Course pour la succession du président Macky Sall en 2024 : Mimi Touré serait “le dauphin” de l’APR

    “Jeune Afrique’’ a déjà dévoilé une liste de quatre personnalités de premier plan du régime du président Macky Sall qui rongeraient déjà leurs freins et seraient dans les starting-blocks pour la course à l’élection présidentielle de 2024

    L’alerte a été lancée par Aliou Sall qui, au fort moment de la tension vive née autour des contrats sur le pétrole et le gaz au Sénégal dont le nom est cité, a accusé des personnes tapies au palais de la République qui financent une partie de l’opposition pour mener une campagne contre lui.

    Pour Aliou Sall, toute cette campagne de “déstabilisation’’ contre sa seule personne entre en droite ligne de la guerre lancée pour la succession du président Macky Sall en 2024. 2024 si loin et si proche. La course pour la succession du président Macky Sall en 2024 est bien lancée. Témoin, toute cette agitation sur la scène politique nationale.

    Au sein des états-majors politiques, on commence déjà à affûter les armes. L’heure est au calcul. “Jeune Afrique’’ a déjà dévoilé une liste de quatre personnalités de premier plan du régime du président Macky Sall qui rongeraient déjà leurs freins et seraient dans les starting-blocks pour la course à l’élection présidentielle de 2024. Il s’agirait de l’actuelle présidente du Conseil économique, social et environnemental (Cese), Mme Aminata Touré, de l’ancien Premier ministre, actuel ministre d’Etat, secrétaire général de la présidence de la République, M. Mahammed Boun Abdallah Dionne, du ministre des Affaires étrangères, M. Amadou Bâ, et de celui des Finances et du Budget, M. Abdoulaye Daouda Diallo. Il est clair que si les ambitions prêtées aux uns et aux autres s’avèrent réels, entre les quatre prétendants désignés, la guéguerre risque d’être âpre et l’on ne manquera pas de se jeter des peaux de banane à travers la route.

    Si Aliou Sall, comme il le prétend, est victime de cette guerre de positionnement, alors qu’il ne manifeste pas, pour le moment, l’ambition de succéder à son frère de président de la République, l’on peut imaginer aisément ce qu’endurent d’autres qui seraient soupçonnés de lorgner le fauteuil présidentiel ou qui auraient la carrure pour se lancer dans la course et qui n’ont pas dit leur dernier mot. Ainsi, la campagne menée contre le ministre des Energies et du Pétrole, M. Mahamadou Makhtar Cissé, entrerait-elle dans ce cadre ?

    Au point où se déroulent les choses, il ne serait pas surprenant d’assister à des alliances aussi spectaculaires qu’inattendues. Il aura fallu que le président de la République, Macky Sall, qui a sa préférence même cachée pour le moment pour des questions stratégiques, mais, au fur et à mesure que se déroulent les choses, commence à ôter de leurs maroquins tous ceux qui le gênent et ayant des ambitions présidentielles, pour voir certains parmi eux nouer des alliances avec des membres de l’opposition. C’est pourquoi d’ailleurs, l’accusation d’Aliou Sall contre des personnes à la présidence de la République tapies à l’ombre, ne peut être si farfelue que cela. Du côté de l’opposition, le temps des manœuvres, pour ne pas être en reste, démarre. Abdoulaye Wade out dans la course pour l’élection présidentielle de 2024, certaines de ses têtes de file se bousculent déjà au portillon, pour voir quel leader va enfiler le manteau de chef de l’opposition.

    Dans le camp des partisans de Khalifa Ababacar Sall dont la libération par grâce présidentielle est annoncée imminente, certaines manœuvres se mènent pour le voir réintégrer les rangs du Parti socialiste (Ps), afin de pouvoir succéder à Ousmane Tanor Dieng, pour ensuite se lancer dans la course pour le fauteuil présidentiel. Une tâche qui s’annonce ardue, car il faudra, au préalable, se défaire de l’actuelle équipe dirigeante du Ps, décidée à ne pas lâcher si facilement la barque. Dans ce contexte politique, il faudra compter avec la ténacité de Me Abdoulaye Wade plus que jamais déterminé à lancer dans la course à l’élection présidentielle son fils Karim Wade. Les récentes manœuvres ayant abouti à la restructuration du Parti démocratique sénégalais (Pds) avec la mise à l’écart de tous ceux qui pourraient fragiliser son projet, constituent une étape dans cette entreprise de mettre sur scène Karim Wade. Ce n’est pas pour rien, d’ailleurs, que Me Abdoulaye Wade s’est lancé dans une campagne tous azimuts de consultations avec certains responsables de l’opposition.

    Des consultations qui devraient aboutir à la constitution d’un nouveau front de l’opposition qui va être composé, dans sa majorité, de partis qui refusent le dialogue national initié par le président Macky Sall. Il s’agira aussi, dans cette nouvelle recomposition politique, de pouvoir isoler certains ténors de l’opposition, à l’instar du président du Rewmi, Idrissa Seck, qui pourraient être un obstacle, dans le placement sur orbite de Karim Wade dans la course à l’élection présidentielle de 2024. Reste ce qu’il sera de Khalifa Sall dans ce nouveau projet de Me Abdoulaye Wade…

    DakarXibar avec Sanslimite

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