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Cancer du sein : les Français sous-estiment le taux de guérison

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A l’occasion d’Octobre rose, mois dédié au dépistage du cancer du sein, l’Institut Curie dresse un état des lieux des connaissances des Français et rappelle aux femmes qu’il est indisensable de se faire dépister malgré l’épidémie de Covid-19.

Le cancer du sein demeure la première cause de mortalité par cancer chez les femmes en France, avec 12 000 décès par an. Et pourtant, la maladie se guérit de mieux en mieux. Pour comprendre quel rapport les Français entretiennent avec le cancer du sein, l’Institut Curie a réalisé avec ViaVoice un sondage auprès d’un échantillon d’un peu plus de 1 000 personnes. En ressort une certaine méconnaissance, tant sur les facteurs de risque que sur la prise en charge ou les avancées scientifiques.
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Le cancer du sein est-il correctement détecté ? Bien soigné en France de nos jours ? Les Français sont positifs sur ces questions. Neuf personnes sur dix estiment que le cancer du sein se détecte de mieux en mieux et huit sur dix pensent qu’il se guérit de mieux en mieux. Quant à la qualité de vie avec la maladie, 63% pensent que l’on vit mieux qu’avant avec un cancer du sein. Cela dit, ils manquent encore d’informations… Sur la question du taux de guérison, par exemple, qu’ils sous-estiment largement. Selon le sondage, il est de 63%, alors que dans la réalité, il est de 87% à 5 ans, et de 76% 10 ans après la maladie.
Les ingrédients de guérison du cancer du sein restent imprécis pour les Français

Si le taux de guérison est sous-estimé, c’est en partie parce que les leviers de cette guérison sont mal connus de tous… Bien sûr, le type de cancer et le stade auquel il est pris sont déterminants (ça, les Français l’avaient deviné). Mais le moral est aussi très important, et relativement peu cité par les sondés (29%) : « Nous savons que les personnes en détresse psychologique ont plus de mal à adhérer au traitement, à communiquer avec les soignants et ont plus souvent une mauvaise hygiène de vie », rappelle le docteur Sylvie Dolbeault, psychiatre, chef du service de psycho-oncologie de l’Institut Curie.

Lorsqu’on demande aux Français ce qui est le plus important pour en guérir, ils ne sont que 22% à citer les traitements innovants. Or, ces derniers sont essentiels pour augmenter les taux de guérison. Deux autres critères sont à mentionner : l’état de santé antérieur, qui définit en partie la capacité de survie au cancer, et l’hygiène de vie, mais ils arrivent en fin de liste des éléments cités. Or, activité physique régulière et alimentation équilibrée permettraient de faire baisser les risques de rechutes de 50% rappelle l’Institut Curie.
Un manque d’information sur le dépistage, des chiffres qui s’en ressentent

Les Français déplorent un niveau d’information insuffisant en matière de dépistage. Il ne serait bien identifié et compris que par 26% d’entre eux… Seules 31% des femmes interrogées se trouvent très bien informées sur le dépistage. D’ailleurs, sur la tranche d’âge 50-74 ans, le dépistage organisé n’est encore suivi que par 50% des femmes. Alors même qu’il offre à ces Françaises un examen clinique des seins et une mammographie avec double lecture.
Dans le cancer du sein, l’impact sur la vie quotidienne inquiète beaucoup

Autre enjeu de ce baromètre 2020 de l’Institut Curie : identifier les inquiétudes des Français en matière de cancer du sein. Il en ressort que la maladie en elle-même n’est pas la seule source de préoccupation. Ainsi, 31% des Français se soucient de la question du regard de l’autre, ont peur d’être isolé, ou de voir leur organisation familiale mise à mal. Les effets indésirables et les changements sur le corps dus au cancer du sein sont cités en seconde position des angoisses des Françaises. Enfin, c’est la perte de moral et du sentiment de féminité qui préoccupent à l’idée d’avoir un jour un cancer du sein.

Cela dit, 73% des sondés estiment que l’accompagnement des patientes s’est amélioré ces 5 dernières années. Et à ce sujet, ils ont plutôt raison, selon l’Institut Curie qui propose un accompagnement bien au-delà du médical. Avec pour but de ne pas considérer la personne uniquement comme un « organe malade », l’Institut a mis en place un parcours pluridisciplinaire composé d’un soutien psy, d’un accompagnement social, de soins socio-esthétiques, d’hypnose, de relaxation, de sophrologie, de yoga ou encore d’acupuncture.
Et du côté des avancées médicales ?

Les Français sont confiants : ils sont entre 77% et 80% à estimer que les progrès réalisés sont importants. A raison ! Mais une part non négligeable des cancers du sein reste difficile à maîtriser. Fatima Mechta-Grigoriou, biologiste, directrice de recherche Inserm et chef de l’équipe Stress et cancer à l’Institut Curie l’explique : « les efforts de la recherche se portent sur les questions relatives aux métastases, au rôle du système immunitaire et de l’environnement tumoral et à la compréhension des mécanismes en jeu dans les tumeurs agressives, à l’image des cancers triples négatifs qui représentent 15 % des cancers du sein et touchent des femmes plutôt jeunes ». De nombreux essais cliniques sont en cours pour continuer à avancer sur la maîtrise des différents types de cancers du sein, y compris à l’Institut Curie.
Quelques rappels de chiffres sur le cancer du sein en France :

Chaque année 59 000 femmes en sont diagnostiquées
L'âge médian des femmes diagnostiquées en 2019 est de 63 ans
80% des cancers du sein sont détectés chez des femmes de plus de 50 ans
Le taux de survie est de 87% à 5 ans, 76% 10 ans plus tard
Le cancer du sein est multifactoriel : antécédents familiaux (génétiques : BRCA1 et 2), mode de vie (tabagisme, alcool, surpoids, diabète de type 2, perturbateurs endocriniens, produits chimiques, radiations ionisantes, travail de nuit...) et statut hormonal (puberté précoce, ménopause tardive, accouchement à un âge avancé, traitement hormonal).
Le cancer du sein peut se développer à divers endroits : dans les lobules (qui produisent le lait) ou dans les canaux qui l'y amènent.
Le cancer du sein peut ne provoquer aucun symptôme : il faut rester vigilant à une grosseur dans le sein, un changement anormal (gonflement, écoulement, modification de la peau).

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Les graves accusations de Serigne Moustapha Sy contre le Khalife des Tidianes…

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La déclaration envers Serigne Babacar Sy Mansour, actuel Khalife des Tidianes a surpris plus d’un. Hier, aux champs des courses où il a organisé son Gamou, le guide moral des « Moustarchidines wal moustarchidati », Serigne Moustapha Sy, a fait de graves révélations contre le Khalife des Tidianes.
Le marabout a aussi déclaré que Serigne Mbaye Sy Mansour est allé à Palmarin où il a rencontré un féticheur à qui il a remis beaucoup d’argent pour lui demander de faire disparaitre tous les enfants de Serigne Babacar Sy. Peu de temps après, Pape Malick Sy a tiré sa révérence. Ecoutez….

 



Via Xibaaru

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Sénégal-Bilan-Covid-19 : zéro décès annoncé ce vendredi

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Le ministère de la santé et de l’action sociale a fait le bilan de la pandémie à la covid-19, de ce vendredi 30 octobre 2020 au Sénégal

« Sur 805 tests effectués, 12 sont revenus positifs à la covid-19. Il s’agit de 4 cas contacts, aucun cas importé n’a été enregistré à l’aéroport international Blaise Diagne (AIBD) de Diass et 08 cas issus de la transmission communautaire, soit un taux de positivité de 1,49 %. » a déclaré le Dr El Hadji Mamadou Ndiaye, directeur de la prévention au ministère de la santé.

Le directeur de la prévention au ministère de la santé de renseigner que 72 patients ont été testés négatifs donc guéris. Il a par ailleurs annoncé 6 cas graves dans les services de réanimation. Aucun décès n’a été enregistré hier jeudi 29 octobre 2020.

A ce jour, le Sénégal compte 15605 cas déclarés positifs dont 14732 guéris, 323 décédés et 549 patients sous traitement.

covid



Via Xibaaru

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Caricatures du Prophète : Le Khalife Serigne Babacar Sy Mansour exige des excuses à Macron

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Les propos du Président Emmanuel Macron continue d’outrer le monde musulman. Hier, le Khalife général des Tidianes a demandé au Président Français de présenter des excuses.

« C’est aussi notre manière de le défendre de toutes nos forces et de résister aux attaques organisées contre nos convictions et sentiments, à travers une incrimination offensante de notre Prophète, paix et salut sur lui, au nom de la liberté d’expression et de la politique du je-m’en-foutisme», a dit Serigne Babacar Sy Mansour. Avant d’ajoute : «Fidèle à l’esprit de ce message fait 4 d’humanisme mais aussi de sacralité de la vie humaine, nous condamnons les actes ignobles qui sont d’un autre âge, perpétrés, à son nom et au nom de notre religion, par des simples d’esprit, au solde de forces obscures. Nous restons convaincus, que l’horreur de la provocation née des caricatures et des déclarations irresponsables de dirigeants politiques ne sauraient justifier les actes perpétrés ces derniers jours.»



Via Xibaaru

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