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Cicatrisant, anti-inflammatoire, stimulant digestif… Toutes les vertus du miel de karité

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Une potière de la ville de Dapaong, au Togo, fabrique des ruches en terre cuite pour la société des miels d’Afrique.

Vous ne jurez que par le miel ? Et le beurre de karité ? Alors il vous faut goûter le miel de karité. Un miel d’Afrique aussi déroutant que puissant qui commence à se tailler un franc succès parmi les amateurs de nectars exotiques. Inimitable, sa signature olfactive évoque celle du caramel au beurre salé avec, selon qu’il provient du Burkina Faso, du Bénin ou du Togo, des notes de chocolat, de noisette, de citron ou de cannelle. Une saveur ­complexe que laisse deviner sa robe ambrée et sa cristallisation en grains très fins.

« Posséder des ruches est un moyen de réduire la dépendance des productrices à l’égard des négociants d’amandes et de beurre, tout en offrant un revenu d’appoint pour sortir de la pauvreté. » Carole Tawema, cofondatrice de Karethic

Issu de la fleur de karité (le beurre, lui, provient de l’amande), ce miel, qui convient à des plats sucrés comme salés, présente de multiples vertus thérapeutiques. Cicatrisant, anti-inflammatoire et stimulant digestif, entre autres, il est également utilisé pour élaborer certains cosmétiques comme du baume pour les lèvres. Produit haut de gamme (son prix varie entre 4 et 10 euros les 100 g) en raison de sa rareté, le miel de karité est commercialisé sur Internet mais aussi dans les épiceries fines, certains magasins bio et quelques pharmacies.

Si cette ambroisie africaine se mérite, c’est aussi parce qu’elle n’est pas facile à récolter. Elevée dans des ruches horizontales faites de paille recouverte de terre séchée, Apis adansonii, la petite abeille jaune à qui l’on doit le précieux miel de karité, est réputée pour son agressivité. Ce qui confère aux apiculteurs africains une aura de bravoure amplement méritée.

Miels de baobab, de moringa ou de mangue

La diffusion du miel de karité, spécialité encore confidentielle, repose principalement sur des filières de commerce équitable. Karethic, pionnier de l’importation de beurre de karité en France, travaille avec 60 coopératives béninoises qui emploient quelque 700 femmes. « Posséder des ruches est un moyen de réduire la dépendance des productrices à l’égard des négociants d’amandes et de beurre, tout en offrant un revenu d’appoint pour sortir de la pauvreté », insiste Carole Tawema, cofondatrice de Karethic. De son côté, la société des miels d’Afrique a constitué une filière en liaison avec 1 300 petits producteurs burkinabés qui peuvent ainsi moderniser leur équipement et recevoir une formation tout en bénéficiant d’un prix d’achat supérieur à celui du marché.

Ambassadeur de saveurs nouvelles venues d’Afrique, le karité pourrait ouvrir la voie à d’autres spécialités atypiques comme les miels de baobab, de moringa ou de mangue. La société Apiarivm s’est notamment fait une spécialité du miel d’euphorbe, une plante cactoïde du Sud marocain qui présente la particularité – pas du tout désagréable – de chauffer la gorge pendant plusieurs minutes.



Via LeMonde Afrique

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le Front Polisario menace le Maroc d’une « escalade »

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A Guerguerat, poste-frontière entre le Sahara occidental et la Mauritanie, le 25 novembre 2020.

Les indépendantistes du Front Polisario ont menacé, dimanche 24 janvier, le Maroc d’une « escalade » militaire, après avoir bombardé le poste frontalier de Guerguerat sous contrôle marocain dans le territoire disputé du Sahara occidental. « La guerre va continuer et aller vers l’escalade. Toutes les positions de l’armée marocaine sont des cibles », a déclaré à l’AFP Sidi Ould Oukal, un haut responsable de la sécurité et porte-parole du ministère de la défense de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), proclamée en 1976 par les indépendantistes.

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Le Polisario se dit « en état de guerre de légitime défense » depuis que le Maroc a envoyé, le 13 novembre 2020, des troupes à l’extrême sud du Sahara occidental, une ancienne colonie espagnole, pour chasser un groupe de militants sahraouis qui bloquaient la seule route vers la Mauritanie voisine.

Depuis, ces troupes marocaines sont restées déployées dans cette zone démilitarisée placée sous la tutelle d’une force d’interposition des Nations unies, afin de « sécuriser le trafic routier » sur cet axe commercial menant vers l’Afrique de l’Ouest.

Les indépendantistes contestent la légalité de cet axe, qualifié de « brèche illégale », contraire, selon eux, à l’accord de cessez-le-feu de 1991 signé sous l’égide de l’ONU.

« Situation normale »

Samedi soir, les forces du Polisario ont annoncé avoir lancé quatre missiles en direction de Guerguerat, localité située sur l’axe routier. Elles ont aussi revendiqué des attaques le long du mur de sable érigé par le Maroc qui sépare les combattants sahraouis des forces marocaines dans ce vaste territoire désertique disputé depuis le départ des colons espagnols.

Selon M. Ould Oukal, le passage de Guerguerat a été « fermé » et la situation est « chaotique ». Ces affirmations n’ont toutefois pas pu être confirmées par des sources indépendantes.

« Ce n’est que le début. C’est un avertissement aux usagers de cette route et de cette terre. Tout le territoire du Sahara occidental est une zone de guerre », a-t-il mis en garde, avertissant que « ni Guerguerat ni aucun point du territoire sahraoui ne sont à l’abri des missiles et obus des combattants sahraouis ».

Un haut responsable marocain joint par l’AFP à Rabat a minimisé, en faisant état de « tirs de harcèlement à proximité de la zone de Guerguerat », qui n’ont « pas touché l’axe routier, dont le trafic n’a pas été perturbé ».

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« Cela s’inscrit dans un cycle de harcèlement depuis plus de trois mois » et « il y a une volonté de créer une guerre de propagande, une guerre de médias, sur l’existence d’une guerre au Sahara », mais « la situation est normale », a-t-il assuré.

La télévision marocaine 2M a diffusé un reportage avec des images et témoignages de routiers recueillis dimanche dans la zone de Guerguerat. « Ce matin, la circulation au niveau de l’axe routier entre le Maroc et la Mauritanie est normale. Le trafic commercial ne s’est pas arrêté » depuis l’intervention marocaine en novembre, est-il affirmé dans le reportage.

Tergiversations

La question du statut du Sahara occidental, considéré comme un « territoire non autonome » par l’ONU en l’absence d’un règlement définitif du conflit, oppose depuis des décennies le Maroc au Polisario. Celui-ci réclame un référendum d’autodétermination prévu par les Nations unies, tandis que le Maroc, qui contrôle plus des deux tiers du territoire, propose un plan d’autonomie sous sa souveraineté.

Les négociations, menées par l’ONU et impliquant le Maroc et le Polisario avec l’Algérie et la Mauritanie en tant qu’observateurs, sont suspendues depuis 2019.

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Le Polisario se dit prêt à reprendre les pourparlers mais exclut de déposer les armes, échaudé par trente ans de statu quo. « Par le passé, nous avons accordé toute notre confiance à la communauté internationale et avons arrêté le combat armé de manière définitive. Nous avons attendu trente ans. Trente ans de promesses non tenues, de tergiversations et d’attente intenable », a déploré plus tôt cette semaine Sidi Ould Oukal.

La position du Maroc a, elle, été confortée par la reconnaissance d’une souveraineté marocaine par l’ex-président américain Donald Trump sur la totalité du territoire disputé.

Cette reconnaissance liée à une normalisation entre le Maroc et Israël est assortie d’une enveloppe de trois milliards de dollars (2,4 milliards d’euros) pour le « soutien financier et technique de projets d’investissements privés » au Maroc et en Afrique subsaharienne.

Le Monde avec AFP



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Dans le centre du Mali, six soldats maliens tués et 18 blessés dans deux attaques « terroristes »

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Dans la région de Gourma, au centre du Mali, en mars 2019 avec les soldats de la force fraçaise « Barkhane ».

Six soldats maliens ont été tués et 18 blessés dans la nuit de samedi à dimanche dans le centre du Mali dans deux attaques par des « terroristes » qui ont été repoussées avec l’aide des forces françaises, a indiqué, dimanche 24 janvier, l’armée malienne.

« Le bilan provisoire est de six morts et 18 blessés » parmi les soldats lors des attaques contre « deux postes de sécurité » à Boulkessy et Mondoro (centre), « entraînant une riposte qui a fait une trentaine de morts côté terroristes », a écrit l’armée dans un communiqué publié sur Facebook.

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Quatre soldats ont été tués et 12 blessés à Boulkessy tandis qu’à Mondoro, il y a eu deux militaires tués et six blessés, a ensuite précisé l’armée dans un communiqué distinct sur Twitter. Elle « déplore la perte d’un véhicule et d’une mitrailleuse ».

« Une quarantaine de motos et un lot important de matériels militaires [ont été] saisis » par l’armée, lors de ces « deux attaques complexes et simultanées aux environs de 3 h 30 » (heures locales et GMT), a-t-elle affirmé dans le communiqué sur Facebook.

« Assaillants mis en déroute »

« Grâce à la promptitude des réactions et à une coordination efficace entre les Fama (l’armée malienne) et les forces françaises Barkhane, les assaillants ont été mis en déroute », a ajouté l’armée sur Twitter.

Moins d’une heure après l’alerte des Fama, « Barkhane » a dépêché sur place deux hélicoptères de combat Tigre et deux avions de chasse Mirage 2000, a précisé l’état-major des armées françaises à Paris.

Les Tigre ont « engagé le combat sur une colonne ennemie à Boulikessi, neutralisant une dizaine » de djihadistes à moto, a-t-il précisé. Les Mirage 2000 ont survolé parallèlement les deux emprises qui avaient été attaquées.

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Au petit matin, les militaires français ont évacué deux soldats maliens blessés vers leur antenne médicale de Gossi (centre), où ils ont été « stabilisés » avant d’être transférés à l’hôpital militaire de Gao (nord-est). Les autres blessés ont été pris en charge par la force de l’ONU (Minusma) et l’armée malienne.

« Un hélicoptère a évacué plusieurs blessés militaires à Sévaré », près de la capitale régionale, Mopti, où l’armée dispose d’une importante base, a indiqué à l’AFP une source médicale.

Les combats ont commencé alors que « tout le monde était couché », a affirmé à l’AFP un élu de Mondoro, estimant à une heure la durée des affrontements. « Face à un ennemi décidé à entrer dans les deux emprises, les Fama ont tout de suite pris l’ascendant sur leurs adversaires, a souligné l’état-major des armées françaises, et ont tenu leur position appuyés notamment par leur Tucano », un avion muni d’un canon.

Crise multiforme

Les camps de Boulkessy et Mondoro, situés à proximité de la frontière avec le Burkina Faso, ont déjà été attaqués par le passé. En septembre 2019, ils avaient été la cible d’une des attaques les plus meurtrières qu’a connues le Mali depuis le début de la crise en 2012. Une cinquantaine de soldats avaient été tués dans une double attaque revendiquée par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), principale alliance djihadiste du Sahel affiliée à Al-Qaida.

Cette région frontalière entre le Mali et le Burkina Faso est le théâtre de nombreuses attaques djihadistes. Les armées nationales y sont déployées dans des camps militaires dont elles peinent à sortir sans l’appui de leurs partenaires, France en tête.

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La force française « Barkhane », forte de 5 100 hommes, a mené dans cette même région frontalière plusieurs opérations depuis le début de l’année 2021.

Depuis 2012 et le déclenchement d’insurrections indépendantiste et djihadiste dans le Nord, le Mali s’enfonce dans une crise multiforme qui a fait des milliers de morts, civils et combattants, et des centaines de milliers de déplacés, malgré le soutien de la communauté internationale et l’intervention de forces de l’ONU, africaines et françaises.

Le centre du Mali est devenu l’un des principaux foyers de ces violences qui se sont propagées depuis 2015 vers le sud du pays, mais aussi au Burkina Faso et au Niger voisins.

Le Monde avec AFP



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Nouveaux heurts en Tunisie après la mort d’un blessé lors d’une manifestation

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Des policiers face à des manifestants, à Ettadhamen, une municipalité rattachée à l’agglomération de Tunis, le 19 janvier.

La tension ne retombe pas en Tunisie. A Sbeïtla, dans la région de Kasserine, dans le centre de la Tunisie, des affrontements ont opposé, dans la soirée de lundi 25 janvier, la police et des manifestants, après la mort d’Haykel Rachdi.

L’armée a été déployée dans la ville devant les institutions de l’Etat pour empêcher tout éventuel débordement. Les heurts ont éclaté dans le quartier où habitait la victime et les policiers ont tiré des gaz lacrymogènes pour disperser les protestataires, selon des témoins.

Le jeune homme avait été blessé le 19 janvier par une cartouche de gaz lacrymogène lors d’une manifestation. Hospitalisé à Sousse, il est mort dans l’après-midi, a annoncé le directeur de cet hôpital, Chawki Ben Hamouda, sans préciser les causes du décès. Le ministère de l’intérieur avait démenti sa mort, déclarant avoir ouvert une enquête sur les circonstances dans lesquelles le jeune homme avait été blessé.

Multiplication des manifestations

Depuis la mi-janvier, des manifestations ont lieu dans plusieurs villes pour réclamer une meilleure politique sociale et la libération de centaines de protestataires interpellés par la police après les heurts. Vingt-huit ONG ont appelé à un rassemblement mardi devant le Parlement, notamment contre la « politique policière » face aux manifestations.

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Dans ce contexte de tensions politiques et sociales, le premier ministre, Hichem Mechichi, a procédé le 16 janvier à un vaste remaniement – qui a affecté notamment les ministères de l’intérieur, de la justice et de la santé – et les onze nouveaux ministres doivent se présenter mardi devant le Parlement pour un vote de confiance.

Le président Kaïs Saïed a critiqué lundi l’absence de femmes au sein du gouvernement remanié. Lors d’une réunion du conseil de sécurité nationale, il a déclaré que ce remaniement, effectué sans qu’il ne soit consulté, n’avait pas non plus respecté les procédures imposées par la Constitution, notamment la délibération du conseil des ministres avant tout remaniement.

Le Monde avec AFP



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