendu au Togo depuis que Faure Gnassingbé a été réélu en février à la présidence pour un quatrième mandat, mais ce changement a été retardé par la pandémie due au nouveau coronavirus.

Le président togolais a accepté la démission du premier ministre, Komi Sélom Klassou, et de son gouvernement, annonce, vendredi 25 septembre au soir, un communiqué publié sur le site officiel de la présidence. « Le chef de l’Etat a félicité le premier ministre et toute l’équipe gouvernementale pour les efforts engagés sur le plan économique, politique et social ainsi que les résultats encourageants obtenus malgré le contexte difficile marqué par la crise sanitaire que traverse actuellement le monde entier », déclare le communiqué.

M. Klassou était premier ministre depuis 2015. Faure Gnassingbé « a remercié le chef du gouvernement pour son sens élevé du devoir et l’a chargé d’expédier les affaires courantes », précise le communiqué de la présidence.

Economie frappée par la pandémie

La victoire de Faure Gnassingbé à l’élection présidentielle a été acquise après un amendement de la Constitution qui lui a permis d’être de nouveau candidat. Faure Gnassingbé a été déclaré vainqueur au premier tour du scrutin du 22 février avec 70,78 % des suffrages devant Agbéyomé Kodjo (19,46 %). L’opposition a dénoncé des bourrages d’urnes, des procès-verbaux présignés et des reports de résultats falsifiés.

La famille Gnassingbé dirige depuis plus d’un demi-siècle ce pays d’Afrique occidentale. Faure Gnassingbé préside le Togo, un pays de huit millions d’habitants, depuis 2005, date à laquelle il a succédé à son père, Gnassingbé Eyadéma, décédé, qui a dirigé le pays d’une main de fer pendant trente-huit ans.

Lire aussi Au Togo, Faure Gnassingbé investi président, l’opposition continue à contester l’élection

L’économie du Togo a été frappée par la pandémie de Covid-19, les autorités ayant imposé des restrictions pour limiter la propagation du coronavirus. A ce jour, 1 722 cas de contamination et 44 décès dus au virus ont été enregistrés au Togo.

Lire aussi Limitation du nombre de mandats présidentiels en Afrique : la route est encore longue

Le Monde avec AFP



Via LeMonde Afrique

Continuer La Lecture

Afrique

le Soudan dit avoir réuni les indemnités

Publié

sur


Le premier ministre soudanais, Abdallah Hamdok, à Khartoum, le 21 août 2020.

Le Soudan a affirmé avoir réuni le montant des indemnités réclamées par Washington dans le cadre d’un accord sur l’indemnisation des familles des victimes américaines d’attentats perpétrés en 1998 contre des ambassades des Etats-Unis en Afrique.

« La promulgation par le Congrès américain de la loi immunisant le Soudan de toutes poursuites ultérieures est le seul point encore en suspens avant la mise en application de l’accord sur le paiement des indemnités » aux familles des victimes, a indiqué mercredi 23 septembre le premier ministre, Abdallah Hamdok, cité par l’agence officielle Suna. Des médias américains ont évoqué le montant total de 335 millions de dollars d’indemnités (environ 287 millions d’euros).

Lire aussi Le Soudan et l’Algérie, nouveaux centres d’intérêt de la diplomatie américaine en Afrique

Avec cet accord, a déclaré jeudi le chef de la diplomatie soudanaise, Omer Gamareldin Ismail, en déplacement à Genève, le Soudan pourra plus facilement dire aux Etats-Unis : « Retirez-nous de la liste des Etats soutenant le terrorisme et allons de l’avant. » Cette sanction, synonyme d’entrave aux investissements pour le Soudan, remonte à 1993 : le pays dirigé par Omar al-Bachir était alors devenu un paria pour avoir accueilli le chef d’Al-Qaïda, Oussama Ben Laden.

Course contre la montre

La crise s’est envenimée quand deux attentats revendiqués par Al-Qaïda ont été perpétrés en 1998 contre les ambassades américaines au Kenya et en Tanzanie, faisant plus de 200 morts. Washington avait alors accusé le Soudan d’avoir appuyé les responsables des attaques et avait exigé des compensations pour les familles des victimes américaines, compensations qui sont un préalable au retrait du pays de la liste noire.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi BNP Paribas rattrapée par ses activités au Soudan auprès du régime d’Omar Al-Bachir

Le secrétaire d’Etat américain, Mike Pompeo, est aujourd’hui engagé dans une course contre la montre pour dénouer le contentieux de son pays avec le Soudan avant l’élection présidentielle aux Etats-Unis, le 3 novembre, et se rapprocher d’un éventuel accord de normalisation avec Israël, le Soudan étant vu comme le prochain pays arabe à pouvoir reconnaître l’Etat hébreu. Son « plan » prévoit le versement par Khartoum, sur un compte bloqué, de fonds qui ne seront versés que sous conditions aux Etats-Unis pour indemniser les plaignants.

Parmi les conditions du Soudan figurent le retrait du pays de la liste noire antiterroriste et l’adoption d’un texte de loi proclamant la « paix légale » avec Khartoum pour écarter le risque de nouvelles poursuites.

Le Monde avec AFP



Via LeMonde Afrique

Continuer La Lecture

Afrique

à l’approche de la présidentielle, la crainte de « graves menaces sur la paix »

Publié

sur


Des supporteurs du président ivoirien Alassane Dramane Ouattara (« ADO »), à Abidjan, le 19 septembre 2020.

Le Conseil national des droits de l’homme (CNDH), organisme public de Côte d’Ivoire, s’est inquiété jeudi 24 septembre de « graves menaces sur la paix sociale » à l’approche de l’élection présidentielle du 31 octobre et a appelé à un « dialogue inclusif », dans un communiqué.

Précisant avoir rencontré ces derniers jours les responsables des principaux partis d’opposition ainsi que du parti au pouvoir, le CNDH exprime sa « vive préoccupation » face à une situation sociopolitique « qui crée assurément les conditions de graves violations des droits de l’homme et fait peser de graves menaces sur la paix sociale » en Côte d’Ivoire.

Lire aussi Présidentielle en Côte d’Ivoire : le représentant de l’ONU appelle à la « retenue »

Alors que de nombreux militants d’opposition et d’ONG ont été arrêtés ces derniers mois, le CNDH, qui est un organe consultatif pour le gouvernement, demande des « mesures pour garantir (…) l’exercice des libertés publiques par l’ensemble des forces politiques de la nation » et appelle à « l’ouverture d’un dialogue pressant et inclusif » pour « trouver des solutions consensuelles durables ». Le CNDH demande aussi « l’ouverture d’enquêtes sur les allégations de violences constitutives de violations des droits de l’homme ».

Quelque 3 000 morts en 2010

La crainte de violences meurtrières est forte dans ce pays d’Afrique de l’Ouest, dix ans après la crise post-électorale née de la présidentielle de 2010 qui avait fait quelque 3 000 morts. Des violences, dans le sillage de l’annonce de la candidature du président Alassane Ouattara à un troisième mandat controversé, ont fait une quinzaine de morts en août dans le pays.

Lire aussi Côte d’Ivoire : à l’approche de l’élection présidentielle, la jeunesse veut se faire entendre

Une figure de la société civile ivoirienne, Pulcherie Gbalet, qui avait appelé en août à des manifestations contre un troisième mandat du président Ouattara, est incarcérée depuis un mois. Justin Koua, président de la jeunesse de l’opposition FPI (pro-Gbagbo) a été arrêté il y a une semaine sur son lieu de travail à Korhogo (Nord) et transféré quelques jours après dans une prison à Bouaké (centre), a déploré son parti.

Mercredi, une dizaine de proches de l’ancien chef rebelle et ex-premier ministre Guillaume Soro, dont la candidature à la présidentielle du 31 octobre n’a pas été retenue par le Conseil constitutionnel, ont été libérés après neuf mois de prison.

Le Monde avec AFP



Via LeMonde Afrique

Continuer La Lecture

Suggestion