L’émission matinale de la TFM Yéwouléne animée par Pape Cheikh Diallo et Garmi qui se souviennent de feu Yaya Hamet Wane fondateur des Cours privés Djinda Thiam auxquelles sa famille a décidé à la demande générale de réouvrir à partir de cette année scolaire 2019/2020 toujours aux parcelles assainies unité 13 lot160. Yaya Hamet Wane, au-delà du rôle d’instituteur Né à Kanel, localité située dans la région de Matam, au nord-est du Sénégal, vers 1929, d’un « père attentionné » et d’une « mère douce », comme l’a décrit son frère le Colonel Birane Abdoul Wane, Yaya Hamet Wane, est issu d’une famille modeste. Deuxième garçon de son père, il achève ses études grâce à l’aide et l’appui de son grand frère. Bien chéri par ses parents, Yaya était de l’extérieur « une autre personne ». « Le moindre de ses caprices était satisfait. De l’extérieur il était visible et lisible, car étant le seul de sa famille à être de teint clair. On le surnommait ‘’Yaya le rouge’’ en pulaar. Mais il était agile et parfois provocateur », se souvient encore le jeune frère. Yaya Hamet Wane est sorti de l’école William Ponty de Sébikotane en 1949 et a servi pour la première fois à l’école primaire Malème Niani de Tambacounda. Après quatre ans passés au sud-est du pays, M. Wane sera affecté à Kaolack où il va passer 26 ans de sa vie professionnelle. Il quitta Kaolack et fut affecté à Dakar où il a servi comme directeur de l’école Thiong durant 8 ans. Passionné de la craie, des salles de classe et des cris des petits élèves qui le considéraient tous comme un père, Yaya Hamet Wane créa aux Parcelles Assainies les Cours privés Djinda Thiam, après sa retraite en 1988. « Yaya Hamet Wane, sa vie durant, a essayé de conformer ses œuvres et sa pensée à la mission que Dieu lui a confiée. « Il a été un éducateur, un formateur des formateurs. Il aimait tellement les enfants que tout le temps, il avait des stylos dans ses poches. A chaque fois que quelqu’un disait ‘’Pa Wane, man amuma stylo’’ (Pa Wane je n’ai pas de stylo), il sortait un stylo de ses poches ou à défaut, il lui donnait une pièce de 100 F CFA pour qu’il en achète un. Et il l’a fait toute sa vie », a raconté Madior Faye. La générosité du défunt instituteur de l’école Thiong était exceptionnelle, selon ses proches. Son amour pour les enfants incommensurable. Pour leur faire plaisir, l’instituteur se convertissait de temps en autre en musicien, chanteur et guitariste. « On ne peut pas être formateur et pédagogue sans générosité. C’est le critère de base, puisque c’est un métier qui, pour l’essentiel, consiste à partager et à transmettre le savoir. Ce qui est une marque suprême de générosité ». Pour honorer la mémoire et les œuvres de leur « Papa », les enfants de Yaya Hamet Wane ont décidé de relever le défi en réouvrant l’école suite à de nombreuses demandes des parents d’élèves et amis avec toujours comme vocation Instruire-Éduquer-Former.SENEGAL7

Senegal7.com

Auteur

Laisser un commentaire