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COVID-19 / Sur le point d’être utilisé au Sénégal, le vaccin de Sinopharm fait-il l’affaire ?

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Le ministre de la Santé a décliné hier en Conseil des ministres la
stratégie nationale de vaccination contre le Coronavirus. Le plan se
déroulera en deux phases et vise dans un première étape à assurer la
vaccination d’au moins 90% des cibles prioritaires constitués du
personnel de santé, des sujets âgés d’au moins 60 ans, des sujets
présentant des comorbidités mais aussi des personnes de par leur
fonction ou mode de vie sont plus exposées que le reste de la population
générale. Cette première étape va démarrer avant fin mars et doit
atteindre la totalité de la cible visée dans une période de deux mois.
La deuxième phase s’inscrit dans le même objectif et vise 90% de la
population globale dans un délai qui ne doit pas dépasser le premier
trimestre de 2022.

Les doses attendues ou espérées seront
fournies à la faveur de l’Initiative Covax qui réunit au moins 190 pays à
revenu élevé et faible, mais aussi à travers d’accords bilatéraux avec
des pays comme la Chine.

Si pour l’Initiative Covax dans
laquelle le Sénégal s’est engagé et dont les premières retombées sont
attendues dans le premier trimestre de l’année 2021, les pourparlers
avec la Chine pourraient connaître des conclusions beaucoup plus
prometteuses. Le tweet supprimé du ministre de la Santé donne une idée
sur l’état actuel des négociations. Sur les réseaux sociaux, il a
affirmé dans un premier temps que le Sénégal a bénéficié d’un don de 200
000 doses du vaccin de Sinopharm, le ministre a effacé son post et à
plus tard parlé de « pourparlers ». Cette « fuite » laisse penser que le
Sénégal a déjà la promesse d’avoir au moins ces doses du vaccin chinois
dans les meilleurs délais.

Développé selon la méthode
classique consistant à faire appel à un virus tué pour déclencher une
réponse immunitaire, le vaccin chinois sous ses deux déclinaisons (BBIP
et WIBP), est déjà largement utilisé en Chine où pas moins de 4,5
millions de doses sont déjà administrées. D’ici l’année prochaine, il
est prévu la production d’un milliard de doses.

Le
laboratoire chinois Sinopharm a annoncé début décembre que son vaccin
est efficace à 79%. Ce chiffre est inférieur à ceux des vaccins des
laboratoires Pfizer/BioNTech (95%) et Moderna (94,1%) alors que le
britannique AstraZeneca revendique un taux d’efficacité de 100% avec
deux doses. Il n’empêche, beaucoup de pays ont déjà fait confiance au
vaccin chinois.

L’Égypte a autorisé l’utilisation du vaccin
de Sinopharm contre la Covid-19, selon son ministre de la Santé, Hala
Zayed. Après un premier lot de 50 000 doses, Le Caire doit recevoir un
deuxième lot de 40 millions de doses dans la troisième semaine de
janvier. Les Seychelles ont débuté leur campagne de vaccination avec 50
000 doses offertes par les Émirats Arabes Unis.

Au Maroc,
la version Wuhan (WIBP) du vaccin chinois a fait l’objet d’essais
cliniques qui ont vu la participation de 600 volontaires marocains
tandis que la version Pékin a été utilisée aux Émirats Arabes Unis, au
Bahreïn ainsi qu’en Jordanie où il a été administré aux plus hautes
autorités.

Pour autant, son administration aux cibles
prioritaires au Sénégal ne devrait pas se faire de façon aveugle.
Au-delà des essais cliniques, le Maroc a privilégié le transfert de
technologies pour, dans un avenir proche, développer des doses
vaccinales. Le Sénégal devrait s’inspirer de ce modèle pour ne pas se
retrouver au milieu d’une lutte entre puissances internationales qui
s’est déplacée sur le terrain sanitaire avec l’avènement de la maladie à
coronavirus.

Mais les conditions de conservation donnent
un avantage considérable au vaccin chinois en Afrique. Selon les données
fournies par le laboratoire, il peut être stocké à des températures
allant de 2 à 8 degrés là où les candidats européens ou américains
nécessitent moins 60 ou moins 80 degrés. De même, fait noter telquel.ma,
« l’avantage clé du type de vaccin qu’emploie Sinopharm est de disposer
d’effets secondaires beaucoup plus faibles ».

Dans le
cadre de l’Initiative Covax, des accords ont été signés avec le
laboratoire britannique AstraZeneca, Nanovax, Jonhson and Jonhson pour
des centaines de millions de doses d’ici fin mars. Distinctivement de
cette facilité dirigée par l’alliance Gavi et l’Organisation mondiale de
la santé, l’Union africaine a obtenu 270 millions de doses fournies par
les laboratoires PfizerBioNTech, AstraZeneca et Johnson & Johnson,
dont au moins 50 millions seront disponibles entre avril et juin. 



Bonjour DAkar

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