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Travail et Covid-19 : parler de ses problèmes, c’est déjà les résoudre

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L’arrivée de la deuxième vague amène un retour de l’anxiété chez les personnes actives, déjà éprouvées par le confinement. Quelques réflexes au quotidien et l’expression de ce mal-être à un professionnel peuvent permettre de mieux vivre cette période inédite.

Isolement, solitude, perte de confiance en soi… Le Covid-19 provoque un bouleversement dans notre rapport au monde – et au travail – avec une augmentation des risques psychosociaux, selon différentes études, dont une enquête Ifop pour Malakoff Humanis réalisée du 19 juin au 15 juillet dernier. 12 % des personnes interrogées pensent que leur état de santé s’est dégradé, et 28% font le même constat quant à la qualité de vie au travail. Autre chiffre révélateur de ce contexte particulier : 40% des sondés estiment que leur rythme de travail s’est accéléré. « Beaucoup de gens ont modifié leur rythme de vie, en se couchant plus tard pour travailler, en sautant des repas, en fumant ou en buvant davantage d’alcool », constate Emmanuelle Grall, psychologue à Chatou.
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Pourtant, après l’été, on pouvait s’attendre à ce que les batteries soient rechargées. Mais la deuxième vague de coronavirus, sujet incontournable – dans les médias, avec ses proches – et évoquée bien avant l’été, est bien là, et avec elle le retour de l’anxiété liée à cette pandémie inédite. « Les gens vont plus mal que lors du confinement », résume la psychologue. Les nouvelles mesures restrictives, annoncées chaque semaine, les empêchent de pratiquer leurs activités sportives ou culturelles, ou de se projeter, en organisant par exemple des vacances à venir. Autres sources d’inquiétude, que chacun vit à des degrés divers : la peur d’être malade, de contaminer ses proches, et la peur de mourir pour certains.
Le 100% télétravail pointé du doigt

Psychologue à Paris, Anouck Boulet de Bohan ne constate de son côté pas une augmentation du nombre de consultations mais toujours « un impact indéniable sur le quotidien des patients. Si certains l’ont vécu de façon positive, en se recentrant sur des choses essentielles, d’autres ont pris conscience de l’importance de leur travail, d’autres se découvrent en souffrance psychique du fait de l’abstinence d’échanges spontanés et de l’appauvrissement relationnel induit par le télétravail ». Mis en place pour certains depuis le mois de mars, celui-ci est pointé du doigt.

Les atouts sont indéniables, comme la réduction du temps de transport et donc de la fatigue censée en découler, mais il accentue la collusion entre vie personnelle et vie professionnelle, et rend les frontières moins étanches. Les mois de confinement, l’enfermement dans de petits espaces, notamment dans les grandes villes, la présence des enfants et du conjoint… autant de facteurs soudains qui ont activé ou réactivé des phénomènes de décompensation, c’est-à-dire ces passages d’un état stable à une rupture de l’équilibre.
Trouver un interlocuteur et un lieu neutre

Comment réagir ? Le premier réflexe doit être d’en parler : à une personne extérieure et neutre de préférence, dans un lieu également neutre si possible. Les psychologues sont les premiers interlocuteurs qui viennent à l’esprit. « Le cabinet est un lieu de sécurité et d’accompagnement permettant de prendre du temps pour soi et de parler de ses difficultés », résume Emmanuelle Grall. Mais ce n’est pas toujours facile.

« Il faut être prêt à faire un travail sur soi, et il faut aussi une certaine confiance pour oser », ajoute Solène Brost, neuropsychologue. Pour faciliter la recherche d’un thérapeute, elle a créé il y a un an SharZen, une plateforme de mise en relation directe entre 200 psychologues libéraux sur toute la France et des salariés en entreprise. Elle propose un service de soutien psychologique pour les salariés qui peuvent choisir eux-mêmes leur psychologue. SharZen permet ainsi au patient de choisir la forme, en présentiel ou à distance, qui lui convient, les séances étant à la charge de l’employeur. Parmi les autres interlocuteurs à privilégier, le médecin généraliste, en profitant par exemple de la téléconsultation, et bien sûr la médecine du travail.
Programmer, rythmer ses journées au quotidien

De l’aveu de nombreux professionnels de santé, les premiers conseils sont simples à appliquer : revenir à une bonne hygiène de vie, prendre des repas à heure fixe, ne pas négliger son sommeil. Pour Solène Brost, « il faut garder un rythme » : s’astreindre à faire certaines activités, comme la lecture, l’écriture, le visionnage d’un film ou d’une série, et les programmer dans son emploi du temps. « Je propose à ma patientèle de profiter davantage de l’instant présent puisque cette période d’incertitude ne nous permet plus de nous projeter », ajoute Emmanuelle Grall.

Autre piste, à appliquer au quotidien. « Les personnes en télétravail peuvent positionner un objet, comme une chaise, ou mettre en place des rituels ou des interdictions, pour marquer leur ancrage dans le travail ou dans la vie personnelle », conseille Anouck Boulet de Bohan. Etirements, temps de pause pour « rentrer » et « sortir » des moments de travail, exercices de respiration… là aussi, il est question de rythmer son quotidien.
Des initiatives à prendre du côté des employeurs

A un niveau plus collectif, l’entreprise a évidemment un rôle à jouer, en instaurant un retour partiel au bureau pour les personnes volontaires, mais aussi en menant une vraie politique de déconnexion pour éviter l’épuisement et les risques de burn out. A charge aussi pour l’employeur d’encourager les actions conviviales et ritualisées pour maintenir un esprit d’équipe, mettre en place une « boîte à idées » pour recueillir les pensées positives, les afficher, afin de « remettre de la chaleur dans des lieux aseptisés par les règles sanitaires et le port des masques », ajoute Anouck Boulet de Bohan.

Et pourquoi pas profiter de ses doutes et remises en question pour faire un point avec soi-même, en essayant de définir la place que doit prendre le travail dans notre vie ? Doit-il être essentiel, secondaire ? Aime-t-on le travail en lui-même ou bien ce qui lui est rattaché, comme un lieu ou des personnes ? Les thérapeutes peuvent là encore aider à mettre des mots sur nos questionnements.

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Le nouveau Stade Olympique en images…

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Le président Macky Sall a posé la première pierre du stade olympique en vue des jeux olympiques de la jeunesse prévues en 2022. L’infrastructure de dernière génération va permettre au Sénégal de pouvoir prétendre à l’organisation de compétition majeure. Après Dakar Aréna et l’arène nationale, le stade olympique qui sera construit par les Turcs sous la supervision de la Sogip sa du DG Gallo Ba sera livré dans quelques mois.

Voici les images :
Abdou Marie Dia pour xibaaru.sn



Via Xibaaru

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15 recettes aux carottes pour faire le plein de vitamines

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En version sucrée ou salée, la carotte est excellente pour la santé. 15 recettes pour se laisser séduire.

Le saviez-vous ? À l’origine, la carotte était cultivée en Asie. Ce légume d’hiver (sa saison s’étend de septembre à janvier en fonction des variétés) se décline de toutes les couleurs : outre la « traditionnelle » carotte orange, elle peut aussi être blanche, rouge ou encore violette.
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Excellente pour la santé, la carotte constitue d’abord une bonne source de bêta-carotène : ce précurseur de la vitamine A (qui est un antioxydant) aide à la cicatrisation, ralentit le vieillissement cellulaire, protège les yeux et la vision, contribue à maintenir l’élasticité de la peau, et prévient les maladies de la peau. La carotte contient également des caroténoïdes, qui aident à protéger la peau contre les rayons UV. Un véritable couteau suisse !
La carotte, un allié contre le cancer et les maladies cardiovasculaires

De nombreuses études scientifiques se sont intéressées aux bienfaits-santé de la carotte : ainsi, des travaux conduits en 1995 et en 2000 ont montré que consommer régulièrement des carottes (ou du jus de carottes) aidait à réguler le taux de triglycérides et de cholestérol dans le sang, contribuant ainsi à prévenir de nombreuses maladies cardiovasculaires – hypertension artérielle, AVC, infarctus…

De plus, une étude menée en 1998 a découvert que les femmes qui mangeaient de la carotte au moins 2 fois par semaine avaient un risque diminué de 40 % de développer un cancer du poumon au cours de leur vie. Idem pour le cancer du sein : manger des carottes 2 fois par semaine (au moins) diminuerait le risque d’environ 44 %.

Carotte : comment se cuisine-t-elle ? La carotte se déguste aussi bien salée que sucrée. En version salée, elle se marie à merveille avec les épices – notamment le curry, la coriandre et le cumin. On l’associe à l’agneau (en tajine) ou au bœuf (le fameux « bœuf carottes »!). En version sucrée, on mise sur le célèbre « carrot cake » (une institution aux États-Unis) et on s’essaye à quelques recettes insolites – la confiture de carottes, par exemple.

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Communiqué du Conseil des Ministres…ce mercredi 28 octobre 2020

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Le Président de la République, Son Excellence Monsieur Macky SALL, a présidé le Conseil des Ministres, le mercredi 28 octobre 2020, à 10 heures, au Palais de la République.
Le Chef de l’Etat a, à l’entame de sa communication, adressé ses chaleureuses félicitations et ses meilleurs vœux à la communauté musulmane à l’occasion du Maouloud.
Il a, en outre, exprimé sa solidarité à la communauté catholique en perspective de la célébration de la Toussaint.
Le Chef de l’Etat a, ensuite, informé le Conseil avoir présidé, le 22 octobre, la première Journée nationale de la Décentralisation. Il a félicité le Ministre des Collectivités territoriales, les présidents de conseil départemental et les maires pour leur mobilisation exceptionnelle et la pertinence des recommandations.
Le Président de la République a réaffirmé la place primordiale de la décentralisation et de la déconcentration dans la modernisation de l’Etat et la transformation optimale de l’action publique, autour de principes directeurs suivants : proximité, subsidiarité, modularité, efficacité, progrès, équité sociale et territoriale.
Revenant sur les enseignements et perspectives de cette Journée, qui est désormais une date repère dans le calendrier républicain, le Président de la République a invité le Ministre des Collectivités territoriales, le Ministre des Finances et du Budget, les ministres sectoriels, les élus et acteurs territoriaux, à veiller à la mise en œuvre accélérée et consensuelle des décisions présidentielles issues de cette Rencontre.
Le Chef de l’Etat a, dans cet élan, signalé l’urgence de mettre à la disposition des collectivités territoriales, avant la fin de l’année 2020, les cinq (5) milliards mobilisés au titre du Fonds d’appui au Développement local, institué par le Code minier de 2016.
Le Président de la République a également demandé au Ministre en charge des collectivités territoriales, en relation avec les ministres concernés, de finaliser le statut de l’élu local, de préparer, d’une part, l’organisation d’une table ronde pour le financement du PACASEN rural, estimé à 352 milliards de FCFA sur cinq (5) ans et, d’autre part, l’acquisition et l’installation, dans les communes, de 100.000 nouveaux lampadaires solaires.
Le Chef de l’Etat, pour conclure sur ce chapitre, a exhorté les partenaires de la décentralisation à consolider l’harmonisation des actions de développement territorial et de coopération décentralisée ; à améliorer les systèmes d’information territoriale et à promouvoir la réalisation rapide d’un Cadastre rural numérisé.
Le Président de la République, a exprimé sa compassion et sa solidarité aux familles éplorées par la disparition en mer de jeunes compatriotes. Il a par ailleurs, au sujet de la politique nationale de jeunesse et de promotion de l’emploi des jeunes, rappelé au Gouvernement la haute priorité qu’il consacre à la mise en œuvre, avec une action urgente de la DER, pour venir en appui aux jeunes concernés.
Il a demandé au Ministre, en charge de la Formation professionnelle, et au Délégué général à l’Entreprenariat rapide des femmes et des jeunes, face à la recrudescence de l’émigration clandestine, d’orienter et de renforcer leurs programmes de capacitation et d’accompagnement de la jeunesse.
Le Chef de l’Etat a, à ce titre, demandé au Ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, ainsi qu’au Ministre de la Coopération, d’accélérer la mobilisation des ressources dédiées au programme de construction des 45 centres départementaux de formation professionnelle.
Le Président de la République a aussi exhorté les ministres en charge de la Jeunesse et des finances de faire prendre toutes les dispositions pour engager la construction et la mise en service des Maisons de la Jeunesse et de la citoyenneté prévues dans tous les départements du pays.                                   Il a, par ailleurs, requis l’intensification des interventions en faveur de l’employabilité et du développement de l’entreprenariat des jeunes.
Le Président de la République, abordant la question du soutien de l’Etat aux acteurs privés et à la relance du secteur du Tourisme, a indiqué au Ministre du Tourisme l’urgence d’examiner avec les ministres et services compétents de l’Etat, les possibilités et modalités de prise en charge consensuelle des requêtes contenues dans le mémorandum du secteur privé touristique.
Le Chef de l’Etat a, au titre du climat social, de la gestion et du suivi des affaires intérieures demandé aux ministres de l’Agriculture et au Ministre du Commerce de préparer le lancement officiel, en novembre 2020, de la campagne de commercialisation de la production agricole.
Le Chef de l’Etat a, enfin, invité le Gouvernement à veiller au renforcement permanent du dialogue entre les acteurs de la Communauté portuaire, en vue d’améliorer durablement les performances et la compétitivité du port autonome de Dakar, ainsi que l’environnement des affaires au Sénégal.
Le Président de la République a clos sa communication sur son agenda diplomatique.

Au titre des Communications,
Le Ministre d’Etat, Secrétaire général de la Présidence de la République dans sa communication a fait le point sur le fonctionnement de la Commission de suivi, mise en place par le Chef de l’Etat, pour exploiter les décisions et recommandations de la cour des Comptes, suite au dépôt de leurs rapports 2015, 2016 et 2017.
Le Ministre des Finances et du Budget a fait une communication sur la mobilisation des ressources financières, l’exécution des dépenses du FORCES COVID-19, et l’exécution du budget.
Le Ministre de l’Economie, du Plan et de la coopération a fait une communication sur la nécessité d’actualiser les données structurelles sur lesquelles se fonde l’élaboration des comptes nationaux.
Le Ministre de la Santé et de l’Action sociale a fait une communication sur la gestion de la pandémie de COVID-19.
Le Ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural a fait le point sur le suivi des cultures, et l’exportation des produits horticoles. Il a également rendu compte de l’état de la mise en œuvre des directives du Conseil des Ministres du 23 septembre 2020.
Le Ministre de l’Education nationale a fait le point sur les préparatifs de la rentrée scolaire prévue le 05 novembre pour les enseignants, l’administration et le 12 novembre 2020 pour les élèves.
Le Ministre de l’Emploi, de la Formation professionnelle et de l’Artisanat a fait une communication sur le recensement des artisans devant bénéficier du soutien de l’Etat dans le cadre du Plan de Résilience économique et social (PRES).
Le Ministre, en charge du suivi du Plan Sénégal Emergent a fait le point sur les avancées et la mise en œuvre des projets prioritaires.

Au titre des textes législatifs et réglementaires, le Conseil a examiné et adopté :
– Projet de loi complétant la loi n°81-52 du 10 juillet 1981 portant code des Pensions civiles et militaires de retraites, modifiée ;
– Projet de décret portant création et fixant les règles d’organisation et de fonctionnement du Campus franco-sénégalais (CFS).

Fait à Dakar le 28 octobre 2020
 Le Ministre, Porte-Parole du Gouvernement
 Ndèye Tické Ndiaye DIOP



Via Xibaaru

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