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Au Burundi, le nouveau président bousculé par une mystérieuse rébellion

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Le président burundais, Evariste Ndayishimiye, lors de son investiture à Gitega, le 18 juin 2020.

C’est la première épreuve sérieuse pour le président Evariste Ndayishimiye. Alors qu’un relatif espoir planait depuis son arrivée à la tête du Burundi, en juin, après cinq ans de crise politique et sécuritaire et quinze ans sous la férule de Pierre Nkurunziza, le pays semble de nouveau plongé dans l’incertitude. Depuis trois semaines, il vit au rythme d’attaques armées, d’arrestations de masse par les services de sécurité et de perquisitions dans l’ancienne capitale politique, Bujumbura.

Un journal local, Iwacu, évoque une infiltration en plusieurs vagues depuis la République démocratique du Congo (RDC), via le lac Tanganyika, qui aurait commencé fin août. Mais le mystère plane encore sur l’identité des assaillants et leurs intentions. Certes, un court communiqué estampillé « Red Tabara », un mouvement rebelle né en 2015, fait état de sa confrontation « avec les policiers accompagnés de nombreux miliciens Imbonerakure [jeunes du parti au pouvoir] », le 23 août dans le sud du pays, mais son authenticité est encore à confirmer et aucune reconnaissance officielle des faits n’a jusqu’à présent filtré. Des tweets d’un compte attribué au mouvement revendiquent en outre une attaque dans le nord, où au moins six personnes ont été tuées le 10 septembre.

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« Nous sommes dans une démarche inhabituelle qui ne fait qu’ajouter à la confusion, commente Gérard Birantamije, politologue à l’université du Lac Tanganyika. Normalement, quand une rébellion entre dans un pays, elle se déclare, clarifie ce qu’elle veut pour chercher des soutiens et des ralliements. Là c’est le contraire. Les rares informations qui filtrent viennent d’acteurs atypiques. Les attaques sont globalement rapportées par les Imbonerakure un peu partout. Mais le gouvernement, la police et l’armée, eux, restent silencieux. Ce sont les miliciens qui communiquent, plus que les acteurs institutionnels et même plus que les rebelles. »

Dans ce contexte pour le moins étrange, certains évoquent un changement de stratégie. « Les rébellions burundaises se seraient rendu compte que trop de communication tue la communication, poursuit Gérard Birantamije. Elles se présentent comme combattant une autre ancienne rébellion… même s’il s’agit du régime en place. »

« Aucune main tendue »

La plupart des rébellions du pays ont vu le jour avec la crise de 2015, alors que Pierre Nkurunziza décidait de briguer un troisième mandat présidentiel. L’ex-chef de l’Etat étant décédé en juin, certains anciens rebelles se demandent pourquoi continuer la guerre. Gérard Birantamije nuance : « Ces rébellions se sont positionnées contre le régime et pas seulement contre Nkurunziza. Evariste Ndayishimiye, son successeur et héritier, n’a émis aucun signal envers ces forces, aucune main tendue, il n’a rien proposé jusqu’à présent pour pousser ces groupes à déposer les armes. Peut-être estime-t-on en haut lieu que les rapports de forces sont en faveur du régime et que ce dernier n’a pas besoin de reconnaître leur existence, continuant de ce fait à les assimiler à de vulgaires bandits de droit commun. »

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L’étrangeté du climat est aussi due au fait que le Burundi était habitué à accuser les pays voisins, particulièrement le Rwanda, chaque fois qu’une attaque rebelle était menée sur son sol. Mais il semblerait que ce soit terminé depuis que les deux pays montrent une timide volonté d’évoluer vers une décrispation, après cinq ans de tensions diplomatiques. Le 26 août, des représentants de leurs renseignements militaires respectifs se sont même rencontrés à la frontière en présence du mécanisme conjoint de vérification de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs, une organisation engagée sur les questions sécuritaires. Le Rwanda vient en outre de faciliter le rapatriement d’un millier de réfugiés burundais, autre sujet épineux qui alimentait la discorde.

Au niveau régional, la tâche ne s’annonce pas facile non plus. Le pays a décliné l’invitation du président congolais, Félix Tshisekedi, à un mini-sommet qui devait se tenir dimanche 13 septembre à Goma et qui a été annulé à la dernière minute. Ce rendez-vous aurait été l’occasion d’un premier face-à-face entre Evariste Ndayishimiye et son homologue rwandais, Paul Kagame, en plus de l’Ougandais Yoweri Museveni et de l’Angolais Joao Lourenço. Un pari un peu risqué pour la présidence congolaise. Contacté le 11 septembre pour commenter la montée d’attaques rebelles au Burundi, le porte-parole de Félix Tshisekedi, Kasongo Mwema Yamba Y’amba, a simplement répondu que la présidence de la RDC était « toujours en attente des résultats des travaux des experts ».



Via LeMonde Afrique

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Ahmed l’éléphant, symbole d’une cohabitation de plus en plus difficile avec les humains

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L’éléphant Ahmed dans la réserve naturelle du N’Zi, au nord-est de Bouaké, en septembre 2020.

Malgré son imposant gabarit et sa peau gris foncé, Ahmed l’éléphant passe presque inaperçu dans l’immense savane arborée de la réserve naturelle du N’Zi, au nord-est de Bouaké. Le pachyderme se promène en silence à la recherche de bois, de fruits et de nouveaux repères. « Il a trouvé un point d’eau, se nourrit désormais de racines, de branches et d’écorces. Il s’adapte doucement à son nouvel habitat », souffle tout sourire Karl Diakité, directeur des opérations au N’Zi River Lodge, le site écotouristique de la réserve.

S’il chuchote, c’est parce que l’éléphant se trouve à une vingtaine de mètres. Les pisteurs et les rangers sont également là : ils veillent à la sécurité de l’animal et à celle des villages voisins, situés à une quinzaine de kilomètres. Le site doit bientôt être clôturé sur 25 000 des 41 000 hectares de la réserve.

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Si Ahmed se rapproche des frontières du parc, « on lui fait comprendre par notre présence qu’il doit changer de route », précise Pierre Zango, l’un des rangers. Mais le but reste « d’interférer le moins possible avec lui », ajoute Karl Diakité, afin qu’il retrouve une vie sauvage, loin du tumulte des villes et des villages où il a failli tuer et être tué.

Durant plusieurs mois, Ahmed a beaucoup fait parler de lui dans le sud de la Côte d’Ivoire. Dans la petite ville de Guitri, à 225 kilomètres d’Abidjan, tout le monde a une histoire à raconter sur l’animal aux grandes oreilles qui aurait quitté un troupeau du parc d’Azagny, sur la côte ivoirienne, pour les riches plantations de la région de Guitri.

« Il était comme mystique »

« Les enfants l’ont vu errer et sont allés l’accueillir comme un ministre, se rappellent Félix Kéké, le chef central de Guitri, et Gnamian Adjehi, son secrétaire, sous le charme de l’animal. Ils jouaient avec lui et l’ont appelé Ahmed. Ils lui demandaient de danser et il dansait. Ils disaient on a faim et il tapait le manguier pour faire tomber les fruits. »

Les membres de la chefferie locale veulent écrire la légende de l’animal. « Il n’était pas comme les autres éléphants. Il était comme mystique, il se comportait comme un homme ou un génie. Certains disent qu’il s’agit d’un villageois qui avait le don de se transformer en éléphant grâce à l’eau d’un canari [une jarre] magique et qu’un jour quelqu’un a cassé le canari. Depuis ce jour, il serait condamné à vivre éléphant », conte le chef.

Le camion de Sylvain Diama (à droite) complètement broyé par la force du pachyderme, en septembre 2020.

Mais Ahmed n’a pas laissé que des belles histoires dans son sillage. L’animal perdu s’est mis à saccager les plantations, manger les fruits et même à boire le bandji et le koutoukou, des alcools de palme artisanaux fabriqué par les planteurs. « Certains lui ont jeté de l’essence pour le brûler, d’autres lui ont tiré dans la patte au calibre 12, se souvient Gnamian Adjehi, le secrétaire du chef de Guitri. C’est à partir de ce moment qu’il s’est énervé et qu’il a pris pour cibles les motos et les machines agricoles. »

Les vidéos relayées sur les réseaux sociaux montrent surtout un éléphant aussi joueur que brutal, prêt à écraser un cycliste et même capable de renverser un camion à la force de ses défenses. Le véhicule de Sylvain Diama en a fait les frais : attiré par les graines de palme que la benne contenait, le pachyderme a complètement broyé son trois-tonnes.

Plus que 300 éléphants dans le pays

« C’était très violent, on le regardait faire, impuissants, relate-t-il, encore sous le choc. Il ne reste plus rien de l’habitacle, je ne peux même pas revendre les pièces détachées. » « Lorsqu’on savait qu’Ahmed était dans le coin, on n’osait même plus prendre la route, ça a été un vrai manque à gagner pour nous », explique Amara Sanogo, un collègue chauffeur.

« Ce n’est pas la première fois que ce genre de problème entre les hommes et la faune sauvage se produit, note Bertin Akpatou, zoologue à l’université Félix-Houphouët-Boigny et directeur de l’ONG Action pour la conservation de la biodiversité en Côte d’Ivoire (ACB-CI). L’intrusion non contrôlée de l’homme dans les milieux naturels comme l’agriculture et l’orpaillage clandestin favorisent ces situations. Plus les activités humaines se développent sur leurs habitats et plus cela perturbe les éléphants qui sont des animaux de migrations. » Les erreurs de parcours et les rencontres avec les humains sont alors selon lui liés à la recherche d’un nouvel itinéraire lors de leur transhumance.

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Pour le chercheur, les crises politiques des dernières années sont aussi en cause. « Cela a généré de nombreux mouvements de populations. L’Etat n’avait plus d’autorité sur toutes ces zones forestières qui ont fini par disparaître, remplacées par le cacao et les nouvelles cultures comme l’hévéa et les palmiers à huile », poursuit le chercheur.

Selon l’ONG Mighty Earth, depuis 1960, dix millions d’hectares de forêt sur seize ont été rasés et sept des vingt-trois aires protégées ont été converties illégalement en cultures de cacao. Et la démographie galopante du pays ne devrait pas améliorer la situation. « Si aucune politique durable comme l’agroforesterie ou l’agriculture familiale n’est trouvée, le phénomène se poursuivra », s’inquiète Bertin Akpatou. Ces derniers mois, d’autres éléphants ont ainsi été signalés près de Fresco, sur la côte, et à Sikensi, près d’Abidjan. Mais ils ne seraient plus que 300 dans le pays, soit quatre fois moins qu’en 2001.

Transféré au plus vite dans une réserve

Agacée par l’animal, une partie de la population de Guitri a saisi les autorités. Un transfert a été organisé à l’aide d’un vétérinaire britannique habitué à ce genre d’opérations. « Il a fallu mettre en place un gros dispositif de sécurité, se souvient Nader Fakhry, vidéaste qui a filmé l’opération pour le ministère des eaux et forêts. Le vétérinaire l’a endormi dans les champs d’hévéa. Il a mis 25 minutes avant de tomber et une machine l’a soulevé pour l’installer dans un conteneur direction le zoo d’Abidjan. »

Un départ vécu comme un soulagement mais aussi avec émotion par certaines personnes. « Lorsqu’il est parti, on aurait dit que c’était le président de la République, raconte le chef. Les gens, surtout les enfants, pleuraient sur le bord de la route. »

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Une fois arrivé au zoo d’Abidjan – fermé pour audit depuis début septembre après plusieurs scandales – Ahmed a cassé son enclos et a disparu à plusieurs reprises. Face à cette situation intenable, Richard Harvey, le vétérinaire britannique, a insisté pour transférer l’animal au plus vite dans la réserve du N’Zi, où Karl Diakité et son équipe l’ont rapidement accueilli.

« C’est une bonne nouvelle, note Souleymane Ouattara, zoologue spécialiste des éléphants en Côte d’Ivoire. Avant, en cas de conflit, on abattait l’éléphant. Aujourd’hui, l’Etat change un peu sa politique et met plus de moyens pour valoriser la faune. Déplacer un éléphant, c’est coûteux ! »

Au N’Zi River Lodge, l’arrivée d’Ahmed, le tout premier éléphant de la réserve, est l’aboutissement de vingt ans de préservation de la faune et la flore locales. « On veut vraiment attirer les animaux qui vivaient ici avant le braconnage et peut-être même recréer des zones de transhumance entre les différents parcs et réserves pour respecter leurs besoins de migration », confie Karl Diakité.

Un leitmotiv qui tombe à pic : « On vient d’apprendre qu’un troupeau de cinq éléphants s’approche actuellement de la réserve, ils sont à moins de 10 kilomètres. » Ce serait l’occasion de réaliser enfin un vieux rêve familial : créer le tout premier sanctuaire d’éléphants du pays.



Via LeMonde Afrique

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le premier ministre et le gouvernement ont démissionné

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Un changement politique était attendu au Togo depuis que Faure Gnassingbé a été réélu en février à la présidence pour un quatrième mandat, mais ce changement a été retardé par la pandémie due au nouveau coronavirus.

Le président togolais a accepté la démission du premier ministre, Komi Sélom Klassou, et de son gouvernement, annonce, vendredi 25 septembre au soir, un communiqué publié sur le site officiel de la présidence. « Le chef de l’Etat a félicité le premier ministre et toute l’équipe gouvernementale pour les efforts engagés sur le plan économique, politique et social ainsi que les résultats encourageants obtenus malgré le contexte difficile marqué par la crise sanitaire que traverse actuellement le monde entier », déclare le communiqué.

M. Klassou était premier ministre depuis 2015. Faure Gnassingbé « a remercié le chef du gouvernement pour son sens élevé du devoir et l’a chargé d’expédier les affaires courantes », précise le communiqué de la présidence.

Economie frappée par la pandémie

La victoire de Faure Gnassingbé à l’élection présidentielle a été acquise après un amendement de la Constitution qui lui a permis d’être de nouveau candidat. Faure Gnassingbé a été déclaré vainqueur au premier tour du scrutin du 22 février avec 70,78 % des suffrages devant Agbéyomé Kodjo (19,46 %). L’opposition a dénoncé des bourrages d’urnes, des procès-verbaux présignés et des reports de résultats falsifiés.

La famille Gnassingbé dirige depuis plus d’un demi-siècle ce pays d’Afrique occidentale. Faure Gnassingbé préside le Togo, un pays de huit millions d’habitants, depuis 2005, date à laquelle il a succédé à son père, Gnassingbé Eyadéma, décédé, qui a dirigé le pays d’une main de fer pendant trente-huit ans.

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L’économie du Togo a été frappée par la pandémie de Covid-19, les autorités ayant imposé des restrictions pour limiter la propagation du coronavirus. A ce jour, 1 722 cas de contamination et 44 décès dus au virus ont été enregistrés au Togo.

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Le Monde avec AFP



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le Soudan dit avoir réuni les indemnités

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Le premier ministre soudanais, Abdallah Hamdok, à Khartoum, le 21 août 2020.

Le Soudan a affirmé avoir réuni le montant des indemnités réclamées par Washington dans le cadre d’un accord sur l’indemnisation des familles des victimes américaines d’attentats perpétrés en 1998 contre des ambassades des Etats-Unis en Afrique.

« La promulgation par le Congrès américain de la loi immunisant le Soudan de toutes poursuites ultérieures est le seul point encore en suspens avant la mise en application de l’accord sur le paiement des indemnités » aux familles des victimes, a indiqué mercredi 23 septembre le premier ministre, Abdallah Hamdok, cité par l’agence officielle Suna. Des médias américains ont évoqué le montant total de 335 millions de dollars d’indemnités (environ 287 millions d’euros).

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Avec cet accord, a déclaré jeudi le chef de la diplomatie soudanaise, Omer Gamareldin Ismail, en déplacement à Genève, le Soudan pourra plus facilement dire aux Etats-Unis : « Retirez-nous de la liste des Etats soutenant le terrorisme et allons de l’avant. » Cette sanction, synonyme d’entrave aux investissements pour le Soudan, remonte à 1993 : le pays dirigé par Omar al-Bachir était alors devenu un paria pour avoir accueilli le chef d’Al-Qaïda, Oussama Ben Laden.

Course contre la montre

La crise s’est envenimée quand deux attentats revendiqués par Al-Qaïda ont été perpétrés en 1998 contre les ambassades américaines au Kenya et en Tanzanie, faisant plus de 200 morts. Washington avait alors accusé le Soudan d’avoir appuyé les responsables des attaques et avait exigé des compensations pour les familles des victimes américaines, compensations qui sont un préalable au retrait du pays de la liste noire.

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Le secrétaire d’Etat américain, Mike Pompeo, est aujourd’hui engagé dans une course contre la montre pour dénouer le contentieux de son pays avec le Soudan avant l’élection présidentielle aux Etats-Unis, le 3 novembre, et se rapprocher d’un éventuel accord de normalisation avec Israël, le Soudan étant vu comme le prochain pays arabe à pouvoir reconnaître l’Etat hébreu. Son « plan » prévoit le versement par Khartoum, sur un compte bloqué, de fonds qui ne seront versés que sous conditions aux Etats-Unis pour indemniser les plaignants.

Parmi les conditions du Soudan figurent le retrait du pays de la liste noire antiterroriste et l’adoption d’un texte de loi proclamant la « paix légale » avec Khartoum pour écarter le risque de nouvelles poursuites.

Le Monde avec AFP



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