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Côte d’ivoire: l’émouvant message d’Asalfo suite au décès d’Aïcha

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Le célèbre chanteur Asalfo a récemment fait une sortie sur sa page Facebook dans laquelle il a rendu hommage à Aïcha la jeune ivoirienne avec qui il a travaillé dans le cadre des activités de l’UNICEF:

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« Aïcha a toujours été à nos côtés pendant les activités que nous menions conjointement avec l’UNICEF ; toujours avec la même énergie et la même dynamique. Grâce à elle des centaines de jeunes filles se sont accrochées à l’école malgré des situations très difficiles.

Côte d'ivoire: l'émouvant message d'Asalfo suite au décès d'Aïcha

Hélas, Aïcha vient de nous quitter à cet âge de la vie où elle s’apprêtait à vivre pleinement sa jeunesse. Au nom du groupe et de la Fondation Magic System, je voudrais présenter mes condoléances les plus attristées à sa famille biologique, à l’UNICEF et surtout à la grande famille U-Report avec qui j’ai découvert Aïcha. Que son âme repose en Paix.»

Crédit photo: afrikmag

Via Afrikmag

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Afrique

Le scandale de l’hôtel Fairmont, symbole des espoirs brisés du #metoo égyptien

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Le compte Instagram « Assault Police » signale des allégations de harcèlement sexuels et de mauvaise conduite contre un étudiant, le 15 juillet au Caire.

LETTRE DU CAIRE

L’hôtel Fairmont, l’un des palaces les plus cotés du Caire, est davantage habitué à alimenter les pages people des magazines que la rubrique faits divers des quotidiens. Pourtant, depuis le mois de juillet, l’établissement égyptien se trouve au cœur d’une affaire de viol retentissante. En avril 2014, des membres de la haute société cairote ont abusé à tour de rôle d’une jeune fille de 18 ans, qu’ils avaient au préalable droguée et entraînée dans l’une des suites de l’hôtel, avec vue sur le Nil.

Persuadés que leur statut social les mettait à l’abri de toute poursuite, les violeurs ont signé leur forfait en traçant leurs initiales sur le dos de leur victime. Ils se sont même filmés et ont partagé la vidéo dans leur réseau, comme si elle dépeignait un exploit sportif, comme s’il s’agissait d’un trophée.

Un flot de témoignages déferle

Mais au début de l’été, six ans plus tard, un compte Instagram baptisé Assault Police (la police du harcèlement), dédié à la lutte contre les violences sexuelles, a fait éclater le scandale. Quelques semaines après la révélation des viols en série commis par un étudiant de la prestigieuse Université américaine du Caire, l’affaire de l’hôtel Fairmont a ouvert le moment #metoo de l’Egypte.

Le harcèlement sexuel (« taharosh » en arabe) est l’une des nombreuses plaies du pays. Dans une étude menée sur les bords du Nil par les Nations unies (ONU), en 2013, 99 % des femmes interrogées disaient avoir déjà été la cible de propos salaces ou de gestes déplacés. Un phénomène aux racines multiples : la frustration des jeunes hommes, à qui la société interdit d’avoir des relations sexuelles hors mariage ; la promiscuité induite par la surpopulation des villes et la pauvreté ; la réislamisation de la société à partir des années 1980, dans un sens de plus en plus obscurantiste…

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De peur d’être ostracisées ou de se heurter à l’indifférence des institutions, les Egyptiennes se sont habituées à taire ces agressions intimes. Mais, début juillet, un flot de témoignages déferle sur Assault Police et sur d’autres plates-formes du même genre. La parole se libère et, une fois n’est pas coutume, les autorités semblent en prendre acte. Le Conseil national de la femme, incarnation de l’aspiration à l’égalité des sexes affichée par le président Abdel Fattah Al-Sissi, appelle les victimes ou les témoins d’actes délictueux à se signaler, en leur garantissant « tout le soutien nécessaire ».

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Au Mali, un colonel major à la retraite pour succéder aux colonels de la junte

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Ba N’Daw après sa nomination comme ministre de la défense, le 28 mai 2014 à Bamako.

Avec des militaires qui ont fait de la rareté de leurs prises de parole une stratégie, chaque indice mérite d’être pris en compte. Ainsi, lorsque le matin du lundi 21 septembre, le capitaine D. explique depuis le perron du quartier général du camp Soundiata-Keïta de Kati, épicentre du pouvoir malien depuis le coup d’Etat du 18 août, que son chef, le colonel Assimi Goïta, doit parler sous peu sur les antennes de la Radio-Télévision nationale, il semble urgent d’aller prêter l’oreille à cette déclaration inattendue.

Comme il l’avait fait un mois plus tôt, en devançant dans l’action d’autres équipes de soldats qui projetaient de renverser le président Ibrahim Boubacar Keïta (« IBK »), le quintet de colonels à la tête du Conseil national du salut du peuple (CNSP) a pris tout le monde de court en dévoilant l’identité de celui qui présidera la transition au Mali.

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Les observateurs du pays espéraient que soit mis en place par la junte, lundi 21 septembre, un collège chargé de désigner les futurs président et vice-président ; puis, le lendemain, date hautement symbolique du 60e anniversaire de l’indépendance, l’annonce des noms des personnalités chargées de conduire le pays à de nouvelles élections dans dix-huit mois. Dimanche, un diplomate de haut rang s’inquiétait même des intentions réelles des militaires. « Ils prennent trop de temps. Il y a anguille sous roche », estimait-il alors que la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) avait exigé une remise du pouvoir à des civils au plus tard le 22, sous peine sinon de durcir les sanctions contre le Mali, celles-ci pouvant aller jusqu’à une mise sous embargo total de ce pays enclavé et largement dépendant des appuis extérieurs.

Béret vert vissé sur le crâne, treillis ajusté, le colonel Assimi Goïta, le chef de la junte, se disant conscient du « contexte global » dans lequel se trouve son pays, a en moins de trois minutes d’intervention débloqué en partie la situation. « A l’issue des assises de ce 21 septembre 2020, le collège a désigné les personnes ci-après pour assurer la mise en œuvre de la feuille de route de la transition. Président de la transition au Mali : M. Ba N’Daw [également orthographié Ba N’Dao ou Ba N’Daou]. Vice-président de la transition : colonel Assimi Goïta. La cérémonie de prestation de serment aura lieu le vendredi 25 septembre », a déclaré le président du CNSP.

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« Seule proposition »

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En Afrique, les accouchements par césarienne progressent… au risque de déraper

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Une sage-femme s’occupe d’un nouveau-né à l’hôpital de Treichville, en Côte d’Ivoire, en 2015.

Les femmes qui bénéficient d’un accouchement par césarienne ne sont pas toujours celles qui en auraient besoin. Ce qui est vrai à l’échelle de la planète l’est aussi en Afrique, même si cette zone géographique est celle où se pratique le moins ce geste médical.

Obstétricien de formation et chercheur au Centre Population & Développement (Ceped, université Paris-Descartes) et à l’Institut de recherche pour le développement (IRD), Alexandre Dumont vient d’établir avec Christophe Z. Guilmoto un panorama mondial de cette intervention chirurgicale qui prévient efficacement la mortalité maternelle et néonatale lorsqu’elle est pratiquée à bon escient. Publiée dans le numéro 581 de Population & Sociétés, le bulletin de l’Institut national d’études démographiques (INED), leur travail montre que si 21 % des naissances se font par césarienne dans le monde, les moyennes nationales s’échelonnent, elles, de 1 % à 58 %.

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Et sur les 28 pays qui enregistrent des chiffres en deçà de 5 %, les trois quarts se situent en Afrique subsaharienne. « On observe les taux les plus faibles au Niger, au Tchad, en Ethiopie, à Madagascar. Parmi les grands pays désavantagés, on relève le Mali (2 %), le Nigeria (3 %), l’Afghanistan (3 %) et le Congo (5 %) », précise l’étude. Ce qui place sans grande surprise l’Afrique comme le continent où l’on naît le moins souvent de cette manière.

Gratuité des soins obstétricaux

Pourtant, Alexandre Dumont y observe aussi des changements assez rapides. « Dans les années 1990, le taux de naissance par césarienne était de l’ordre de 1 % dans la plupart des pays d’Afrique centrale et d’Afrique de l’Ouest, rappelle-t-il. Et il est resté stable durant une décennie, avant de commencer à augmenter dans les années 2000, notamment dans les pays qui avaient développé la gratuité des soins obstétricaux. » Ce médecin qui a travaillé en Afrique de l’Ouest a pu observer, quelques années après la mise en place de ces politiques volontaristes, un impact net sur les chiffres. Ainsi au Mali, le taux est passé de 1,7 % en 2006 à 2,9 % six ans plus tard ; au Burkina, de 0,7 % à 3,7 % ; et au Sénégal, de 3,5 % à 5,3 %.

En parallèle à cette augmentation qui permet de sauver des vies de mères et d’enfants dans cette zone où la mortalité néonatale reste la plus élevée au monde, ce ne sont pas toujours les indications médicales qui prévalent dans la décision de pratiquer ce geste chirurgical. Dans une grande maternité de Dakar où il a exercé, Alexandre Dumont a ainsi été témoin de l’arrivée des césariennes de confort. Il se souvient comment « une femme de la catégorie des “protégées”, comme on appelle celles qui sont parentes ou amies de la sage-femme, a été envoyée au bloc alors que la césarienne était moins une indication médicale qu’un supposé “confort” dans ce monde où la péridurale n’existe pas ». Ce cas n’est pas unique dans un univers où les salles de travail demeurent souvent spartiates.

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Au Burkina Faso, la sociologue et sage-femme Clémence Schantz et l’épidémiologiste Charles Kaboré ont mené un travail d’observation montrant que 24 % des césariennes réalisées dans les hôpitaux où ce geste est gratuit n’étaient pas médicalement justifiées. « Cette pratique abusive est plus fréquente dans les villes, lorsqu’elle est réalisée par du personnel peu qualifié, et parmi les femmes issues des catégories sociales les plus favorisées », précisent MM. Dumont et Guilmoto. Si ce phénomène est plus prégnant sur d’autres continents, ses effets pervers sont plus importants en Afrique. Outre son coût financier et le danger d’un geste chirurgical sous anesthésie qu’il fait inutilement courir aux mères, il mobilise inutilement des praticiens en sous-effectif et des blocs opératoires rares, alors qu’au même moment une urgence vitale pourrait se présenter.

Une « épidémie » de césariennes

Mais sur ce point comme sur bien d’autres, l’Afrique suit la marche du monde. Au niveau planétaire, le taux mondial de césarienne a presque triplé en un quart de siècle, passant de 6,7 % en 1990 à 19,1 % en 2014, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui estime que le « bon » taux – celui qui permet de limiter la mortalité périnatale sans virer dans l’excès – se situe entre 10 % et 15 %. « Si on regarde les courbes africaines à l’aune de cette progression mondiale, on risque fort d’y aboutir à la même épidémie de césariennes qu’ailleurs d’ici quinze ans », diagnostique Alexandre Dumont.

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Alors que l’île Maurice ou les Seychelles sont déjà à 45 % de césariennes, le Ghana à 13 % et l’Algérie à 16 %, c’est pour éviter les dérives que M. Dumont va accompagner l’installation de la pratique dans quatre pays, dont un en Afrique, le Burkina Faso. « Nous serons présents à compter de janvier 2021 dans une série d’hôpitaux sélectionnés, précise-t-il. Nous y informerons les femmes des différents modes d’accouchement et aiderons les médecins et les sages-femmes à analyser leurs pratiques au regard des indications médicales de la césarienne. » Le médecin a déjà observé que cette simple délivrance d’informations, si elle est bien dispensée, peut faire diminuer de 25 % le nombre de césariennes pratiquées dans un hôpital.



Via LeMonde Afrique

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