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Au Mali, l’opposition annonce de nouvelles manifestations contre le président Keïta

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Une manifestation organisée par le Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques du Mali (M5-RFP), qui appelle à la démission du président malien Ibrahim Boubacar Keïta, à Bamako le 11 août 2020.

L’opposition au Mali a annoncé lundi 17 août de nouvelles manifestations pour réclamer le départ du président Ibrahim Boubacar Keïta (« IBK »), avec en point d’orgue l’occupation d’une place symbolique au cœur de Bamako. Ces nouvelles manifestations sont organisées alors que les médiations internationales n’ont pas permis de dénouer la crise sociopolitique qui ébranle le pays depuis le mois de juin.

« A compter de ce jour, le M5 a décidé d’intensifier ses actions pour faire partir le président IBK », surnom du chef de l’Etat, a déclaré devant la presse Ibrahim Ikassa Maïga, l’un des dirigeants du Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques du Mali (M5-RFP).

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Des « caravanes de sensibilisation », composées essentiellement de motos, vont sillonner Bamako de mardi à jeudi, selon les opposants. « Les femmes des marchés, les femmes intellectuelles et les femmes des différentes communes prendront les rues jeudi » pour montrer « ce dont elles sont capables », a expliqué Diawara Zeinabou Sidibé, une proche de l’imam Mahmoud Dicko, figure de proue de la contestation.

Le M5-RFP appelle ensuite à un « grand rassemblement » après la prière du vendredi sur la place de l’Indépendance, épicentre du mouvement lancé en juin par cette coalition hétéroclite de guides religieux, d’opposants politiques et de membres de la société civile.

Une « situation sociale délétère »

Les manifestants seront invités à « camper » sur la place jusqu’à samedi ou dimanche. D’autres manifestations sont également programmées les 25 et 26 août. « Nous sommes dans le M5 jusqu’à la démission d’IBK », a expliqué une responsable syndicale, Sidibé Dédéou Ousmane, en évoquant une « situation sociale délétère »

Le mouvement a refusé jeudi 13 août une rencontre avec le président Keïta proposée par le médiateur des Etats ouest-africains, l’ancien président nigérian Goodluck Jonathan, fixant notamment comme préalable la fin de la « répression » contre ses militants.

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Le week-end du 10 juillet, une manifestation à l’appel du Mouvement du 5 juin a dégénéré en trois jours de troubles meurtriers. L’opposition évoque un bilan de 23 morts et plus de 150 blessés. Le premier ministre, Boubou Cissé, a parlé de 11 morts et l’ONU de 14 manifestants tués.

La crise actuelle est partie de l’invalidation d’une trentaine de résultats des législatives de mars-avril par la Cour constitutionnelle, dont une dizaine en faveur de la majorité du président Keïta. Le Mali est en outre confronté depuis des années aux attaques djihadistes, auxquelles se mêlent des heurts intercommunautaires.

Le Monde avec AFP

via LeMonde Afrique

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Afrique

le premier ministre et le gouvernement ont démissionné

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Un changement politique était attendu au Togo depuis que Faure Gnassingbé a été réélu en février à la présidence pour un quatrième mandat, mais ce changement a été retardé par la pandémie due au nouveau coronavirus.

Le président togolais a accepté la démission du premier ministre, Komi Sélom Klassou, et de son gouvernement, annonce, vendredi 25 septembre au soir, un communiqué publié sur le site officiel de la présidence. « Le chef de l’Etat a félicité le premier ministre et toute l’équipe gouvernementale pour les efforts engagés sur le plan économique, politique et social ainsi que les résultats encourageants obtenus malgré le contexte difficile marqué par la crise sanitaire que traverse actuellement le monde entier », déclare le communiqué.

M. Klassou était premier ministre depuis 2015. Faure Gnassingbé « a remercié le chef du gouvernement pour son sens élevé du devoir et l’a chargé d’expédier les affaires courantes », précise le communiqué de la présidence.

Economie frappée par la pandémie

La victoire de Faure Gnassingbé à l’élection présidentielle a été acquise après un amendement de la Constitution qui lui a permis d’être de nouveau candidat. Faure Gnassingbé a été déclaré vainqueur au premier tour du scrutin du 22 février avec 70,78 % des suffrages devant Agbéyomé Kodjo (19,46 %). L’opposition a dénoncé des bourrages d’urnes, des procès-verbaux présignés et des reports de résultats falsifiés.

La famille Gnassingbé dirige depuis plus d’un demi-siècle ce pays d’Afrique occidentale. Faure Gnassingbé préside le Togo, un pays de huit millions d’habitants, depuis 2005, date à laquelle il a succédé à son père, Gnassingbé Eyadéma, décédé, qui a dirigé le pays d’une main de fer pendant trente-huit ans.

Lire aussi Au Togo, Faure Gnassingbé investi président, l’opposition continue à contester l’élection

L’économie du Togo a été frappée par la pandémie de Covid-19, les autorités ayant imposé des restrictions pour limiter la propagation du coronavirus. A ce jour, 1 722 cas de contamination et 44 décès dus au virus ont été enregistrés au Togo.

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Le Monde avec AFP



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le Soudan dit avoir réuni les indemnités

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Le premier ministre soudanais, Abdallah Hamdok, à Khartoum, le 21 août 2020.

Le Soudan a affirmé avoir réuni le montant des indemnités réclamées par Washington dans le cadre d’un accord sur l’indemnisation des familles des victimes américaines d’attentats perpétrés en 1998 contre des ambassades des Etats-Unis en Afrique.

« La promulgation par le Congrès américain de la loi immunisant le Soudan de toutes poursuites ultérieures est le seul point encore en suspens avant la mise en application de l’accord sur le paiement des indemnités » aux familles des victimes, a indiqué mercredi 23 septembre le premier ministre, Abdallah Hamdok, cité par l’agence officielle Suna. Des médias américains ont évoqué le montant total de 335 millions de dollars d’indemnités (environ 287 millions d’euros).

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Avec cet accord, a déclaré jeudi le chef de la diplomatie soudanaise, Omer Gamareldin Ismail, en déplacement à Genève, le Soudan pourra plus facilement dire aux Etats-Unis : « Retirez-nous de la liste des Etats soutenant le terrorisme et allons de l’avant. » Cette sanction, synonyme d’entrave aux investissements pour le Soudan, remonte à 1993 : le pays dirigé par Omar al-Bachir était alors devenu un paria pour avoir accueilli le chef d’Al-Qaïda, Oussama Ben Laden.

Course contre la montre

La crise s’est envenimée quand deux attentats revendiqués par Al-Qaïda ont été perpétrés en 1998 contre les ambassades américaines au Kenya et en Tanzanie, faisant plus de 200 morts. Washington avait alors accusé le Soudan d’avoir appuyé les responsables des attaques et avait exigé des compensations pour les familles des victimes américaines, compensations qui sont un préalable au retrait du pays de la liste noire.

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Le secrétaire d’Etat américain, Mike Pompeo, est aujourd’hui engagé dans une course contre la montre pour dénouer le contentieux de son pays avec le Soudan avant l’élection présidentielle aux Etats-Unis, le 3 novembre, et se rapprocher d’un éventuel accord de normalisation avec Israël, le Soudan étant vu comme le prochain pays arabe à pouvoir reconnaître l’Etat hébreu. Son « plan » prévoit le versement par Khartoum, sur un compte bloqué, de fonds qui ne seront versés que sous conditions aux Etats-Unis pour indemniser les plaignants.

Parmi les conditions du Soudan figurent le retrait du pays de la liste noire antiterroriste et l’adoption d’un texte de loi proclamant la « paix légale » avec Khartoum pour écarter le risque de nouvelles poursuites.

Le Monde avec AFP



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à l’approche de la présidentielle, la crainte de « graves menaces sur la paix »

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Des supporteurs du président ivoirien Alassane Dramane Ouattara (« ADO »), à Abidjan, le 19 septembre 2020.

Le Conseil national des droits de l’homme (CNDH), organisme public de Côte d’Ivoire, s’est inquiété jeudi 24 septembre de « graves menaces sur la paix sociale » à l’approche de l’élection présidentielle du 31 octobre et a appelé à un « dialogue inclusif », dans un communiqué.

Précisant avoir rencontré ces derniers jours les responsables des principaux partis d’opposition ainsi que du parti au pouvoir, le CNDH exprime sa « vive préoccupation » face à une situation sociopolitique « qui crée assurément les conditions de graves violations des droits de l’homme et fait peser de graves menaces sur la paix sociale » en Côte d’Ivoire.

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Alors que de nombreux militants d’opposition et d’ONG ont été arrêtés ces derniers mois, le CNDH, qui est un organe consultatif pour le gouvernement, demande des « mesures pour garantir (…) l’exercice des libertés publiques par l’ensemble des forces politiques de la nation » et appelle à « l’ouverture d’un dialogue pressant et inclusif » pour « trouver des solutions consensuelles durables ». Le CNDH demande aussi « l’ouverture d’enquêtes sur les allégations de violences constitutives de violations des droits de l’homme ».

Quelque 3 000 morts en 2010

La crainte de violences meurtrières est forte dans ce pays d’Afrique de l’Ouest, dix ans après la crise post-électorale née de la présidentielle de 2010 qui avait fait quelque 3 000 morts. Des violences, dans le sillage de l’annonce de la candidature du président Alassane Ouattara à un troisième mandat controversé, ont fait une quinzaine de morts en août dans le pays.

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Une figure de la société civile ivoirienne, Pulcherie Gbalet, qui avait appelé en août à des manifestations contre un troisième mandat du président Ouattara, est incarcérée depuis un mois. Justin Koua, président de la jeunesse de l’opposition FPI (pro-Gbagbo) a été arrêté il y a une semaine sur son lieu de travail à Korhogo (Nord) et transféré quelques jours après dans une prison à Bouaké (centre), a déploré son parti.

Mercredi, une dizaine de proches de l’ancien chef rebelle et ex-premier ministre Guillaume Soro, dont la candidature à la présidentielle du 31 octobre n’a pas été retenue par le Conseil constitutionnel, ont été libérés après neuf mois de prison.

Le Monde avec AFP



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