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Grève du Sytjust depuis juin : Deux mois de galère pour le citoyen !

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Thémis n’est toujours pas sorti de sa torpeur. Les Cours et Tribunaux du pays connaissent depuis deux mois, des perturbations liées à la grève du Syndicat unique des travailleurs de la justice (Sytjust), au grand dam des usagers du service public de la justice. En effet, les décrets signés par l’Etat et qui prenaient en charge les revendications de ce corps ont été abrogés par le président de la République, Macky Sall. Depuis lors, aucune démarche n’a été entreprise par les autorités étatiques afin d’entamer de nouvelles négociations. De l’autre côté, les grévistes aussi campent sur leur position. Me Aya Boun Malick Diop et ses camarades refusent de surseoir à leur mouvement d’humeur malgré l’abrogation des décrets par le chef de l’Etat. Joint par téléphone, le Sg du Sytjust affirme que les travailleurs de la justice sont plus que déterminés à faire respecter leur droit. Parce que, dit-il, «nous avons compris que nous avons en face de nous des gens qui voudraient remettre en cause les acquis syndicaux et ça c’est très grave parce que cela pose même le problème de la sécurité juridique dans un pays tel que le Sénégal».
Par ailleurs, Me Aya Boun Malick Diop nous apprend qu’ils n’ont reçu «aucune preuve de cette abrogation». Il dit : «C’est votre quotidien qui nous l’a appris, jusqu’à présent rien ne nous a été notifié, on n’a pas vu un quelconque acte qui montre qu’il y a une abrogation. Donc nous, on considère qu’à la limite c’est du bluff. Le jour où on verra un quelconque acte qui prouve qu’il y a abrogation, nous en tiendrons compte dans notre stratégie et nous verrons qu’est-ce qu’il y a lieu de faire.»
Par rapport à une supposée radiation que préparerait l’Etat contre les grévistes, il estime que «c’est pour intimider des ignares. Nous sommes des hommes de droit. Nous savons qu’une radiation, c’est pour sanctionner une faute lourde, nous ne sommes pas dans une situation de faute. Nous exerçons un droit qui nous est reconnu par la Constitution et par la loi». Il a tenu l’Etat pour responsable relativement aux conséquences de la grève chez les usagers.
Aujourd’hui, le citoyen, qui est au centre de ce bras de fer entre Etat et syndicalistes, est en train de payer des pots qu’il n’a pas cassés. Ils sont aujourd’hui nombreux, les Sénégalais désirant passer un examen ou un concours à ne pas disposer d’extrait de naissance ou de casier judiciaire car la délivrance n’étant pas assuré.
Les avocats ainsi que leurs clients ne peuvent pas disposer aussi de certaines exécutions des décisions de justice. Les vacances judiciaires ne sont pas pour arranger les choses. Et les usagers peuvent prendre leur mal en patience, car la grève risque d’aller plus loin qu’on ne le pense. L’Union nationale des syndicats autonomes du Sénégal (Unsas) menace de mobiliser toutes les forces en soutien au Syndicat des travailleurs de la justice (Sytjust). «A partir du moment où il y a un silence qui est observé, du côté du ministre de la Justice,  nous avons engagé toutes les forces de l’Unsas dans la bataille, elles vont toutes entrer dans la bataille. Nous allons enclencher une action d’envergure pour pouvoir faire aboutir la revendication et la plus courte possible, mais la plus prégnante aussi. Nous allons paralyser tous les secteurs pour que la revendication aboutisse», avait laissé entendre le Secrétaire général de l’Unsas, Mademba Sock, lors d’une conférence de presse.
Pour rappel, les décrets dont le Sytjust réclamait la publication prennent en charge de nouvelles recettes pour alimenter le fonds commun des greffes et ceux portant sur le reclassement des travailleurs de la justice dans leur nouveau corps et hiérarchie. Par ailleurs, ce protocole bien caché évoque la gestion des carrières des travailleurs de la justice dont le traitement allait connaître une substantielle revalorisation, qui aurait entraîné inévitablement des dysfonctionnements salariaux dans la pyramide judiciaire.
Interrogé par Le Quotidien, un haut magistrat révélait que l’Etat s’est rendu compte qu’il lui était impossible d’appliquer certaines clauses de ce protocole d’accords, au risque de récolter une volée de bois vert.

via LeQuotidien

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MBOUR – Installé hier comme nouveau commissaire central : Baïdy Sène reçoit les conseils du Dsp et de son prédécesseur

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Le commissaire de la police centrale de Mbour, Mandjibou Lèye, affecté à la police de Guédiawaye, a procédé hier à la passation de service avec le commissaire Baïdy Sène, son remplaçant précédemment commissaire de Rufisque. Une cérémonie riche en témoignages et présidée par le commissaire Modou Diagne, directeur de la Sécurité publique, qui a prodigué des conseils au commissaire Sène.

L’ancien commissaire de police de Rufisque, Baydi  Sène, a été installé hier dans ses fonctions de commissaire central de Mbour. Il remplace à ce poste le commissaire Mandjibou Lèye, qui a été affecté à Guédiawaye comme commissaire central. Lors de la cérémonie de passation de service tenue hier dans la cour du commissariat central de Mbour en la présence de plusieurs autorités administratives, religieuses et coutumières, le directeur de la Sécurité publique n’a pas tari d’éloges à l’endroit de M. Lèye, un policier aux qualités professionnelles et humaines exemplaires. «C’est un homme qui est connu pour sa probité morale, sa rigueur, ses capacités managériales. C’est un homme valeureux, ce qui lui a valu d’avoir une promotion», a rappelé le Dsp.
Modou Diagne a également rappelé aux policiers leur mission d’assurer la sécurité des personnes et des biens. «C‘est dans ce sillage que le commissariat urbain de Mbour a été érigé en commissariat central et la création du commissariat de la police de Saly pour rapprocher la population de sa police. C’est un homme connu de tous pour sa probité morale, sa rigueur, ses capacités intellectuelles et même managériales et au vu de tous ces résultats engrangés ici depuis 3 ans, il mérite cette promotion comme commissaire de Guédiawaye», a souligné le commissaire Modou Diagne.
A propos du tout nouveau commissaire central de Mbour, Modou Diagne de rappeler que ce dernier suivra les traces de son prédécesseur. «Il est très sérieux et engagé. L’objectif de l’autorité c’est d’assurer au mieux la sécurité des personnes et de leurs biens. Je demande aux commissaires de Mbour et de Saly de travailler en synergie en mutualisant leurs moyens pour relever tous les défis sécuritaires. C’est ça l’objectif de la police», a déclaré le directeur de la Sécurité publique.
A l’endroit du nouveau commissaire central, le commissaire Lèye a invité son remplaçant à maintenir le cap surtout. «Nous avons eu la chance de mettre en place un dispositif  opérationnel que tu pourras améliorer. Même avec ce dispositif en l’état, tu peux améliorer ta mission. Le maire nous a offert dans un endroit très accessible, 1,5 hectare pour un hôtel de police à la dimension de la police dans un endroit très accessible et très stratégique et 1 hectare pour l’érection d’un camp de Gmi et le ministre de l’Intérieur a promis de mettre en valeur ces terrains», s’est félicité le commissaire Lèye.
Il a aussi invité le personnel de la  police à être professionnel et à mettre l’accent sur l’accueil. «Le rond-point de Saly est une zone à surveiller, car il y a une concurrence déloyale envers le regroupement des chauffeurs. Il faut assainir ce milieu. Il faut être très proche du personnel, il faut les manager», a conseillé le commissaire Lèye.
Le nouveau commissaire central de la police centrale de Mbour a pris bonne note et a promis de poursuivre l’immense travail accompli par le commissaire Lèye qui a été son aîné et son maître à l’Ecole nationale de police.
Il a profité également de l’occasion pour inaugurer le nouveau bureau des passeports de la police centrale pour abréger la souffrance des populations du département de Mbour qui étaient obligées de se rendre à Thiès ou à Dakar pour se procurer ce document.



via LeQuotidien

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Kédougou : Colère des orpailleurs de Samécouta contre…

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Les orpailleurs opérant sur le site d’orpaillage de Samécouta dans la commune de Bandafassi ont crié leur ras-le-bol ce vendredi 25 septembre 2020 en bloquant toute circulation sur le corridor Dakar-Bamako.

A la source de cette manifestation de colère des orpailleurs, la saisie de leurs matériels par des éléments de la brigade de gendarmerie de Kédougou. Pourtant ces forces de défense et de sécurité n’exécutaient que les ordres des plus hautes autorités de ce pays sur l’interdiction de la pratique de l’orpaillage sur toute l’étendue du territoire national depuis l’avènement de la pandémie du coronavirus.

orpailleurs

Les manifestants ont bloqué la nationale 7 à hauteur du pont de Samécouta interrompant ainsi pendant de longues heures tout trafic sur cette partie du corridor Dakar-Bamako.

Ils digèrent mal le fait que les éléments de la brigade de gendarmerie de Kédougou aient choisi ce vendredi, jour de repos des orpailleurs pour saisir manu militari tous les matériels laissés sur place.

orpailleurs

Ainsi ont-ils décidé d’interrompre la circulation et de s’indigner sur ce modus operandi des gendarmes. La plupart d’entre eux pensent que les gendarmes devraient leur adresser un ultimatum avant d’effectuer par surprise une descente musclée sur le site et saisir tout le matériel trouvé sur place.

Après plusieurs négociations, les manifestants ont fini par laisser la voie en exigeant la restitution du matériel saisi.

Pour rappel, le 10 septembre dernier au cours de son voyage à Kédougou, Mme Aïssatou Sophie Galadima, le ministre des Mines et de la Géologie avait précisé qu’il leur a fallu à titre conservatoire pour mieux protéger les orpailleurs et leurs familles prendre la mort dans l’âme la douloureuse décision de faire suspendre les activités d’orpaillage. Avant toute reprise des activités d’orpaillage, de larges concertations seront ouvertes pour redéfinir les conditions de travail, réorganiser le secteur.

Adama Diaby à Kédougou pour xibaaru.sn



Via Xibaaru

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Nécrologie : Alioune Mbaye Nder endeuillé…

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Bonjour DAkar

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