Auteur

dakarxibar

Browsing

Le groupe de télécoms français Orange va vendre sa filiale en difficulté au Niger, a annoncé le gouvernement nigérien.

La société Zamani Com S.A.S va reprendre les activités d’Orange dans ce pays d’Afrique de l’Ouest, selon un communiqué du conseil des ministres lu vendredi soir à la télévision publique nigérienne.

« La société Zamani Com S.A.S a introduit une demande pour l’acquisition de la totalité des actions d’Orange Niger S.A. », selon le communiqué, qui fait part également d’un « projet de décret » pour transférer la licence d’exploitation entre les deux sociétés.

Aucune précision n’a été divulguée sur l’opération, ni son montant ni son calendrier. La composition de l’actionnariat de Zamani n’a pas été précisée.

« Conditions de marché difficiles »

Lancée en 2008, Orange Niger emploie 530 salariés. La société compte 2,4 millions de clients et son activité génère plus de 52 000 emplois indirects au Niger, selon sa direction.

Le groupe Orange avait confirmé à l’AFP en août chercher un repreneur, expliquant que sa filiale faisait face « à des difficultés financières importantes du fait de conditions de marché difficiles ». Orange Niger était en délicatesse depuis un an avec le fisc nigérien, qui lui réclamait d’importantes sommes, allant jusqu’à faire fermer ses locaux pendant plus d’un mois fin 2018.

DakarXibar avec Xibaaru

Publié le :

Au moins cinq membres des forces de défense et de sécurité du Burkina Faso sont morts, dans la nuit de vendredi à samedi, au cours de deux attaques simultanées dans le nord du pays, selon l’état-major des armées.

Publicité

Alors que les autorités du Burkina Faso font face au péril terroriste, cinq hommes des forces de défense et de sécurité ont été tués et 11 blessés dans la nuit de vendredi 18 à samedi 19 octobre, au cours de deux attaques simultanées à Bahn et Yensé, deux localités du nord du pays, a annoncé samedi l’état-major des armées.

« Vers trois heures du matin, les détachements militaires de Bahn, dans la province du Loroum et Yensé, dans la province du Yatenga ont été les cibles d’attaques terroristes, quasiment au même moment », a indiqué l’armée dans un communiqué.

« Ces attaques ont malheureusement coûté la vie à cinq personnels des détachements, dont un policier. Onze militaires ont également été blessés », a précisé l’état-major, qui affirme que les forces armées ont « repoussé les assaillants », grâce à « vigoureuse riposte », « avant l’arrivée des renforts ».   

Une spirale de violences croissantes

Selon une source sécuritaire jointe par l’AFP, « le détachement de Yensé a enregistré le plus de victimes et subi le plus de dommages ». Cette source a précisé que les « personnels des détachements » évoqués dans le communiqué de l’armée étaient des militaires, à l’exception du policier tué.

Pays pauvre d’Afrique de l’Ouest, le Burkina Faso est pris depuis quatre ans et demi dans une spirale de violences croissantes attribuées à des groupes armés jihadistes, certains affiliés à Al-Qaïda et d’autres au groupe État islamique, même si les attaques ne sont quasiment jamais revendiquées.

Un policier a été tué, jeudi, dans une attaque à Nadiagou, dans l’est du pays, selon un syndicat policier. Samedi dernier, quatre civils ont été tués dans la province du Loroum, quelques jours après une autre attaque qui avait fait huit morts dans la même zone.

Attaque meurtrière dans une mosquée

L’attaque la plus grave de ces dernières semaines a visé une mosquée, le 11 octobre, où 16 fidèles ont été abattus à l’heure de la prière.

Depuis début 2015, les attaques jihadistes, de plus en plus fréquentes et meurtrières en particulier dans le nord et l’est du Burkina, ont fait plus de 600 morts, selon un comptage de l’AFP.

Les forces de l’ordre, qui paient un lourd tribut, semblent incapables d’enrayer les violences jihadistes. Elles restent sous-équipées et sous-entraînées, en dépit des discours volontaristes du gouvernement.

Un couvre-feu a été instauré dans plusieurs provinces du Nord où une restriction de la circulation des engins motorisés est également en vigueur.

Avec AFP

France 24

Alors que la guerre familiale pourrait bien être terminée entre Laeticia Hallyday, Laura Smet et David Hallyday, Bernard Montiel a décidé de dévoiler le montant de la fortune de Johnny Hallyday. Dans « TPMP ouvert à tous », le 18 octobre, le chroniqueur a tout balancé. Non Stop People vous en dit plus.

Laeticia Hallyday privilégie maintenant le dialogue avec ses beaux-enfants. Mardi 15 octobre, la veuve de Johnny Hallyday renonçait à faire appel de la décision du TGI de Nanterre, rendue en mai dernier. Dans un message publié sur Instagram, la maman de Jade et Joy lançait un nouvel appel au calme qu’elle adressait à Laura Smet et David Hallyday. Ces derniers l’avaient assigné en justice en février 2018. Mais dans un nouveau rebondissement, nos confrères de BFMTV dévoilaient les dettes colossales que le Taulier aurait laissées derrière lui. Une ardoise fiscale estimée à 30 millions d’euros.

Des dettes qui ont été évoquées sur le plateau de « TPMP ouvert à tous », vendredi 18 octobre. Pour Bernard Montiel, Laeticia Hallyday aurait renoncé à faire appel pour céder une partie de ces dettes à Laura Smet et David Hallyday. « Avant même [la] mort [de Johnny Hallyday, ndlr], elle avait touché plus de 50 millions d’euros », a d’abord lancé le chroniqueur. « Ce qui n’est pas correct dans cette histoire de dette fiscale, c’est que justement, comme il y avait une telle somme, il y a des comptes, il y a les maisons, on le sait, il y a le trust américain », a-t-il ensuite rappelé.

Laeticia Hallyday aurait-elle caché des biens ?

Selon Bernard Montiel, Laeticia Hallyday aurait « planqué plein de trucs [dans le trust JPS, ndlr], à l’insu des enfants, à l’insu des quatre enfants d’ailleurs ». Malgré sa dette fiscale – le Taulier aurait fait 15 demandes de prêts au cours de sa vie selon Bernard Montiel – Johnny Hallyday a réussi à amasser une fortune à donner le tournis. Dans « TPMP ouvert à tous », Bernard Montiel a dévoilé le montant de ce pactole, qui s’élèverait à 392 millions d’euros. Ce montant comprend une maison à Saint-Barthélemy estimée à « 16 ou 17 millions d’euros », une maison à Marnes-la-Coquette d’une valeur de 7 millions d’euros, mais aussi deux maisons à Los Angeles, dont une estimée à 10 millions d’euros. A cette fortune déjà très grande vient s’ajouter les royalties et les droits d’auteur. Par an, Johnny Hallyday récoltait ainsi 4 millions d’euros de royalties et 2 millions d’euros de droits d’auteur. En 57 ans de carrière, ceci équivaut à 114 millions d’euros de droits d’auteur et 228 millions d’euros de royalties. Et si la dette du rockeur s’élève à près de 30 millions d’euros en France, aux Etats-Unis, Bernard Montiel affirme qu’elle serait estimée à 6 millions d’euros. « Qui va se taper les dettes maintenant ? Puisqu’il va être reconnu résident français, ce sont les 4 enfants qui vont payer », a-t-il balancé. L’addition promet d’être très salée.

DakarXibar avec Xibaaru

Après le Cameroun (pays-hôte), la Tanzanie, l’Ouganda, la Zambie, le Rwanda, la Namibie, le Togo et le Maroc, 8 billets pour la phase finale du CHAN 2020 (l’équivalent de la CAN mais réservée aux joueurs évoluant au pays) restent à prendre ce dimanche à travers le continent à l’occasion du dernier tour retour des éliminatoires.

Le suspense s’annonce au rendez-vous puisque peu d’équipes ont réussi à faire une véritable différence à l’aller. Parmi les exceptions, on retrouve notamment la RD Congo, qui a pris une grosse option en s’imposant 2-0 en Centrafrique. Détenteurs du record de sacres dans la compétition (2 titres) mais absents de la dernière édition, les Léopards ne peuvent évidemment envisager que la qualification à domicile. Pour assurer un maximum de soutien aux hommes de Christian N’Sengi-Biembe, l’entrée au stade des Martyrs de Kinshasa sera gratuite.

Entrée gratuite à Kinshasa et Abidjan

Même chose au stade Félix Houphouët-Boigny d‘Abidjan où la Côte d’Ivoire aura bien besoin de la ferveur de ses supporters pour renverser la vapeur après sa défaite 2-0 au Niger à l’aller. Suspense aussi à Conakry où la Guinée rêve de priver le Sénégal du CHAN pour la 3e fois consécutive. Mais les Sénégalais ont gagné 1-0 à l’aller et ils tenteront de s’appuyer sur la confiance récemment engrangée à la Coupe de l’UFOA remportée la semaine dernière à domicile avec un effectif proche du groupe retenu pour ce dimanche.

Tout reste à faire entre le Mali, décimé par les blessures, et la Mauritanie (0-0 à Nouakchott à l’aller), et entre la Congo et la Guinée Equatoriale (2-2 à l’aller). De son côté, la Tunisie compte bien conserver son but d’avance à l’extérieur contre la Libye, tandis que le Burkina Faso tentera de confirmer son exploit de l’aller (victoire 1-0), cette fois à domicile face au Ghana. Rappelons que l’on ignore toujours à quelle date aura lieu la compétition (probablement en avril 2020 ou juin-juillet 2020).

Le programme du dernier tour retour des éliminatoires (horaires en temps universel, pour la France ajoutez 2h)

Dimanche 20 

13h, Lesotho – Zimbabwe (1-3) (Zone Sud)
14h, Côte d’Ivoire – Niger (0-2) (Zone Ouest B)
14h30, RD Congo – Centrafrique (2-0) (Zone Centrale)
15h, Congo – Guinée équatoriale (2-2) (Zone Centrale)
16h, Burkina Faso – Ghana (1-0) (Zone Ouest B)
16h, Libye – Tunisie (0-1) (Zone Nord), à Salé (Maroc)
16h, Mali – Mauritanie (0-0) (Zone Ouest A)
16h, Guinée – Sénégal (0-1) (Zone Ouest A)

Joués samedi

Zambie 2–2 Eswatini (1-0) (Zone Sud)
Ouganda 3–0 Burundi (3-0) (Zone Centrale-Est)
Rwanda 1–1 Éthiopie (1-0) (Zone Centrale-Est)
Namibie 2–0 Madagascar (0-1) (Zone Sud)
Nigeria 2–0 Togo (1-4) (Zone Ouest B)
Maroc 3–0 Algérie (0-0) (Zone Nord)

Joué vendredi 

Soudan 1–2 Tanzanie (1-0) (Zone Centrale-Est)

Afrik-Foot

Emmanuel Macron méchamment taclé par Michel Sardou : « C’est une tanche »

À l’occasion de la sortie d »une nouvelle chanson, Michel Sardou a accordé une interview au Point. Et il s’est lâché, notamment contre Emmanuel Macron.

À 72 ans, Michel Sardou a peut-être la voix qui porte moins qu’avant, mais il ne recule toujours pas devant la peur de la polémique. Et le chanteur de 72 ans le prouve encore avec ses propos décapants dans Le Point. Interrogé à l’occasion de la sortie d’un nouveau titre l’artiste ne s’est pas borné à parler de sa carrière. Il a aussi donné son avis sur la politique, et a eu des mots très durs envers Emmanuel Macron, pour qui il a voté « par défaut » à la dernière présidentielle.

« Il n’est pas charismatique », dit Michel Sardou du chef de l’Etat, avant de tacler Emmanuel Macron encore plus sévèrement en le traitant de tanche (un terme qui désigne un poisson, mais aussi un zozo en argot). « C’est un très mauvais acteur, il est froid, il est plat, c’est une tanche. » Une comparaison que l’intéressé appréciera…

© Capture écran France 2 (archive) Emmanuel Macron méchamment taclé par Michel Sardou : « C’est une tanche »

Si le chanteur, qui se disait « Macron-compatible » en 2017, n’est pas sensible au style du président, il ne fustige pas pour autant sa politique (« C’est intelligent ce qu’il dit, il a certainement raison de faire ses réformes, mais ça n’imprime pas »). Et entre Marine Le Pen et Emmanuel Macron, son choix reste le même, assure-t-il au Point : « Il est évident que je ne vais pas voter pour Le Pen, elle ne dit que des conneries. »

DakarXibar avec Xibaaru

Depuis sa sortie de prison suite à une grâce présidentielle, l’ancien maire de Dakar renoue les contacts. Il s’est rendu dans tous les foyers religieux, et a effectué des visites auprès de certains hommes politiques. Mais là, où on s’attendait à des déclarations belliqueuses contre le régime du Président Macky Sall, Khalifa Sall fait tout comme s’il avait fermé la page de la rancœur subie lorsqu’il était en prison. Khalifa Sall déclare n’avoir aucune haine contre qui que ce soit. Tant pis pour les va-en guerre de son camp ou ses avocats qui auraient souhaité le voir afficher une autre position.

Khalifa Sall n’a certes pas demandé la grâce présidentielle, mais celle-ci lui permet de retrouver la liberté et de mener ses activités politiques sans aucune contrainte. L’on oublie parfois que Khalifa Sall de tous les leaders politiques, fait partie de ceux qui ont une grande expérience en la matière. Khalifa Sall dispose d’une expérience avérée de par son cursus politique. Il est né avec la politique dans l’âme. Aujourd’hui, Khalifa Sall est plus que conscient que son destin politique, c’est lui qui l’a en mains. D’après les informations de Xibaaru, des tractations sont en train d’être menées pour emmener Khalifa Sall à se rendre au Palais pour rencontrer le Chef de l’Etat, Macky Sall.

Khalifa Sall peut bel et bien se rendre au Palais. Lui qui déclare avoir tourné la page de son emprisonnement. Khalifa Sall demeure conscient que même s’il n’ a fait aucune demande pour obtenir la grâce présidentielle, différentes personnalités religieuses, politiques et de la société civile, ont entrepris dans l’ombre des efforts pour qu’il sorte de prison. Et, il ne dirait non à toutes ces personnes qui se sont activées pour sa sortie de prison, si elles lui demandaient de rencontrer au Palais, le Chef de l’Etat, Macky Sall.

Thiémokho BORE

DakarXibar avec Xibaaru

Sortie devant le Comité des Droits de l’Homme à Genève : Moustapha Kâ du ministère de la Justice sème le désordre

La sortie du Directeur des Droits de l’Homme, M. Moustapha Kâ indiquant que l’Etat du Sénégal était prêt à réhabiliter Karim Wade et à réparer le préjudice que ce dernier aurait subi suite à sa condamnation par la Cour de répression de l’enrichissement illicite (CREI) continue de faire des vagues. Cette déclaration de M. Moustapha Kâ a été une aubaine pour des agitateurs se réclamant de la société civile qui ont alors tiré à boulets rouges sur le ministre des Affaires étrangères, M. Amadou Ba.

Personne ne peut comprendre quelle mouche a piqué le Directeur des Droits de l’Homme à faire une telle déclaration qui sonne comme étant un aveu de culpabilité de la part de l’Etat du Sénégal sur l’affaire Karim Wade. En réalité, M. Moustapha Kâ sous l’euphorie des retrouvailles entre le Président de la République, M. Macky Sall et son prédécesseur Me Abdoulaye Wade, aurait dû remuer sept fois la langue avant de parler. Selon le quotidien Libération, M. Moustapha Ka qui est sous la tutelle du ministère de la Justice, est convoqué par son département.

Ce qui n’a rien de surprenant. Tant M. Kâ devra s’expliquer sur les raisons qui l’ont poussé à faire cette annonce. Qui plus est, il a fait sa sortie devant le Comité des Droits de l’Homme à Genève. Voila pourquoi, la séance d’explications à laquelle il devra faire face au ministère de la Justice va être torride. De par sa position, l’Etat du Sénégal a toujours été constant vis-à-vis du Comité des droits de l’Homme. Pour le Sénégal, la position a toujours été que « le Comité n’est pas une instance juridictionnelle mais plutôt un comité d’experts indépendants dont les décisions sont dénuées de toute force obligatoire ». Selon le Sénégal qui l’avait affirmé, il ne rentre pas dans les attributions du Comité des Droits de l’Homme « de réformer les décisions rendues par les juridictions nationales ».

Une position limpide comme l’eau de roche mais qu’a voulu rendre trouble la sortie de M. Kâ.

Thiémokho BORE

DakarXibar avec Xibaaru

Moment d’émotion intense samedi pour Mohamed Ihattaren (17 ans). 15 jours après le décès de son père des suites d’une maladie, le prodige du PSV Eindhoven effectuait son retour sur les terrains à l’occasion du déplacement à Utrecht (0-3), sa ville natale, dans le cadre du championnat néerlandais.

Titulaire, le Néerlando-Marocain a eu droit à un magnifique soutien lorsque tout le stade, et en premier lieu les supporters adverses, se sont mis à l’applaudir à la 24e minute (en référence à son numéro de maillot). Un superbe geste qui a ému aux larmes le jeune joueur.

Vidéo : les larmes d’Ihattaren

Afrik-Foot

Daech ne peut que profiter de l’offensive turque, qui accélère déjà le retour de flamme jihadiste en Syrie. 

L’offensive déclenchée le 9 octobre par la Turquie en Syrie a déjà fait des centaines de morts, dont une centaine de civils, et contraint à l’exode trois cent mille personnes. Le président Erdogan, qui avait déjà décidé l’occupation de l’enclave kurde d’Afin en janvier 2018, s’est assigné cette fois d’ambitieux buts de guerre: la création d’une « zone de sécurité » à la frontière sud de son pays et le transfert dans cette zone d’une partie des 3,6 millions de réfugiés syriens installés en Turquie. Pour l’heure, Bachar al-Assad sort grand vainqueur de cette crise puisque son armée, appelée à la rescousse par les forces kurdes, reprend progressivement le contrôle de leur zone, à commencer par  la ville-symbole de Kobané. Mais c’est Daech, pourtant privé d’assise territoriale en Syrie depuis le printemps dernier, qui pourrait le plus profiter du coup de force turc à court et moyen terme.

L’ENJEU DES PRISONNIERS JIHADISTES

J’avais ici-même, en juin dernier, alerté sur « la bombe à retardement des détenus jihadistes en Syrie ». Les Forces démocratiques syriennes (FDS), la milice majoritairement kurde ciblée par l’offensive turque, affirmaient détenir environ 12.000 partisans de Daech, dont 2500 à 3000 étrangers. L’imprécision de ces chiffres était lié au caractère déjà volatil de la situation locale, mais aussi à la possibilité que se réservaient les FDS d’échanger discrètement des prisonniers avec Daech. Seule l’intervention de la chasse américaine avait permis de contenir, en avril 2019, la mutinerie de la prison de Derik, où sont détenus 400 jihadistes, dont une vingtaine de Français.

Il y a tout juste un mois, c’est Abou Bakr al-Baghdadi, le chef et « calife » auto-proclamé de Daech, qui lançait un appel à « forcer les murailles » des « prisons de l’humiliation ». Les signaux se sont depuis multipliés sur la préparation d’évasions collectives et coordonnées, sur le modèle de celles organisées par Daech en Irak, notamment en 2012. L’offensive turque a naturellement accéléré ce travail de sape de Daech, tandis que les FDS ont accrédité des rumeurs d’évasion majeure pour contraindre les Européens à venir à leur secours. Des prisonniers jihadistes se seraient effectivement déjà enfuis, mais de manière base individuelle plutôt que collective. Les Etats-Unis ont pour leur part récupéré la poignée de leurs ressortissants jusqu’alors détenus par les FDS et ils ont enjoint les autres pays occidentaux à rapatrier au plus vite leurs compatriotes.

La France compterait aux mains des FDS quelque 400 ressortissants, dont plus de 300 femmes et enfants dans des camps de fortune, ainsi que 60 à 70 détenus jihadistes. Elle se trouve aujourd’hui prise au piège de ses contradictions: soit elle se résout à un rapatriement qu’elle a longtemps exclu, soit elle obtient de l’Irak le transfert d’une partie au moins de ses détenus, en contrepartie de la non-application de la peine de mort, déjà prononcée à Bagdad à l’encontre de onze jihadistes français. Cette « formule » irakienne, très délicate à mettre en oeuvre, n’est pas non plus de toute sécurité: le jihadiste Peter Cherif, récemment mis en examen pour l’attentat de 2015 contre Charlie Hebdo, s’était… évadé d’une prison irakienne en 2007.

DAECH DANS LE SILLAGE D’ASSAD

En pactisant avec le régime Assad, la branche syrienne du PKK, le Parti des travailleurs du Kurdistan, qui contrôle les FDS, espère à la fois limiter la portée de l’offensive turque et préserver la plus grande part de l’autonomie établie depuis cinq années. Quel que soit le succès de ce double pari, la réinstallation de la dictature et de son appareil répressif dans les régions que  les FDS avait reconquises sur Daech ne pourra qu’y encourager le retour de flamme jihadiste. Les FDS ont en effet tout intérêt à se replier sur les zones majoritairement kurdes et à abandonner au régime Assad, à son armée et à sa police, les territoires majoritairement arabes. C’est particulièrement vrai à Rakka, où Baghdadi avait proclamé son « Etat islamique » en 2013, ville détruite à 80% lors de sa libération en 2017, sans que jamais la coalition ni les FDS n’entament une reconstruction digne de ce nom.

Le symbole de Kobané, conquise sur Daech par les FDS en 2015, et livrée par ces mêmes FDS au régime Assad, est déjà fort en soi. Un retournement du même ordre à Rakka fera bientôt de  la coalition menée par les Etats-Unis l’instrument de fait de la restauration de la dictature, contre laquelle les populations locales s’étaient soulevées en 2011. D’ores et déjà, la propagande jihadiste martèle que la chute de Daech n’a semé que ruines et désolation et elle appelle à la « vengeance » contre des « libérateurs » présentés comme des « occupants ». Les partisans de Baghdadi, qui se préparaient à une guérilla de basse intensité et de longue durée, ont désormais l’opportunité d’intensifier leur planification, leur recrutement et leurs opérations. Ils n’ont plus qu’à s’engouffrer dans le vide bientôt laissé béant par le repli des FDS, tirant ainsi un profit maximal de l’offensive turque en Syrie.

Il s’agit bel et bien d’un authentique désastre. Un tel désastre, à défaut d’être évité, aurait au moins pu être contenu si, au lieu de miser aveuglément sur une présence durable des Etats-Unis en Syrie, chacun s’était préparé à leur inéluctable retrait, et ce dès les annonces de Trump en décembre 2018.

LeMonde.fr

Que suit-on ? La rencontre entre le Pays de Galles et la France, quart de finale de la Coupe du monde de rugby.

Où ? A Oita.

Quand ? Le coup d’envoi sera donné à 9 h 15.

Sur quelle chaîne ? TF1.

Composition des équipes :

Pays de Galles : Liam Williams – North, Watkin, Parkes, J. Adams – (o) Biggar, (m) Davies – Tipuric, Navidi, Wainwright – AW Jones, Ball – T. Francis, Owens, W. Jones
Remplaçants : Dee, Carré, Lewis, Beard, Moriarty, T. Williams, Patchell, Halfpenny.

France : Médard – Penaud, Vakatawa, Fickou, Huget – Ntamack, Dupont – Ollivon, Alldritt, Lauret – Vahaamahina, Leroux – Slimani, Guirado (cap), Poirot. Remplaçants : Chat, Baille, Setiano, Gabrillagues, Picamoles, Serin, Lopez, Rattez.

Un peu de lecture en attendant :

Le XV de France veut lui aussi jouer bon pied, bon œil

Antoine Dupont, le goût du terroir

Le Pays de Galles veut poursuivre son sans-faute face aux Bleus

Le calendrier des 48 matchs de la compétition

Depuis douze ans, un All Black à la baguette chez les Gallois

L’Angleterre retrouve le rythme et les demi-finales

A Nagasaki, on aime les Ecossais

LeMonde.fr